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Souss: Les zones industrielles à la dérive

Par L'Economiste | Edition N°:4721 Le 03/03/2016 | Partager
Spéculation, connexion électrique, assainissement, maintenance, sécurité... les maux
Il s'agit de 3.074 lots étalés sur 1.083 ha et qui ont coûté la bagatelle de 1,12 milliard de DH
Le wali d'Agadir appelle à l'adaptation des cahiers des charges face aux spécificités territoriales

Aujourd’hui, les 10 zones industrielles confondues comptabilisent 3.074 lots étalés sur 1.083 ha pour un coût global d’investissement de 1,12 milliard de DH. Pourtant, une valorisation de ces sites aurait permis un vrai bond économique à la région

A l'origine, la vocation des zones industrielles (ZI) est de créer la richesse et de générer des emplois. Or, ce n’est pas tout à fait le cas dans le Souss. En fait, la région comprend une dizaine de ZI dont deux parcs industriels intégrés (P2I). A savoir, le parc Haliopolis et le Parc Agropole qui est en cours de viabilisation. Or, ces ZI sont entravées par la spéculation foncière. Et cela fait 40 ans que cela dure pour certains lots (Cf. L’Economiste du 21/5/2015). «Ces zones industrielles ont été déviées de leur mission principale à cause de certains comportements irresponsables», a déclaré Zineb El Adaoui, wali de la Région Souss Massa et gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, lors d’une réunion tenue la semaine dernière à Agadir. En effet, la valorisation est absente quoique la commercialisation  ait été réalisée à 100% pour certaines zones. Cas de la ZI de Tassila créée depuis 1974 avec un investissement de 285 millions de DH. Elle s’étend sur une superficie brute de 240 ha avec seulement 52% des lots actifs.

 La ZI d’Aït Melloul est, quant à elle, l’une des plus grandes au Maroc avec une superficie de 354 ha. Réalisée en 1988, elle a nécessité un budget de 248 millions de DH et génère 25.000 emplois. Pourtant seuls 50% des lots sont actifs. Ces deux zones se heurtent à la difficulté de valorisation, due à la non-réactivité des attributaires. Mais aussi, à la faible capacité installée en électricité et qui provoque des chutes de tension. L’absence de maintenance des infrastructures est aussi à signaler. Il faut dire que les investisseurs ont leur mot à dire quant au faible taux de valorisation, dû essentiellement au non-apurement de l’assiette foncière, cas de la ZI de Sidi Bibi 1. Les problèmes rencontrés dans la ZI de Sidi Bibi 2 sont d’un autre ordre. Le taux d’avancement des travaux de viabilisation est faible à cause notamment de l’existence d’exploitations agricoles sur près de 40 ha.

De plus, se pose le problème du raccordement de l’assainissement, et l’emplacement de la STEP qui n’est pas défini. Les études faites par l’ONEE étant encore en cours. Pour ne citer que ces exemples. Aujourd’hui, les 10 zones industrielles confondues comptabilisent 3.074 lots étalés sur 1.083 ha pour un coût global d’investissement de 1,12 milliard de DH. Pourtant, une valorisation de ces sites aurait permis un véritable bond économique dans la région. Le problème, avec les lots non valorisés, c’est qu’ils représentent des points noirs étant donné le manque de sécurité.

De plus, au fil du temps, ils se transforment tout simplement en décharges à ciel ouvert, ce qui porte préjudice à l’activité des vrais industriels déjà installés sur place. Et cela, nonobstant les enveloppes budgétaires injectées dans ces projets et qui sont non amorties. «Il est temps aujourd’hui de tout mettre en œuvre pour redresser la situation, à commencer par les cahiers des charges qui doivent être revus et adaptés aux spécificités territoriales», insiste Zineb El Adaoui. Elle a aussi appelé à faire du Benchmarking pour prendre exemple sur des expériences qui ont réussi ailleurs, aussi bien au niveau national qu’international.

L’objectif étant de viabiliser ces zones pour attirer les industriels et les encourager à investir dans la région, en neutralisant le premier obstacle auquel ils se heurtent. A savoir la rareté du foncier.

Des parcs industriels locatifs

Pour sortir les ZI de leur léthargie et optimiser l’existant, l’idée proposée est d’opter pour des parcs industriels locatifs. En proposant des petites surfaces, lots ou bâtiments construits, uniquement en location et à des prix compétitifs, avec mise en place d’une société de gestion du parc. L’exemple du Parc industriel Bouskoura de la CFCIM a été cité en exemple. Etalé sur 28 ha de superficie clôturée, sécurisée et équipée en haut standing sur des lots allant de 500 à 7.000 m2. Avec 104 lots locatifs au total, il est devenu une référence en matière de gestion de parcs industriels au Maroc.

De notre correspondante,
Fatiha NAKHLI

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