×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Régions

Tourisme: Essaouira démarre son printemps

Par L'Economiste | Edition N°:4721 Le 03/03/2016 | Partager
Un avant-goût des festivals des alizés, de gnaouas et de Regraga
Et concocte des packages pour les nationaux

En 2015, le trafic à l’aéroport d’Essaouira a repris sa croissance grâce à l’augmentation des fréquences hebdomadaires de Transavia à destination de Paris et l’arrivée d’EasyJet qui a lancé une nouvelle route reliant la ville des Alizés à Londres

Il est de ces villes dont le charme est permanent et se renouvelle à chaque visite. Essaouira en fait partie. La simple évocation de son nom transporte son visiteur dans un univers enchanteur et féérique. Ville touristique par excellence, très accueillante et surtout sécurisée, elle propose des produits culturels et de la balnéothérapie, réunissant ainsi les atouts de Marrakech et d’Agadir.
L’offre culturelle et les projets structurants en cours de réalisation ont redonné confiance aux professionnels de la ville qui voient l’avenir avec plus de visibilité. Et c’est aussi pour ces raisons qu’ils prévoient pour leur ville un futur florissant. «Bientôt, ce n’est plus Essaouira qui profitera de sa proximité avec Marrakech et Agadir, mais plutôt le contraire», commente Redwane Khanne, président du comité provincial du tourisme d’Essaouira. Aujourd’hui, et bien que les actions pour soutenir cette destination sont peu nombreuses, la destination réussit à se maintenir sur les radars. Essaouira ne se raconte pas, elle se vit. Et c’est justement pour vivre cette expérience que le CPT de la ville s’apprête à rééditer sa deuxième édition des printemps d’Essaouira. Fort du succès de l’an dernier, le comité entend mettre les bouchées doubles pour une série d’événements culturels et gastronomiques. Un printemps avant l’heure, mais qui évoque une tendance festivalière dans un cadre de vie qui s’y prête. Au programme, des courses féminines, des dégustations de sardine et des concours de peinture. Une exposition artistique est programmée à la place My El Hassan, où des talents en herbe, des visiteurs de la ville immortalisent des scènes de vie au quotidien de la ville des Alizés. D’autres opérations ludiques figurent également au programme comme l’opération plage propre, des soirées sur la plage, ainsi qu’une fantasia qui devrait donner un avant-goût du moussem des Ragraga qui démarre bientôt pour 44 jours. Cette animation est inscrite désormais au cœur des actions du CPT qui mise sur le tourisme national. «Essaouira a très bonne réputation auprès des touristes européens, mais pas suffisamment auprès des nationaux qui représentent à peine 15% des flux». Pour cela, les professionnels de la ville ont concocté des campagnes de communication et de promotion dont la première action est ce printemps d’Essaouira. Il faudra aussi adapter les offres d’hébergement aux besoins des nationaux, renforcer l’animation et mettre en exergue les potentialités de la ville, ses différentes offres (pêche, golf, kitesurf). Des négociations sont en cours avec de grandes agences de voyages pour la confection de packages pour les nationaux afin de barrer la route à l’informel, pieuvre aux multiples tentacules à Essaouira. Les réseaux sont partout et touchent tous les secteurs. Plus inquiétant encore, alors que la lutte contre l’informel a commencé dans certaines villes, le phénomène inverse semble se produire dans la cité des Alizés. L’anarchie et l’informel existent aussi du côté des restaurateurs avec des gargotes qui ouvrent chaque mois dans la ville. Les grilleurs de poisson sont aussi pointés du doigt d’autant plus qu’ils proposent toutes sortes de produits de luxe, tel du loup ou de la langouste, vendus plus chers que dans les restaurants. «La concurrence loyale est saine est positive, mais la concurrence déloyale du secteur informel est décriée par tous les opérateurs. Beaucoup plus de rigueur pourrait nous aider à passer de l’ère du souk à celle du commerce organisé», résume Khaled Benghadda de l’association des restaurateurs.
Côté tourisme non résidentiel, la destination s’en sort mieux que d’autres et s’impose comme destination haut de gamme. Frappée à l’instar des autres villes du Maroc par la baisse des flux français, Essaouira a réussi à remonter la pente grâce aux marchés anglais et allemand et ce, malgré un déficit au niveau aérien. Destination d’été, mais aussi d’hiver et de printemps, la ville offre un balnéaire avec 150 kilomètres de côte. Elle bénéficie en plus d’une aura médiatique grâce à ses rencontres culturelles et est de plus en plus prisée par les étrangers qui viennent y passer une retraite dorée. Aujourd’hui, les opérateurs locaux souhaitent s’attaquer également au segment du Mice, la ville étant très demandée sur ce créneau, souligne Chakib Abbad Andaloussi, directeur général de l’hôtel des Iles. Cet établissement mythique est en train de construire une salle de conférences de 500 m2 pour une capacité de 500 personnes qui sera certainement suivie par d’autres.

 Trop de barrages

L’accès à la ville reste un des points noirs qui empêche la ville de prendre son envol. D’abord, l’aérien. En dehors de Londres et de Paris, pas d’autre liaison internationale avec Essaouira et son aéroport n’est pas connecté avec les autres aéroports du Royaume. Et puis, du côté routier, et bien qu’il existe une double voix entre Chichaoua et Essaouira, la route est de plus en plus boudée en raison des 13 barrages installés sur ce tronçon de 90 km avec gendarmes aux abois et à l’affût de la moindre infraction. Rares sont les visiteurs qui ne sont pas verbalisés. Les professionnels en sont conscients et n’ont eu de cesse de réclamer plus de souplesse, mais en vain.

De notre correspondante,
 Badra BERRISSOULE
 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc