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Analyse

Sahara, le développement en marche
Une mise à niveau à coup de milliards

Par L'Economiste | Edition N°:4721 Le 03/03/2016 | Partager
77 milliards de DH injectés
Les phosphates au service du développement local
Un nouveau port pour assurer l’ouverture sur l’Atlantique

Lors du 40e anniversaire de la Marche verte, le Souvrain a donné le coup d'envoi d'un vaste programme d'infrastructures (Ph. MAP)

La nouvelle dynamique de développement qui marque les provinces du Sud permettra la création de dizaines de milliers d’emplois. Elle favorisera également la valorisation locale des richesses pour faire du Sahara un véritable pôle de développement. Certains projets comme celui de la voie express vont fluidifier les échanges avec le reste du pays et garantir la complémentarité avec les autres régions, qui constitue l’essence de la régionalisation avancée.
En tout, l’Etat injectera près de 77 milliards de DH dans les 3 régions du Sahara. Au total, 200 projets seront lancés. Il s’agit d’abord de mettre en marche les moteurs de croissance, en initiant une véritable dynamique d’industrialisation de ces trois régions.

■ Valorisation des petits pélagiques à Dakhla
Concrètement, ce plan de développement prévoit le lancement de 6 projets pour un montant de 1,2 milliard de DH. Ils permettront la création de 4.300 postes d’emploi. S’y ajoutent 2,8 milliards de DH d’investissements dans le secteur aquacole dans la même région, avec à la clé 3.500 emplois directs. Les activités de valorisation seront localisées dans une zone industrielle à mettre en place à Dakhla. 10 unités de transformation sont au programme.

■ Agriculture
Plusieurs  projets prévus offriront à ces régions un avantage compétitif important, notamment grâce à une avance de 2 à 3 semaines sur le calendrier de production par rapport au Souss. Cela passera notamment par la valorisation de 5.000 hectares en cultures maraîchères sous serre à Dakhla et 1.000 hectares à Boujdour.

■ Exploitation des richesses naturelles locales
Elle concerne également la valorisation in situ du phosphate de Phosboucraâ. «Les projets d’investissement intègrent toute la chaîne de production depuis le site minier jusqu’à l’exportation du produit, grâce à un investissement de 16,8 milliards de DH», avait souligné le patron de l’OCP, Mustapha Terrab. D’un côté, le volet industriel consistera à mettre en place des unités de production des engrais et de produits chimiques. S’y ajoute un projet complémentaire, qui concerne la création d’une Technopole, pour abriter une branche de l’Université Mohammed VI Polytechnique, avec des spécialités en phase avec le nouveau modèle de développement régional, comme les énergies renouvelables.
 

■ Valorisation des atouts naturels
Elle porte aussi sur la mise en place d’une offre touristique intégrée, qui s’articule autour du balnéaire, du désert, de la culture et des produits de niche. 84 projets sont au menu, avec un budget de 2 milliards de DH, ainsi que la création de 800 emplois directs.

■ Infrastructures
Les villes des provinces du Sud seront dotées de stations de dessalement de l’eau de mer, notamment pour l’approvisionnement en eau potable. Ces stations permettront aussi de répondre aux besoins des activités industrielles à Laâyoune et de l’irrigation des projets d’agriculture à Dakhla. SM le Roi avait procédé à l’inauguration de la barge de désalinisation d’eau de mer «Oued Massa», au port de Dakhla. Cette barge permettra la production d’eau potable pour les zones confrontées à la pénurie d’eau et dépourvues d’infrastructures portuaires. D’une capacité de 1.500 mètres cubes par jour, elle permettra l’alimentation en eau potable de 75.000 personnes, à raison de 20 litres par habitant. S’y ajoute l’installation de quatre projets d’énergies renouvelables. Ainsi, des stations éoliennes d’une puissance de 500 MW sont programmées à Boujdour, Tiskrad et Akhefennir. Des centrales solaires photovoltaïques sont au programme à Laâyoune (80 MW) et Boujdour (20 MW).
 
■ Développement de la connectivité avec le reste du Royaume
Une voie express atlantique, reliant Tiznit et Laâyoune (555 km) sera réalisée. Montant de l’investissement: 6,2 milliards de DH. Cette voie express sera complétée par l’élargissement de la route nationale N° 1, entre Laâyoune et Dakhla avec un budget de 2,3 milliards de DH.

■ Export vers l'Afrique
La démarche est de transformer les provinces du Sud en plateforme d’exportation vers l’Afrique, cela à travers la réalisation du port Dakhla-Atlantique. Cette infrastructure portuaire permettra notamment le développement d’activités de transformation de produits et leur exportation vers l’Afrique. 6 milliards de DH seront mobilisés pour sa construction, complétant ainsi l’offre portuaire marocaine avec TangerMed.

■ Transferts de l’Etat
Sur la période 2016-2027, ils s’élèveront à 19,2 milliards de DH, au moment où les contributions des régions, sur la même période, devront atteindre 5 milliards de DH. Le renforcement de la gouvernance de cette manne financière passera par l’opérationalisation d’un fonds interrégional pour l’impulsion économique. L’idée est d’assurer une traçabilité des flux financiers destinés aux provinces du Sud.
M. C.

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