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Politique

Clandestins
Une jurisprudence pour le rapatriement

Par L'Economiste | Edition N°:4720 Le 02/03/2016 | Partager
Un accord de sécurité globale entre le Maroc et l’Allemagne
La procédure d’identification s’étalera sur 45 jours
Elle se basera sur les données marocaines d’empreintes digitales

Les responsables marocains et allemands devront procéder, durant 45 jours, à l’identification des migrants séjournant de façon illégale en Allemagne. L’objectif est de s’assurer qu’ils sont Marocains. Plusieurs clandestins se réclament souvent d’une nationalité qui n’est pas la leur (Ph. AFP)

Quelques semaines après l’entretien téléphonique entre le Roi et la Chancelière allemande Angela Merkel, la machine de rapatriement des migrants clandestins marocains a été mise en marche. La visite du ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, s’inscrit dans cette logique.

Le Souverain et la Chancelière allemande avaient convenu de renforcer la coordination entre les responsables des deux pays pour l’examen des dossiers concernés. Le Maroc, qui a toujours refusé d’être le dépotoir des clandestins refoulés par l’Europe, exige l’identification des clandestins comme étant Marocains. Surtout que beaucoup de personnes en situation illégale en Europe se présentent comme étant originaires d’un pays qui n’est pas toujours le leur. La rencontre entre Mohamed Hassad et Thomas de Maizière, tenue lundi dernier, a «porté sur la coopération en matière d’immigration et des modalités et procédures de rapatriement de quelques personnes malintentionnées, s’étant rendues illégalement en Allemagne, dans le sillage des flux des réfugiés».

Hassad a précisé que pour l’instant, les cas identifiés ne sont pas nombreux, et se limitent à quelques dizaines. Les deux ministres se sont mis d’accord sur le mode opératoire. La partie allemande semble être pressée par le temps, surtout face aux difficultés créées par le dossier des réfugiés avec d’autres pays européens. Thomas de Maizière n’y va pas par quatre chemins: «nous avons convenu de rapatrier autant de personnes que possible», a-t-il annoncé. Il faut dire que l’une des principales décisions à l’issue de l’entretien téléphonique entre le Roi et Merkel, a été que «les personnes concernées par une procédure de rapatriement soient transférées sans délais vers le Maroc» (cf.www.leconomiste.com). Sauf que du côté marocain, cette procédure doit obéir à des critères précis. Cette question semble avoir été réglée. Le ministre fédéral a fait savoir que l’identification se basera sur les empreintes digitales. Surtout que «le Maroc dispose d’une excellente base de données», a-t-il indiqué. Cette procédure d’identification des intéressés s’étalera sur une période de 45 jours. Si certains migrants clandestins marocains s’étaient fait passer pour des réfugiés syriens ou irakiens, ce sont surtout les événements de la Saint Sylvestre à Cologne qui ont été la goutte qui a fait déborder le vase. Des personnes en situation illégale, notamment d’origine marocaine, seraient impliquées dans cette affaire, qui a constitué un tournant dans le traitement de cette question au niveau européen.

Globalement, Rabat et Berlin veulent inscrire la gestion du dossier de la migration dans un cadre global. Un accord politique en matière de sécurité globale sera bientôt finalisé, après de longues négociations, selon les deux ministres. Outre la migration illégale, il devra couvrir une série de domaines, notamment toutes les formes de criminalité, y compris le terrorisme. L’Allemagne sollicite ainsi la coopération du Maroc sur ce dossier dans lequel il a fait ses preuves, à travers un échange efficace des informations, qui a permis d’éviter plusieurs drames.

Soutien allemand dans l’affaire de l’Accord agricole

Le Maroc peut compter sur le soutien de l’Allemagne dans la procédure d’appel contre le jugement en première instance du tribunal européen concernant l’accord agricole. C’est ce qu’a assuré Thomas de Maizière, ministre allemand de l’Intérieur, lors d’une rencontre avec Mohamed Hassad et Abdelilah Benkirane. Ce pays, considéré comme l’un des principaux piliers de l’UE, «va probablement se porter partie prenante dans la procédure d’appel actuellement lancée», selon Hassad. Le ministre allemand a assuré au chef du gouvernement «la volonté de son pays de surmonter cette situation». Surtout que le Maroc est considéré comme «un partenaire principal de l’UE dans la région, qui jouit de la stabilité et offre d’importantes opportunités d’investissements». Aujourd’hui, Rabat jouit du soutien de Berlin et de Paris dans ce dossier qui avait conduit à la suspension des contacts avec les institutions européennes, suite à la décision annoncée lors du dernier Conseil du gouvernement. Le Maroc a exprimé sa «déception à l’égard de la gestion opaque que certains services de l’UE ont fait de cette question».
M. A. M.

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