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Politique

Le procès de l'istiqlalien Bakkali reporté

Par L'Economiste | Edition N°:4720 Le 02/03/2016 | Partager
La prochaine audience fixée au 19 avril
Le député est poursuivi pour avoir diffamé les walis et les gouverneurs
Un procès qui se transforme en affaire politique

En comparaissant dans le procès que lui intente le ministère de l’Intérieur, Abdallah Bakkali, président du Syndicat de la presse et député de l’Istiqlal, gagnera en popularité. Il a d’ailleurs volé la vedette au secrétaire général de l’Istiqlal Hamid Chabat, venu le soutenir (Ph. Bziouat)

Au moment où le ministre de la Communication fait la promotion de son projet contesté de réforme du code de la presse et de l’édition, voilà le président du Syndicat qui est traîné devant la justice. En effet, Abdallah Bakkali, directeur du journal Al-Alam et député istiqlalien, a comparu hier devant le tribunal de première instance de Rabat pour diffamation des walis et des gouverneurs, qu'il a accusés de corruption aux dernières élections.

C’est le ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad qui a déposé plainte contre Abdallah Bakkali. Cependant, le procès  a été reporté au 19 avril prochain. Ce report a été demandé par les avocats de la défense pour leur permettre de préparer leurs dossiers. Dès la première audience, plusieurs dizaines d’avocats se sont inscrits dans le collectif chargé de la défense du député de l’Istiqlal. Abdallah Bakkali a également reçu le soutien de ses camarades du parti dont le secrétaire général Hamid Chabat qui s’est déplacé sur les lieux en compagnie de certains membres du comité exécutif. Plusieurs dizaines de journalistes se sont également mobilisés pour organiser un sit-in devant le tribunal, en scandant des slogans en faveur de la liberté d’expression. La veille, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a «condamné ce musellement de la presse au Maroc et demande au gouvernement la levée de cette action de justice contre un journaliste». Il est poursuivi pour un article publié le 9 octobre dernier sur les colonnes du journal Al-Alam dont il est le directeur et qui dénonce des corruptions électorales, note la FIJ.

Younès Moujahid, ancien secrétaire général du Syndicat, dénonce la volonté politique de poursuivre un journaliste sur la base d’éléments avancés aussi par le chef du gouvernement et le secrétaire général du PPS. Pour des observateurs, ce procès est en train de se transformer en une affaire politique. Le président du Syndicat de la presse a pris la parole pour notamment signifier que «Mohamed Hassad  n’est pas à l’origine des poursuites judiciaires» enclenchées contre lui. Le ministre de l’Intérieur a été poussé par d’autres. Nous voulons qu’ils se dévoilent», a-t-il martelé. Il n’en dira pas plus. Il se contente de lancer un défi, en annonçant la «bienvenue au jugement et à l’emprisonnement». Sa décision est prise: il n’interjettera pas appel quelle que soit l'issue du jugement. Son seul espoir est que «la justice soit indépendante». En attendant, avec ce procès à la veille des élections, Abdallah Bakkali est propulsé au-devant de la scène. Avec cette épreuve, il gagnera en popularité, même dans les rangs de l’Istiqlal. Ce qui lui donnera des chances de prétendre à la direction de l’Istiqlal si demain la succession de Hamid Chabat est ouverte.
M.C.

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