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Arriérés Aref
Boussaid débloque 2,7 milliards de dirhams

Par L'Economiste | Edition N°:4720 Le 02/03/2016 | Partager
4,3 milliards de DH de crédits programmés dans la loi de Finances versés d’un seul coup
Souss Massa et Fès-Meknès comptent plus d’entreprises touchées

Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des finances vient de signer la décision pour débloquer les crédits pour apurer les arriérés de paiement des Académies régionales de l’éducation (Ph. Jarfi)

C'est une bouffée d’oxygène pour les entreprises qui travaillent avec les Aref (académies régionales de l’éducation et de la formation). Le ministère des Finances vient de débloquer 4,3 milliards de dirhams dont 2,7 milliards pour apurer les impayés dus aux entreprises du BTP, notamment. Le traitement des dossiers a démarré au niveau de la Trésorerie générale du Royaume. «La totalité du budget qui devait être transféré aux académies durant l’année est débloqué d’un seul coup», souligne une source proche du dossier.
Généralement, les versements s’effectuent en deux tranches: une au début de l’année et l’autre vers le mois de juin. Mais vu l’urgence et la situation dans laquelle se trouvent plusieurs entreprises qui travaillent ou travaillaient avec les Aref, le ministère des Finances a décidé de débloquer la totalité des crédits prévus dans la loi de Finances. «Plusieurs entreprises ont des difficultés de trésorerie et ont du mal à se financer», reconnaît une source proche du dossier. D’ailleurs, même les Aref se sont retrouvées l’année dernière avec des budgets de fonctionnement serrés au point qu’elles n’arrivaient pas à payer, pour certaines leurs factures d’électricité.  La situation était telle que le ministère des Finances a dû débloquer près de 300 millions de dirhams hors budget pour les soutenir.

Pour cette année, le retard enregistré dans le déblocage des fonds est attribué à «la nécessité de coller au nouveau découpage régional, soit le passage de 16 Aref à 12». Il fallait que la nouvelle organisation soit mise en place avant de pouvoir débloquer les fonds. Le plus grand nombre des entreprises concernées est localisé dans la région de Souss Massa et à Fès-Meknès.

Le problème des arriérés de paiement des Aref est lié au plan d’urgence de l’éducation de 32 milliards de dirhams lancé en 2009. Un plan qui a permis de renforcer les infrastructures éducatives mais s’est soldé par des difficultés des entreprises qui avaient réalisé les travaux. Le problème vient de l’engagement des projets sans pour autant que les crédits de paiement soient suffisants. Du coup, les impayés se sont accumulés. Le traitement du dossier a démarré en 2014, année durant laquelle le gouvernement avait débloqué près de 2 milliards de dirhams.

En 2015, une nouvelle enveloppe a été débloquée mais elle n’a pas suffi à éponger l’ardoise. Car les dossiers de paiement tombent au fur et à mesure de la livraison des chantiers. Les paiements devraient se poursuivre jusqu’en 2017, dernière année de livraison des chantiers.

Khadija MASMOUDI

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