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    International

    L’Iran renoue avec le marché français

    Par L'Economiste | Edition N°:4697 Le 29/01/2016 | Partager
    Paris déroule le tapis rouge à Hassan Rohani
    La première visite d’un chef d’Etat iranien depuis 1999
    Un important accord avec PSA déjà signé

    Sorti de dizaines d’années d’isolement grâce à la levée des sanctions internationales, l’Iran réactive enfin ses relations commerciales avec l’Europe. Après l’Italie, c’est au tour de la France de recevoir le président Hassan Rohani (Ph. AFP)

    Rompant avec plusieurs dizaines d’années d’isolement avec l’entrée en vigueur en janvier de l’accord nucléaire et la levée des sanctions internationales, l’Iran renoue enfin avec le marché français. Près de 16 ans après la dernière visite d’un chef d’Etat iranien dans l’hexagone, le président Hassan Rohani s’est rendu en France avec la perspective de juteux contrats pour Paris et n’est pas rentré les mains vides. En effet, un accord de taille a été signé entre PSA Peugeot-Citroën et l’iranien Iran Khodro. D’autres entreprises comme Total ou encore Bouygues devraient également s’accaparer leur part du gâteau.
    La visite du président iranien à Paris n’est pas passée inaperçue. Les autorités françaises lui ont en effet rendu les honneurs militaires sur la place des Invalides à Paris. Il faut dire qu’il s’agit de la première visite en France d’un président iranien depuis Mohammad Khatami en 1999.
    Cette tournée est une aubaine pour les groupes industriels français. Dans l’automobile tout d’abord, un accord a été signé entre PSA Peugeot-Citroën et l’iranien Iran Khodro. Ce partenariat aboutira à la création d’une coentreprise qui produira à terme pas moins de 200.000 véhicules de marque Peugeot en Iran par an dès 2017. Près de 70% des pièces des nouveaux véhicules seront produits sur place pour limiter au maximum les coûts. Et ce n’est pas tout. L’accord prévoit également d’autoriser la nouvelle coentreprise d’exporter sa production à travers tout le Moyen-Orient. Quoi qu’il en soit, les deux sociétés se donnent six mois pour finaliser les détails de leur contrat d’association. Autre domaine, autres promesses. Ainsi, dans l’aéronautique, un accord a également été décroché avec l’avionneur européen Airbus et porterait sur l’achat de près de 114 appareils. Enfin, plusieurs grosses entreprises françaises dont notamment Total, Bouygues, ADP ou encore Vinci projettent de participer à l’extension ou à la gestion d’aéroports iraniens.
    A l’heure où nous mettions sous presse, Rohani devait par ailleurs rencontrer des responsables du Medef, la principale organisation patronale française ainsi que le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Une rencontre qui pourrait aboutir à plusieurs autres protocoles d’accord dans divers domaines.
    Cette visite tant attendue devrait également jouer un important rôle dans le dossier syrien. En effet, l’Iran soutient indéfectiblement Bachar Al-Assad, dont Paris demande le départ. Téhéran pourrait ainsi jouer un rôle positif dans ce nœud de vipère et accélérer le processus de négociations en Syrie. Cela permettrait d’envisager la création d’un gouvernement de transition pour le pays qui mettra fin à une guerre meurtrière ayant déjà entraîné la mort de 260.000 syriens. Ces négociations devraient également pouvoir ralentir l’ennemi commun «Daech» qui représente une grande menace pour le pays.

    K. A.

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