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    Evénement

    Carburants/Libéralisation
    Le gasoil vers un record historique!

    Par L'Economiste | Edition N°:4686 Le 14/01/2016 | Partager
    Un niveau de baisse de prix jamais atteint depuis 2009
    Le prix aurait été plus bas avec une Samir opérationnelle
    40 à 60 centimes/litre dans la tirelire du consommateur depuis le 1er décembre 2015

    Prix d’achat: Prix de reprise hors taxe; TIC: TIC + Crédit de droit (0,41% de TIC et TVA sur prix de reprise hors taxe); Marge de distributeur: Frais et marges de distribution; Marge de détaillant: Marges de détail + coulage détaillant (0,5% du prix de vente en gros, TVA comprise) + correction pour variation thermique des stocks

    Bonne nouvelle pour les automobilistes: on s’achemine tout droit vers un record de baisse sur le gasoil, jamais atteint depuis 2009. A facteurs comparables – compensation – ce carburant est aujourd’hui à quelques centimes de se retrouver à ses niveaux de 2009, aux premières heures d’introduction du 50 ppm. La fourchette référentielle de prix s’était fixée à une maximale de 7,20 DH/litre et une minimale de 7,15 DH/L, atteinte en avril 2009. En ce début janvier 2016, près de deux mois après la libéralisation du secteur, le scénario semble se reproduire. Mieux: dans le contexte international de baisse effrénée du prix du baril, le maintien du dispositif de compensation des prix aurait même pu favoriser une plongée spectaculaire du prix du diesel à la pompe. «Si les prix étaient encore réglementés en janvier 2016, 6,76 DH/L serait historiquement le prix le plus bas du gasoil au Maroc», explique un économiste, expert du secteur, prenant en compte la structure de prix d’avant-décompensation.  Cela, à la différence près qu’on est dans les premiers mois d’une libéralisation des prix. Hier, les tarifications relevées variaient d’une enseigne à une autre, avec des écarts de prix qui se chiffrent encore en centimes depuis le début de la vérité des prix. Avec de légères variations, le litre s’est échangé dans une fourchette – Prix sortie Mohammedia - de 7,28 DH à 7,29 DH pour les distributeurs les moins chers (Afriquia, Oilibya, Winxo, Petrom) à un maximum de 7,48 DH à 7,49 DH (chez Total et Shell Vivo Energy).
    Pour la petite histoire, il faut savoir que le niveau de baisse jamais atteint sur le gasoil, sur les 15 dernières années de prix réglementés, a été de 5,96 DH/L en août 2004, au moment où les véhicules diesel roulaient encore au 350 ppm. Sur une échéance comparative beaucoup plus récente, le consommateur marocain a économisé entre 40 et 60 centimes sur le litre du diesel depuis le 1er décembre dernier. Le dernier prix plafond homologué par l’Etat, sur la période du 16 au 30 novembre 2015, était en effet de 7,96 DH/L pour ce même carburant.
    Il est certain que le maintien actuel de la tendance baissière du prix du baril tire le prix à la pompe vers le bas. Avec un brent qui flirte avec le seuil stratégique des 30 dollars le baril, et qui n’arrête pas de plonger, le meilleur est à espérer pour le consommateur. Pour les distributeurs, le pire est plutôt à envisager. «Le cours du pétrole d’abord et la révision de la structure des prix sont les principaux facteurs à retenir. Les prix seraient plus bas s’ils étaient toujours réglementés. Ils le seraient peut-être davantage si la Samir était encore opérationelle», précise la même source.
    Chez les distributeurs, «les marges se joueront au centime près». Cela, en attendant une reprise des prix internationaux du brut. Les opérateurs restent convaincus que la vraie concurrence se fera sur «la qualité du produit et des services à la clientèle». Plusieurs enseignes opérant sur le marché ont débloqué de gros investissements dans la montée en gamme, la rénovation de stations ou l’extension de réseaux. La vérité des prix s’applique, et toute possibilité d’entente corporative sur les tarifs est écartée…Du moins officiellement.
    Enfin, si le consommateur tire jusque-là son compte de la bonne aubaine conjoncturelle offerte par la chute des cours du baril, rien n’est encore joué. «Il faudra encore voir l’effet sur les prix à la pompe d’ici fin février », avertit un observateur. A l’international, les principaux pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sont déjà sous pression (Voir L’Economiste n°4685 du 13 janvier  2015). Des producteurs comme le Nigéria veulent une réunion d’urgence sur la situation des cours.

    Raffinerie ou pas?

    Privé de sa seule et unique raffinerie, le Maroc se trouve encore dans le dilemme de la nécessité d’en disposer ou pas. Du côté de l’Etat, cette nécessité coule de source. Une industrie de raffinage est un outil stratégique de sécurisation de l’approvisionnement du pays en hydrocarbures. Mais la construction d’une raffinerie prendra plusieurs années (5 ans au minimum). D’ici là, il va falloir composer avec l’approvisionnement à partir du marché international. Chez les opérateurs, l’on apprend à vivre sans raffinerie. Le GPM a constitué une réserve de sécurité de 30 jours, en plus du stock utile d’une dizaine de jours détenu par chaque distributeur. Mais la visibilité sur ce stock reste limitée, puisque le secteur s’est vu amputer de 30 jours supplémentaires avec la disparition de la Samir. Les investisseurs appellent d’ailleurs l’Etat à reprendre cette partie de l’activité, ou, à défaut, en concéder la gestion aux opérateurs. A cela s’ajoutent les instabilités météorologiques qui pourraient perturber les approvisionnements par navire au niveau des principaux terminaux de débarquement des produits raffinés.

    Safall FALL

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