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    International

    Banque mondiale: «Petite croissance» pour le Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:4682 Le 07/01/2016 | Partager
    De 4,7% en 2015, le taux devrait baisser à 2,7% en 2016
    Campagne agricole et contexte externe fragilisé …
    La Tunisie et l’Egypte remontent la pente

    La Banque mondiale prévoit une croissance en baisse de 2,7% en 2016 pour le Maroc. Un taux qui devra remonter à 4% pour les deux prochaines années. Globalement, l’économie marocaine continue de montrer une résilience malgré une campagne agricole très moyenne et un contexte macro-économique extérieur fragile

    De 4,7% en 2015, le taux de croissance au Maroc devrait baisser à 2,7% en 2016. Et ce, avec l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne et un contexte externe caractérisé par une croissance atone et une demande faible. Pour 2017 et 2018, le taux serait de 4%. Ce sont là les prévisions de la Banque mondiale qui vient de publier  l’édition de janvier 2016 des Perspectives économiques mondiales.
    Ses projections sont toutefois plus optimistes que celles du Haut commissariat au plan (HCP). Dans l’ensemble, et compte-tenu d’une baisse de 3,4% de la valeur ajoutée agricole, l’économie nationale enregistrerait une hausse de 2%, au premier trimestre 2016, en variation annuelle, au lieu de 4,1% une année plus tôt (voir page 11).
    Dans la région (voir tableau), la Tunisie devrait renouer avec la croissance. Celle-ci devra passer de 0,5% en 2015 à 2,5% en 2016. Il faut s’attendre à une évolution de 3,3% et 4,5% pour les deux prochaines années. La croissance à Tunis a été freinée par les retombées des attentats. Mais le pays a réussi à affronter les chocs économiques et entretenir la dynamique des réformes. Dans le moyen terme, son secteur agricole devrait également bénéficier d’un accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) avec l’UE.
    En Egypte, la croissance devrait se modérer à 3,8% au cours de l’exercice 2015/16.
    Le crash dans le Sinaï avait marqué un nouveau coup dur pour le tourisme, aussi la pénurie de devises s’est accentuée. Pour 2016-2017, la Banque mondiale prédit un rebond de la croissance économique autour de 4,4%, entraîné par une légère hausse de l’investissement.
    D’après les experts de la Banque mondiale, pour les pays importateurs de pétrole, la baisse des prix pétroliers et alimentaires a été généralement bénéfique, car elle a réduit le coût des importations. Ces deux facteurs ont contribué à maintenir une inflation modérée. Pour certains pays (Jordanie et Maroc), la période de bas prix du pétrole a contribué à stabiliser la dette du gouvernement. Néanmoins, les déficits budgétaires ont été de 10% ou plus du PIB en Egypte et Djibouti en 2015, et au-dessus de 7% au Liban. Les flux de capitaux à destination d’autres pays importateurs de pétrole (Egypte, Maroc) ont augmenté en 2015, principalement en raison du renforcement de l’investissement étranger direct (IDE). En Jordanie, la mise en œuvre d’un nouveau plan de développement économique de 10 ans et social est prévue pour relever la confiance et pousser la croissance à 3,5%.
    Pour la Banque mondiale, les déficits courants sont censés se réduire dans la plupart des pays de la région en 2016. Les conditions de financement extérieur devraient se resserrer dans certains pays. Les pays importateurs de pétrole continueront de bénéficier de bas prix du pétrole à moyen terme. Tandis que les pays d’Afrique du Nord qui ont des liens commerciaux avec l’Europe (Algérie, Maroc et Tunisie) pourront bénéficier d’un coup de pouce à l’exportation avec l’amélioration de l’économie en zone euro.

    Les risques

    Dans sa première sortie médiatique pour 2016, la Banque mondiale reste optimiste pour la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord. Ainsi, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 5,1% cette année contre 2,5% l’année dernière. La suspension ou la suppression prévues des sanctions économiques à l’encontre de l’Iran devant permettre à ce pays de jouer un rôle plus important sur les marchés mondiaux de l’énergie. L’activité devrait également se renforcer dans d’autres pays exportateurs de pétrole, surtout dans l’hypothèse d’une stabilisation des prix du pétrole. En revanche, la région est exposée à d’importants risques: «escalade possible des conflits, poursuite de la baisse des cours pétroliers et incapacité à améliorer les conditions de vie outre la hausse du chômage … sont susceptibles de déclencher des troubles sociaux». Ce qui risque d’impacter le climat des affaires et la confiance des investisseurs. 

                                                          

    Une légère croissance mondiale à 2,9%

    Pour la BM, l’atonie de la croissance dans les principaux pays émergents pèsera sur la croissance mondiale en 2016, mais l’activité économique devrait se raffermir quelque peu et la croissance atteindre 2,9%, contre 2,4% en 2015, soutenu par la reprise dans les pays développés. A l’avenir, le raffermissement de la croissance dépendra de la persistance de la dynamique en cours dans les pays à revenu élevé, de la stabilisation des cours des produits de base et de la transition progressive de la Chine vers un modèle de croissance davantage fondé sur la consommation et les services, d’après les perspectives 2016 de la Banque mondiale. Les prévisions tablent sur une croissance de 4,8 % des économies en développement cette année. La croissance devrait se ralentir davantage en Chine et la récession persister en Russie et au Brésil. En revanche, la conjoncture devrait être favorable en Asie du Sud, principalement sous l’impulsion de l’économie indienne. Par ailleurs, le Partenariat transpacifique récemment négocié pourrait apporter un soutien opportun aux échanges commerciaux.
    Au niveau mondial, plusieurs risques pourraient peser sur les perspectives. Il s’agit notamment des tensions financières induites par le cycle de durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine et l’intensification des tensions géopolitiques.

    Fatim-Zahra TOHRY

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