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    Economie

    La croissance ralentit au 1er trimestre

    Par L'Economiste | Edition N°:4682 Le 07/01/2016 | Partager
    Le HCP prévoit un taux de 2% contre 4,1% l’année dernière
    Amélioration attendue pour les activités hors agriculture

    Comme attendu, l’année 2016 ne devrait pas renouer avec la croissance de l’exercice précédent.

    La valeur ajoutée du BTP aurait augmenté de 0,8% au quatrième trimestre 2015, après un repli de 0,3% un trimestre plus tôt. Dans le secteur de la construction, l’activité a repris et l’emploi aussi. Ce qui augure, selon le HCP, d’un retour de la croissance dans ce secteur

    Le ton est donné par le HCP qui prévoit un taux de 2% contre 4,1% une année auparavant. Cette prévision tient compte d’une production céréalière qui serait en baisse de 15% par rapport à la moyenne (70 millions de quintaux). Dans ces conditions, la valeur ajoutée agricole baisserait de 3,4%, en variation annuelle, alors que les activités hors agriculture devraient s’améliorer de 2,2%.
    Le Haut commissariat au Plan nuance toutefois. Si  les récoltes des céréales, des légumineuses et des cultures fourragères diminueraient, l’arboriculture fruitière connaîtrait une  croissance soutenue. La production animale resterait sur une évolution positive. Elle serait favorisée par une légère reprise des activités avicoles et des produits annexes à l’élevage.
    Durant ce premier trimestre, les autres activités bénéficierait de l’amélioration attendue du commerce mondial et de la baisse des prix des matières premières. Dans ces conditions, la demande mondiale adressée au Maroc serait sur une hausse de 3% au premier trimestre. Ce qui encouragerait les exportations de certains secteurs industriels, comme l’automobile. La baisse du cours du pétrole allégerait également le déficit de la balance commerciale. Mais l’effet dollar pourrait contrebalancer quelque peu cette baisse. En tout cas, la dépréciation de l’euro par rapport au dollar pèserait sur les exportations à destination de l’Europe et pourrait renchérir les importations libellées en dollar.
    Ce premier trimestre connaîtrait aussi une accélération du rythme de croissance des industries manufacturières (+2,1%) et du secteur minier. Dans ce secteur, un raffermissement des exportations des minerais non métalliques est attendu. Quant aux  services, ils resteraient sur la même tendance enregistrée l’année dernière contribuant ainsi pour près de moitié à la croissance économique globale.

    Les dépenses de consommation des ménages se seraient consolidées au quatrième trimestre 2015. Elles sont alimentées, en partie, par un accroissement d’environ  5,1% des crédits à la consommation et de 4,2% des transferts des MRE

    D’ailleurs, au quatrième trimestre 2015, les services ainsi que la communication et le commerce sont restés sur un trend haussier avec une contribution de 0,4 point à la croissance économique globale.  En revanche, l’hébergement et la restauration ont baissé de 1%. Les  recettes voyages ont fléchi de 0,5%, en variation annuelle, après un léger rebond au troisième trimestre.
    Le quatrième trimestre 2015 s’est ainsi terminé sur une croissance de 4,7% contre 2,2% un an auparavant sous l’effet d’une bonne tenue du secteur agricole. Le hors agriculture se serait également amélioré: la croissance de sa valeur ajoutée a atteint 2,1% contre 1,7% un trimestre auparavant. Cela est surtout attribué aux services marchands, lesquels ont été stimulés par l’amélioration de la demande intérieure. Selon le HCP, les dépenses de consommation des ménages se seraient consolidées (3,5% contre 3,3% au troisième trimestre 2015) dans un contexte marqué par une amélioration de l’emploi rémunéré et une  décélération des prix à la consommation. Quant à l’investissement productif, il a pris 3,7% en raison de la reprise du BTP alors que l’investissement en produits industriels aurait conservé un rythme de croissance modérée.
    De leur côté, les activités secondaires auraient contribué pour 0,5 point à la croissance globale. Les industries manufacturières auraient terminé le quatrième trimestre sur une croissance de 2% en raison de la bonne tenue des industries agro-alimentaires (+3,2%) et du redressement de 3% des IMME. De même, la chimie et la parachimie auraient légèrement repris. En revanche, un ralentissement est relevé dans le textile et cuir  alors que les autres industries auraient été impactées par la contraction des activités du raffinage.

     

    Les prévisions

    Entre les prévisions du HCP, celles du ministère des Finances ou encore de Bank Al-Maghrib, la croissance fait souvent l’objet d’un débat animé.  Dans le budget exploratoire, le HCP table sur une croissance de 2,6% pour l’année 2016 alors que la banque centrale prévoit 2,1% et le gouvernement s’accroche au taux de 3%. Pour cette année, le gouvernement table aussi sur une réduction du déficit budgétaire à 3,5% et la maîtrise de l’inflation à 1,7%.

    K. M.

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