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    Masterchef: «La cuisine vient du passé et du cœur»

    Par L'Economiste | Edition N°:4680 Le 05/01/2016 | Partager
    Simo, le gagnant de cette 2e édition revient sur sa victoire
    Son envie de lancer un concept au-delà de la restauration

    Mohamed Sajid plus connu sous le nom de Simo ou encore Seejay sur la scène musicale a remporté la 2e édition de Masterchef avec sa recette signature, un bœuf BargaMoha (en hommage aux deux grands cuisiniers Bargach et Moha) (Ph. MasterChef)

    Après 12 primes, Simo est le grand gagnant de la seconde édition MasterChef. Ce natif  de Casablanca est financier de formation. Avant de se consacrer à son autre passion, la musique, Seejay (son nom de scène) a travaillé dans une banque d’affaires en France, puis au Maroc dans le commerce international ainsi que dans la création de tissu d’ameublement. Grâce à MasterChef, cet amateur de bonne chère renoue avec l’art culinaire pour le plus grand plaisir des fins gourmets. Un art qui lui a permis d’empocher les 400.000 DH du concours.
    - L’Economiste: Que représente pour vous la victoire de cette 2e édition de Masterchef?
    - Simo Masterchef :
    C’est d’abord une victoire personnelle et le début d’une carrière que j’ai toujours voulu. La cuisine est un domaine auquel je m’intéresse depuis toujours et MasterChef était une opportunité de gagner en crédibilité, en notoriété et pourquoi pas trouver des investisseurs. C’est un grand honneur d’être le représentant du Maroc dans une émission mondiale et également que la victoire revienne à un homme cette année. Au Maroc nous n’avons pas encore cette culture de l’homme en cuisine. Beaucoup de jeunes sur ma fanpage me disent que grâce à moi ils aident leur femme en cuisine et  veulent s’y mettre aussi.
    - Quelles sont les qualités qui vous ont permis d’accéder à ce titre?
    - Beaucoup de patience, de persévérance et de travail. Dans toute compétition nous ne pouvons pas arriver aussi loin sans beaucoup d’acharnement. Il faut de la passion et de la patience.
    - D’où vous vient cette passion pour la cuisine?
    - Elle me vient de ma mère qui dès mon plus jeune âge me mettait avec elle aux fourneaux pour goûter ses plats. Je découvrais les saveurs et les mélanges qu’elle faisait. Plus tard, lorsque je suis parti faire mes études en France, ayant marre du junkfood d’étudiant, j’ai commencé à m’intéresser à la cuisine. J’étais curieux. Quand j’allais manger quelque chose de nouveau, je voulais non seulement comprendre comment c’était réalisé, mais je voulais aussi reproduire la même chose, voire l’améliorer. Etant un peu artiste, j’aime autant exprimer ma créativité derrière les platines que derrière les fourneaux.  La cuisine vient du passé. C’est souvent un héritage de nos mères. Elle vient du cœur aussi. Nous ne pouvons pas cuisiner quelque chose de bon si ça ne vient pas du cœur c’est certain.
    - Qu’auriez-vous à dire aux autres participants qui ont parfois dû subir votre caractère bien trempé?
    - On avait peur de travailler en équipe avec moi parce qu’on appréhendait toutes les idées que je pouvais avoir. J’apportais souvent des techniques nouvelles et originales, ce qui m’a d’ailleurs distingué tout au long de la compétition. Nous avons tous nos défauts et j’assume les miens, notamment la gestion du stress. J’ai découvert que parfois j’avais du mal à gérer mes émotions ce qui pouvait déteindre sur les gens qui travaillaient avec moi. Je n’ai jamais cherché à imposer mes idées mais j’ai toujours voulu rassembler les meilleures idées et les meilleurs menus à présenter avec mes équipes.
    - Si vous deviez choisir une recette réalisée lors de cette saison…
    - Ma recette de finale qui est une recette signature parmi d’autres. Bien que je n’oublierai jamais celle de mon tablier d’or avec mon foie laqué! Un de mes plus beaux souvenirs lorsque nous avons été complimentés par les chefs et que chef Moha m’avait dit qu’il n’avait jamais vu une technique de cuisson pareille. En terme de recette globale et celle qui me ressemble le plus, serait le bœuf façon BargaMoha. J’ai voulu rendre hommage à la cuisine fusion. J’ai notamment introduit quelques épices marocaines, j’ai utilisé de la «warqa» au lieu de la pâte feuilletée. C’était un Wellington à ma façon. Ce grand classique connu par tous les professionnels qui est servi lors des grandes occasions. La finale était l’occasion de le présenter.
    - Quels sont vos projets?
    - J’ai toujours voulu ouvrir un restaurant. MasterChef est une véritable école où l’on apprend à ouvrir les yeux sur tous les champs possibles dans ce domaine là, et ils sont nombreux. Les masterclass que nous avons eus tout au long de la compétition m’ont donné envie de faire plus que de la restauration. Les options sont diverses. Je suis en train de réfléchir au business modèle adéquat pour moi. Entre me faire plaisir et construire un business pérenne dans la restauration.
    Propos recueillis par
    Aïda BOUAZZA
     

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