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    Culture

    Anciens combattants
    «Les hommes d’argile» un film mémoire

    Par L'Economiste | Edition N°:4680 Le 05/01/2016 | Partager
    Un hymne aux 450.000 Marocains qui ont payé de leur vie la libération du monde
    L’oeuvre dénonce les injustices commises à leur égard

    Il a fallu des années au réalisateur maroco-belge Mourad Boucif pour terminer son film sur la participation des Marocains aux plus grands conflits mondiaux. Son hommage à lui pour ces anciens combattants qui ont mené, dans l’ombre, une guerre qui n’était pas la leur, et à qui personne ne rend vraiment justice (Source: Mourad Boucif)

    Le dernier film du réalisateur belgo-marocain Mourad Boucif, est une fiction de mémoire. Il rappelle aux sociétés européennes, tourmentées ces derniers temps par l’actualité, qu’elles doivent aussi leur liberté aux 450.000 Marocains qui sont tombés pour la libération de leurs pays. Une œuvre mémoire sur la condition humaine et approche critique face aux injustices subies par les soldats marocains. «Les hommes d’argile» est un drame de guerre qui évite les prises de position émotives. L’ambition de cette œuvre est de restituer les pages d’Histoire à travers des créations artistiques. Elle cherche aussi à valoriser la contribution des parents des jeunes européens d’origine marocaine, omise par les manuels scolaires. Sans ce travail de reconnaissance, il y a risque de fracture. Les grands-parents ont libéré l’Europe, les parents ont construit l’Europe deux raisons fondamentales pour canaliser les enjeux de la diversité culturelle et éviter les dérapages. «Quand on est témoin d’une histoire extraordinaire on ne peut rester indifférent. On est obligé d’agir et de réagir» confie à L’Economiste, le cinéaste  Mourad Boucif. La réalisation de ce long métrage a duré une dizaine d’année faute de moyens financiers. C’est à force d’opiniâtreté et de persévérance de la part de son auteur, mais aussi grâce à la contribution du CCM, 2M et plusieurs ministères, que ce film a pu être achevé. La structure narrative du film s’articule autour des scènes de guerre et de recrutement de combattants marocains. Engagés dans une guerre qui n’était pas la leur, ils étaient dénichés, pour la plupart, dans des villages reculés, dans des conditions difficiles ou enlevés de force.
    «Les Hommes d’Argile» ne se contente pas de retracer uniquement une grande injustice et sa dimension historique, il est en parallèle une fable métaphysique sur la condition humaine, dont le personnage principal décrypte et suit les signes de la nature. Le lieutenant Laurent, un personnage clef de la narration, découvre progressivement un autre monde, un univers secret et mystérieux qui le fascine et l’envoûte à jamais.
    À la différence d’un cinéma «grand spectacle» qui alarme et conforte le spectateur en représentant des images d’apocalypse et de mondes qui s’écroulent, «Les Hommes d’Argile» éveille les consciences en sublimant les beautés d’un univers qui finit par s’essouffler. Aux allures de grands films de guerre, il se préoccupe également des rapports humains et nous plonge dans une profonde réflexion sur nos certitudes, ajoute Boucif.
    Ali KHARROUBI
     

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