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    International

    Un nouveau vent de panique sur les Bourses chinoises

    Par L'Economiste | Edition N°:4680 Le 05/01/2016 | Partager
    Chute spectaculaire de 7% pour la première séance de 2016
    Les autorités ont suspendu les transactions
    Mauvais chiffres sur le secteur industriel et dépréciation du yuan

    La Chine fait tout pour que ne se répète pas la spectaculaire débâcle de l’été dernier. Pour la première fois, les Bourses chinoises ont arrêté prématurément leurs échanges, lundi 4 janvier, après un effondrement de 7%, en vertu d’un nouveau mécanisme anti-volatilité (Ph. AFP)
     

    Les Bourses asiatiques démarrent mal l’année. Lundi 4 janvier, les places de Shanghai et Shenzhen ont dû fermer en cours de séance après une chute spectaculaire de 7%, en vertu d’un nouveau mécanisme anti-volatilité. Tokyo, Séoul et Hong-Kong ont perdu chacune près de 3%. La contagion a atteint certaines Bourses européennes. C’est le cas de la Bourse de Paris qui s’est enfoncée de plus de 2% dès les premiers échanges.
    Depuis dimanche, les Bourses mondiales subissent les répercussions des tensions entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Celles-ci font craindre une déstabilisation du marché pétrolier (les deux barils ont atteint en début de semaine plus de 37 dollars) et une recrudescence des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.  Aussi, les mauvais indicateurs de l’activité manufacturière en décembre en Chine ont influencé les marchés. Le mécanisme de suspension des échanges est entré en vigueur au premier jour de cotation de l’année en Chine. Il a pour objectif de ralentir la volatilité des cours et d’éviter que ne se répète la spectaculaire débâcle de l’été dernier.
    La Bourse de New York avait déjà mis en place un mécanisme similaire à la fin des années 80. Il est déclenché en cas de fluctation de plus de 20%.
    La chute de la Bourse chinoise a également été déclenchée par la levée prochaine de restrictions visant certains actionnaires. Le gouvernement avait décidé en juillet dernier d’interdire aux actionnaires possédant plus de 5% dans une entreprise cotée de vendre des actions. L’initiative avait donné ses fruits. Hier, la Chine a également réduit la valeur du yuan face au billet vert. La monnaie chinoise est passée sous la barre des 6,5 yuans pour un dollar pour la première fois en plus de quatre ans et demi. Il faut dire que la pression sur la devise s’accroît suite au ralentissement de la croissance chinoise. Dans ses perspectives 2016, l’équipe Recherche et Stratégie d’investissement - AXA IM s’attend à ce que la croissance de la Chine ralentit encore à 6,3% en 2016 et 6,2% en 2017. Ce ralentissement repose sur des transitions structurelles: «La démographie implique une force de travail en baisse, l’économie bascule de l’industrie et des exportations vers les services et la consommation intérieure. Aussi, la Chine continue de libéraliser et ouvrir son système financier …».
    F. Z. T.

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