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    Tourisme: L’ONMT veut plus de moyens

    Par L'Economiste | Edition N°:4680 Le 05/01/2016 | Partager
    Besoin de 400 millions de DH pour une stratégie promotionnelle de rupture
    Objectif: Améliorer les arrivées de certains pays comme le Royaume-Uni et l’Allemagne
    Le développement du marché chinois bute sur les difficultés d’obtention des visas

    Le tourisme national souffre de la succession des événements tragiques dans le monde. Ebola, attentats terroristes à Paris, en Tunisie, en Turquie… ont créé un amalgame entre le terrorisme et le monde arabe. Ce qui s’est traduit par un repli de la demande étrangère. C’est ce qui ressort des chiffres présentés par Abderafie Zouiten, DG de l’ONMT, lors d’une conférence tenue, hier à Rabat. Après trois années de stagnation entre 2010 et 2012, avec près de 9,3 millions d’arrivées, le secteur touristique a commencé à réaliser une croissance à deux chiffres à partir d’août 2013 (16%), avant de repiquer du nez pour finir l’année à 7,2%. Pareil en 2014 avec une évolution d’à peine 2,4%. La tendance baissière s’est confirmée en 2015 où le nombre des arrivées globales a atteint un peu plus de 10,25 millions, soit moins 0,2% par rapport à l’année précédente. Cela est dû à un recul de 7% des arrivées des touristes étrangers. La performance de 7% réalisée par les MRE a permis de sauver la mise. Cette situation a montré l’importance de la réactivité suite à des événements tragiques, afin de réorienter les campagnes de promotion, selon le DG de l’ONMT. Surtout qu’en 2016, il y a toujours des craintes que l’amalgame entre le terrorisme et les pays arabes ne s’installe davantage. D’où la nécessité de continuer à travailler sur l’image du Maroc et montrer que c’est un pays qui a ses particularités, a-t-il ajouté. Aujourd’hui, «le Maroc jouit d’une bonne réputation au niveau international. D’ailleurs, c’est le pays qui a le plus résisté à la crise actuelle. Par exemple, nous restons la première destination hors Europe des touristes français», a-t-il dit. Mais cela reste insuffisant pour atteindre les objectifs fixés. C’est dans cette logique que Zouiten a proposé aux membres du Conseil d’administration de l’ONMT l’obtention d’un budget additionnel de 400 millions, pour financer une stratégie de rupture visant à attirer 1,5 million de touristes supplémentaires et 5 milliards de DH de recettes en 2018. Aujourd’hui, l’Office dispose d’un budget annuel de 600 millions de DH, loin des 1,3 milliard annuel prévus par la Vision 2020, comme l’a rappelé Zouiten. L’objectif est de renforcer la présence dans certains marchés et en ouvrir d’autres, a-t-il ajouté. Par exemple, «nous misons sur les marchés britannique et allemand, qui sont émetteurs de plus de 50 millions de touristes chacun», a souligné le DG de l’ONMT. Actuellement, le nombre des arrivées de ces deux pays atteint respectivement 676.000 et 630.000. L’objectif est de dépasser la barre de 1 million comme c’est le cas pour des marchés traditionnels comme la France et l’Espagne. Parmi les autres pays ciblés, on retrouve la Chine, l’un des plus grands émetteurs mondiaux de touristes, mais qui reste encore sous exploité. Parmi les handicaps identifiés, l’absence d’une véritable offre de liaison aérienne, en plus des longs délais d’octroi de visa aux ressortissants chinois. Un travail est actuellement en cours avec les services du ministère des Affaires étrangères, est-il indiqué.

    Renforcer l’offre aérienne

    Pour assurer une plus grande pénétration, il est important de renforcer l’offre aérienne, qui reste un véritable handicap. D’où l’importance des conventions signées avec des compagnies internationales, comme Etihad, qui va ajouter 2 lignes long courrier d’Abu Dhabi vers Rabat à partir du 15 janvier prochain, en plus de ses vols réguliers vers Casablanca. Ceci est d’autant plus important que cette compagnie assure une série de liaisons avec les pays d’Asie. L’attraction des touristes russes devra aussi se renforcer par le lancement, à partir du 11 février prochain, d’un vol Moscou-Agadir en passant par Casablanca. Parallèlement, l’ONMT entend renforcer sa présence sur le web, avec une refonte du site web www.visitmorocco.ma. Le nouveau portail sera livré en juin prochain, avec un contenu en 11 langues.

    M. A. M.

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