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    Entreprises

    Le redressement fiscal grève les bénéfices de Timar

    Par L'Economiste | Edition N°:4680 Le 05/01/2016 | Partager
    Le transporteur doit verser un chèque de 10 millions de DH
    La filiale MTS pèse aussi sur le résultat net

    Timar alerte sur ses réalisations financières de l’exercice 2015. Le transporteur publiera un résultat net déficitaire. Sous le coup d’un contrôle fiscal relatif à la période 2011-2014, l’entreprise doit au final s’acquitter d’un montant de 10 millions de DH. A cela s’ajoute une provision de 6 millions de DH pour sa filiale MTS pour qui elle a du mal à trouver un repreneur. Timar détient en effet le contrôle exclusif de MTS à travers sa filiale Timar internationale, implantée en Europe, et dont le but est d’assurer le pilotage des flux de transport et l’affrètement entre le Maroc et ses diverses plateformes et partenaires européens. La maison mère cherche à se séparer de sa filiale exerçant sur le vieux continent pour se focaliser sur le marché africain. Et pour cause, les pertes accumulées par l’entreprise, et ce, malgré l’amélioration sensible de ses résultats. «Les négociations avec d’éventuels repreneurs sont en cours», nous confie le management. Le déficit annuel est également dû à une baisse conséquente des activités maritimes. «La comptabilisation de la provision et des pénalités contribue fortement à la dépréciation des résultats. Nous tablons sur une reprise de la croissance sur le prochain exercice», tente de rassurer Olivier Puech, directeur général de Timar.

    Consolidation de l’activité
    routière vers l’Afrique

    Le secteur d’activité de Timar subit de plein fouet les conséquences du ralentissement des échanges mondiaux en dépit de la dépréciation du prix du baril. Toutefois, cette baisse de régime est atténuée par les bonnes réalisations de l’activité routière à destination de l’Afrique de l’Ouest. Pour l’heure, la logistique reste très peu développée sur le continent africain. Timar y opère uniquement en tant que commissionnaire de transport à travers sa présence en Tunisie, en Algérie, au Sénégal, au Mali et en Côte d’Ivoire.
    Au Maroc, mention particulière pour l’activité de transport exceptionnel. Les convois acheminant des colis lourds tels que des composants d’éoliennes ou encore des puits de pétrole au profit d’industriels se sont multipliés en 2015. La société de transport familiale table également sur le développement de son implantation dans la zone franche logistique de Tanger.
    A travers Timar Tanger Méditerranée, la société exerce une activité de logistique de distribution pour son principal client, Renault, et réalise du transbordement pour le fret en provenance d’Asie et à destination d’Afrique de l’Ouest. Sur le volet logistique, le groupe opère de nombreuses prestations, à savoir le groupage, le stockage et la distribution, en plus de la gestion de la supply chain. Pour ce faire, le groupe dispose de plus de 20.000 m2 dédiés à l’entreposage. En Bourse, l’annonce du profit warning ne semble pas avoir d’impact sur l’évolution du cours. «La baisse a déjà été anticipée par le marché», fait valoir un analyste. L’action Timar fait en effet partie des valeurs stables de la cote. En 2015, le titre suit une évolution caractérisée par plusieurs phases de consolidation. A la clôture de la séance du lundi 4 janvier, la valeur se maintient à l’équilibre à 380 DH.

    A.I.L.

     

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