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Médias

Une subvention pour les journalistes mal payés

Par L'Economiste | Edition N°:4668 Le 15/12/2015 | Partager
Plus de 2.000 journalistes concernés
La gestion du Fonds confiée à l’Association des œuvres sociales

Le ministre de la Communication et le président de l’Association des œuvres sociales de la presse écrite ont signé hier une convention visant l’amélioration de la situation matérielle des journalistes dont le salaire mensuel est inférieur à 6.000 dhs (smig professionnel fixé par la convention collective) C’est l’Association, relevant du syndicat national de la presse marocaine (SNPM) qui sera chargée de la gestion de l’aide accordée par le ministère.
Un budget spécial de 12 millions de dirhams pour les années 2015/2016  va être consacré à cette opération, qui sera dispatché sous forme d’aides à l’habitat, à la santé, à l’éducation, au transport, et à la retraite complémentaire. Une commission composée de représentants du  ministère de la Communication, du SNPM, de l’association des œuvres sociales et d’un fonctionnaire du département de l’Economie et des finances fixera les conditions d’éligibilité à ces aides. Pour Lhassan El Yasmini, président de l’association, «la commission va couvrir l’intégralité de la population ciblée, estimée à 2.000 journalistes. Imposer des conditions à l’obtention de cette aide a pour objectif de rendre l’opération transparente». Parmi les scenarii envisagés, deux subventions. Une première concernant les bas salaires pour accéder à 6.000, et une seconde pour ceux qui touchent le smig professionnel et plus pour qu’ils atteignent les 8.000 dirhams.
Pour Abdellah El Bakkali, président de la SNPM et député de l’Istiqlal, la signature de la convention marque une nouvelle étape pour le secteur. Les journalistes sont la ressource la moins chère comparée au coût du papier ou de la logistique. Ils sont aussi les cadres les moins bien payés, tous secteurs confondus. «Il existe des journalistes touchant 2000 dirhams ou même 700 dans la presse régionale. C’est dangereux puisque ce sont ces gens qui contribuent à la formation de l’opinion publique», estime-t-il. El Khalfi de son côté a encouragé la révision de la convention collective du secteur qui date de 10 ans, alors qu’elle ne devait durer que deux ans. «Nous trouvons également dommage que les entreprises de presse n’ont pas effectué des hausses de salaires des journalistes alors que nous avons augmenté le montant de la subvention aux entreprises de presse de 20%,» ajoute El Khalfi. L’association a dû changer ses statuts pour pouvoir gérer l’enveloppe. Elle sera soutenue par un comptable public pour encadrer l’octroi des aides.
Les deux partenaires ont tenu à signer le document avant la fin de l’année pour éviter que cette dotation ne tombe dans le budget de l’Etat. Au départ, cette aide était censée être distribuée par les membres de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ). Seulement cette dernière a refusé de la gérer étant donné que cela implique son intégration dans la comptabilité des entreprises et allait probablement se répercuter sur leurs bilans et la charge fiscale, etc. Le syndicat, en partenariat avec la tutelle, ont convenu de cette formule. Mais pour Mustapha El Khalfi, l’association devrait se transformer en une mutuelle des journalistes, comme l’avait proposé le groupe parlementaire de l’Istiqlal à la Chambre des représentants au Parlement dans le passé.

Le Conseil national de la presse et le statut de journaliste
au Parlement demain

LES deux projets de loi relatifs au statut de journaliste et au Conseil national de la presse vont être discutés demain, mercredi, en Commission a indiqué le ministre de la Communication. Mustapha El Khalfi espère que ces deux textes soient adoptés durant cette session parlementaire.

Mehdi LAHDIDI
 

 
    

 

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