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Le FN devient le 1er parti en France

Par L'Economiste | Edition N°:4663 Le 08/12/2015 | Partager
Il devance les républicains et les socialistes aux régionales
Les abstentionnistes auront un rôle crucial au second tour

Au lendemain du succès du Front national au 1er tour des élections régionales en France, la presse était sous le «choc». Comment en est-on arrivé là? Que faire au second tour? … Autant de questions que se posaient les éditorialistes.
Dans une France toujours fragilisée par les attentats terroristes du 13 novembre et marquée par l’envolée du chômage, le parti de Marine Le Pen a capté environ 28% des suffrages. Avec ce score, il s’affirme comme  «1er parti politique» dans l’Hexagone (du moins provisoirement). Il devance ainsi la droite  (27%) et le PS (23,5%), selon les dernières estimations du ministère de l'Intérieur.  
Ce sont 44,6 millions d'électeurs qui étaient appelés aux urnes. Le taux de participation est d'environ 50%. C’est une hausse par rapport au scrutin régional de 2010, qui était d’ailleurs marqué par une très forte abstention. Les élections régionales sont les dernières prévues en France avant la présidentielle de 2017.
Un deuxième tour est prévu le 13 décembre. En cas de duels droite/FN au second tour des régionales, 59% des Français voteraient pour les listes Les Républicains-UDI-MoDem, contre 41% pour celles du Front national, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd'hui. Comme première réaction, le PS a annoncé son retrait au deuxième tour dans au moins deux régions clés au nord et au sud. Le succès de l'extrême droite est aussi un coup dur pour Nicolas Sarkozy. Le président du parti Les Républicains s'est ainsi refusé «toute fusion et tout retrait» pour contrer l'extrême droite au second tour.
L’extrême mobilisation du FN est marquée par près de 6 millions de voix (6,4 millions de voix à la présidentielle de 2012). Ne faut-il pas voir dans le score de Marine Le Pen une percée de l’extrême droite en France? C’est la question que se posent analystes et observateurs. D’autres s’avancent sur «le terrain glissant de l’exacerbation de la xénophobie». En tout cas, plusieurs motivations ont contribué à la poussée du FN, «d’abord la peur provoquée à la fois par les attentats, mais aussi la crise économique et l’afflux des migrants».
Comme première réaction, Marine Le Pen entend supprimer toute la coopération internationale de la région Nord-Pas-de-Calais Picardie. La patronne du Front national a par ailleurs réaffirmé son souhait de «mettre en oeuvre le patriotisme économique», si elle accède à la présidence de la région. «Nous allons faire en sorte que l'argent public dépensé dans le cadre des marchés publics de la région bénéficie aux entreprises locales pour développer l'emploi local. Nous allons écarter les entreprises qui font appel à des travailleurs détachés», a-t-elle ajouté.

La vague bleu Marine

«La vague bleu Marine des élections régionales en France reflète le sentiment des peuples européens», indique un communiqué de la Délégation FN/RBM (Le Rassemblement bleu Marine) au Parlement européen. «En accordant 6 millions de suffrages au Front national, les Français viennent de rejeter la position ultra-libérale de l’union européenne, sa politique d’austérité imposée par la Commission européenne, sa folle politique d’afflux de migrants, son échec de l’espace Schengen et son impuissance devant les bouleversements géopolitiques», lit-on sur le site du Front national.

F. Z. T.

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