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Analyse

Maroc-France
Les chefs de file du business

Par L'Economiste | Edition N°:4616 Le 29/09/2015 | Partager
Une nouvelle génération d’opportunités d’affaires
Transport, TGV, énergies renouvelables… les secteurs

Une vingtaine de chefs d’entreprises et de grands patrons ont fait le déplacement à Tanger lors de la dernière visite officielle de François Hollande au Maroc (19 et 20 septembre). Des groupes chefs de file des locomotives, dont des entreprises du CAC 40 qui devront porter le business et annoncer une nouvelle génération d’opportunités d’affaires dans les deux sens: SNCF, Alstom, Thales, Colas, Lafarge/Holcim, Veolia, Orange… Une importante délégation essentiellement orientée énergies renouvelables et Ligne à grande vitesse (LGV). Tout autour de leurs projets, devront se greffer des écosystèmes de PME et de TPE porteuses de valeur ajoutée.       
■ La locomotive SNCF
La création de la joint-venture entre l’ONCF et la SNCF reste l’une des concrétisations majeures de la visite de François Hollande à Tanger. Baptisée Société marocaine de maintenance des rames à grandes vitesses (SMMRGV), cette entreprise est dotée d’un capital initial de 22 millions de DH répartis entre les 2 associés à hauteur de 60% (ONCF) et 40% (SNCF). A peine créée, la joint-venture recèle déjà du potentiel puisqu’elle table sur une croissance annuelle de l’ordre de 7% d’ici 2030. La JV devra se traduire par un bénéfice annuel moyen de 2,5 millions de DH. Une croissance qui devrait faire passer le chiffre d’affaires de la JV de 11 millions de DH lors de la 1e année à 122 millions en 2030. La réparation des pièces et l’assistance technique ont été confiées à la SNCF.   
■ Les rames d’Alstom
Les questions de supply-chain du projet LGV ont aussi été tranchées lors de la dernière visite de Hollande. C’est le groupe français Alstom qui a remporté le contrat pour la livraison de quatorze rames censées être opérationnelles en 2018. Elles relieront Tanger et Kénitra dans un 1er temps. L’acquisition du matériel roulant a été financée par le protocole «réserve pays émergent» de 400 millions d’euros. Une 1re rame a été réceptionnée en juin. La 2e a été livrée début septembre. D’ailleurs, Alstom sera sous-traitant pour les pièces détachées destinées au programme LGV avec Masteris, une filiale de SNCF.  
■ Colas: Le concepteur
La conception-construction de la LGV reliant Tanger et Kénitra (185 km) a été confiée à Colas (à travers Colas Rail) pour un montant de 124 millions d’euros. Le contrat porte sur la construction de la double voie ferrée (études et travaux) et des caténaires, ainsi que de deux bases travaux. Au total, le contrat de Colas s’élève à 136 millions d’euros, dont 125 pour Colas Rail et Colas Rail Maroc.
■ Thales: Solutions de communication
En principe, Thales devra mettre en place  une solution de communication GSM-R sur le réseau ferré marocain. Il s’agit de mettre en place, tout au long des voies, des pylônes équipés d’antennes. Ils permettront notamment la communication entre les agents de l’ONCF munis de portables y compris ceux de la maintenance aussi bien à bord des trains que dans les gares. Thales est également spécialisé dans la diffusion des données techniques. Coût du projet: 30 millions d’euros. Un tiers des ressources engagées sont d’origine marocaine. Ce projet est chapeauté par  un consortium mené par Thales accompagné par le chinois Huawei Technologies et l’italien Imet. La technologie retenue (GSM-R) est un standard qui a déjà fait ses preuves en Europe. Il s’agit d’un réseau privé dédié aux communications ferroviaires sol-trains développé par réseau ferré de France (RFF). Il est  incompatible et donc inaccessible aux terminaux GSM «grand public».   
■ Lafarge-Holcim : Le pari de l’éolien
En plus de son cœur de métier en tant que cimentier, le groupe  Lafarge est aussi présent dans le domaine de l’énergie renouvelable. Bruno Lafont, coprésident du conseil d’administration de Lafarge, a aussi pris part à la délégation officielle de François Hollande. Un accord de fourniture a été conclu entre Lafarge et Nareva pour alimenter les usines de Bouskoura et Meknès en énergie éolienne. A ce jour, Lafarge revendique une utilisation de l’énergie électrique à hauteur de 80% pour sa production. L’arrivée du top management de Lafarge intervient un peu avant l’opérationnalisation de la fusion Holcim-Lafarge. Ce qui annonce la naissance d’un géant mondial du ciment.

L’AFD, principal bailleur de fonds

LE Maroc est le premier bénéficiaire des financements de l’Agence française de développement (AFD). En 2014, l’agence a financé à hauteur de 200 millions d’euros les secteurs de l’agriculture, le solaire, le tourisme ou encore l’environnement. La formation reste l’une des priorités majeures du partenariat entre la France et le Maroc. Un soutien chapeauté essentiellement par le bras financier de l’Etat français dont l’encours est autour de 2,3 milliards d’euros.

Amine ATER

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