×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Etats-Unis: Reprise sur le marché automobile

    Par L'Economiste | Edition N°:4615 Le 28/09/2015 | Partager
    L’industrie retrouve son niveau d’avant-crise
    Taux d’intérêt, chute du cours du baril… Les ingrédients de la relance

    Aux Etats-Unis, le marché automobile est en train de tourner le dos à la crise. En moyenne, les ventes tournent autour de 17 millions d’unités par an (16,5 millions en 2014). C’est dire que le marché retrouve son tonus d’avant-crise de 2008. Certes, la reprise a mis du temps, mais elle a le mérite d’être la aujourd’hui. «Le marché revient sur un cycle d’évolution plus classique avec un rythme de progression moins élevé pour les prochaines années», analyse un expert de Boston Consulting Group, qui avait participé à la Task Force mise en place par Barack Obama, pour redresser l’industrie automobile US. Pour rappel, le marché américain avait touché son point le plus bas en 2009. Mais en 2015, il entame tout juste sa reprise. Il a donc fallu 5 ans pour remonter la pente de la morosité. De l’avis d’experts, «la voiture est un bien indispensable aux Etats-Unis hormis quelques exceptions comme New York ou Boston, beaucoup moins en Europe». De plus, culturellement l’Américain parcourt des milliers de kilomètres par an, tellement les distances entre Etats sont longues. D’où des véhicules à fort kilométrage, plutôt mailage sur le marché de l’occasion. A l’origine de la reprise de ce marché gigantesque, la conjugaison de plusieurs facteurs. D’abord, l’influence de taux d’intérêts assez bas qui ont joué un rôle déterminant dans l’achat du neuf et la baisse des cours du pétrole. Ce qui a permis plus de marge de manœuvre dans le choix de grosses motorisations. Pour rappel, entre 2008 et 2013, l’Américain optait plus pour des voitures plus petites et à faible consommation de carburant. Il y a eu aussi plus d’engouement pour les véhicules hybrides pendant les années de crise. Mais la baisse du cours du pétrole a atténué ces tendances. Il faut dire qu’en l’absence de taxes, le prix à la pompe est très fortement corrélé à l’évolution du cours du brut aux Etats-Unis. D’ailleurs, en peu de temps, le gallon d’essence est passé de 4 dollars à la pompe, à 1,5 dollar. Autre caractéristique de ce marché atypique, s’il est le plus concerné par le phénomène des rappels (Toyota, Honda, Volkswagen…), c’est parce que le lobbying des constructeurs US est des plus influents (GM, Chrysler, Chevrolet, Cadillac…). Une guerre larvée qui touche généralement les marques étrangères (dernière en date Volkswagen), relayée par l’arme des normes et des réglementations contraignantes sur les émissions de CO2.  Mais curieusement, le plus touché par les rappels, c’est un constructeur américain (General Motors) avec 20 millions de voitures.  Ceci étant, les ventes de GM n’ont pas du tout souffert des rappels, bien au contraire. Cette opération a fait revenir la confiance auprès des clients de GM. Globalement, les Etats-Unis de l’après-crise ont gagné en compétitivité, ce qui n’était pas le cas avant. Si auparavant, les voitures américaines étaient plus des SUV mastoc, des pick-up rudimentaires, sans technologie embarquée… Désormais, le made in USA gagne en équipements, en finition et en qualité des matériaux, quel que soit le segment. Autre changement notable, le marché des gros véhicules cède le terrain aux segments de crossovers de taille moyenne, des berlines. En termes de parts de marché Chrysler est passé de 8,9% en 2009 à 12,7% en 2014. De son côté, Toyota est passé de 17 à 14,3% sur la même période.

    Voiture connectée

    Pour les prochaines années, la voiture connectée sera l’un des principaux enjeux technologiques au marché US. La nouvelle bataille sera aussi sur le front de la capacité industrielle de produire des véhicules moins surdimensionnés, qui consomment peu et au juste prix. La pression sur les marges et les prix devra s’accentuer.

    A. R.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc