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    Culture

    L’art marocain conjugué au féminin

    Par L'Economiste | Edition N°:4589 Le 17/08/2015 | Partager
    Une exposition en hommage à la création féminine marocaine au Musée de Bank Al-Maghrib
    Une trentaine d’œuvres majeures de 15 artistes toutes générations confondues

    «Les femmes du Maroc», œuvre majeure de l’artiste Lalla Essaydi, figure dans l’exposition «L’art au féminin, une création plurielle» au Musée de Bank Al-Maghrib
     

    Une exposition d’artistes femmes rend hommage à leur créativité au Musée de Bank Al-Maghrib jusqu’au 31 octobre. «L’art au féminin, une création plurielle» est une exposition temporaire qui rentre dans le cycle artistique du musée. Après avoir présenté des expositions de grands peintres marocains qui ont marqué l’histoire de l’art du Royaume comme Kacimi ou Gharbaoui, le musée alimente ses expositions de thématiques comme la nouvelle génération d’artistes marocains, l’art au féminin… Cet évènement est également une manière pour le Musée de Bank Al-Maghrib de partager une partie de sa prestigieuse collection d’œuvres d’art consacrée à la création féminine, en parallèle avec ses expositions numismatiques. Ce mouvement féminin qui a commencé avec l’indépendance est évoqué à travers toutes les figures de l’évolution de l’art pictural féminin marocain, de la création des années 50 à aujourd’hui. Cette partie de l’histoire de l’art est présentée de façon académique à travers notamment des artistes comme Meriem Meziane, figure emblématique de l’art marocain qui a légué un riche patrimoine pictural. L’art féminin a également connu une véritable éclosion, notamment avec des artistes comme Chaïbia Talal, une autre doyenne dont on retrouve plusieurs œuvres exposées. A travers l’art naïf et abstrait, un ensemble de peintres ont reflété une phase historique du Maroc des années 60 à 80 avec l’indépendance, la libération et l’épanouissement de la femme. L’on peut notamment citer auprès de la maîtresse du genre, Chaïbia, ses héritières Fatna Gbouri ou encore Fatema Hassan El Farouj. Ces artistes ont marqué l’histoire de l’art marocain par une vision brute de la couleur avec des thématiques traditionnelles comme le mariage, les naissances, les souks…
    L’exposition ne se voulant pas rigide, le choix de la scénographie n’est pas chronologique. Les œuvres se côtoient à travers les différents styles et générations. L’on retrouve notamment la fameuse algue de Malika Agueznay, pionnière de l’art contemporain féminin, mais aussi de la photographie, représentée par des révélations des années 2000 telles que Lamia Naji.  Dans un autre registre, figure également Majida Khattari, qui détourne des œuvres orientalistes sur des thématiques chocs autour de la religion, du voile… L’art souiri n’est pas en reste avec Benhila Regraguiya. L’exposition fait aussi un petit clin d’œil à l’art sahraoui à travers les œuvres de Taoufa Elharrah. L’art féminin est également exposé dans un style plus archaïque, à travers Rahma Laaroussi. Une œuvre majeure de Lalla Essaydi, «Les femmes du Maroc», ou encore des travaux de Wafae Mezouar s’invitent dans cette exposition d’une grande richesse qui offre un beau panorama de l’art au féminin marocain.
    Aïda BOUAZZA
     

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