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    Tanger: Deux braquages de fourgon en un an

    Par L'Economiste | Edition N°:4589 Le 17/08/2015 | Partager
    La police a déployé de gros moyens dans toute la ville
    Similitudes troublantes avec une autre opération de février 2014

    L’attaque du fourgon était violente avec usage d’armes à feu et d’une grenade fumigène. Les assaillants sont toujours en cavale

    Un week-end bien chargé pour les forces de l’ordre à Tanger. Depuis le braquage raté d’un fourgon blindé de transport de fonds, jeudi dernier devant une agence bancaire au quartier Val Fleuri, les forces de l’ordre ont déclenché une chasse à l’homme pour retrouver les trois occupants d’une voiture noire utilisée pour mener l’opération: barrages, ratissage terrestre et aérien avec hélicoptères à l’appui,…
    Entre-temps, les souvenirs de l’incident sont bien gravés dans l’esprit des habitants du quartier qui ont cru à une scène d’un film d’action. Ce ne sont pas moins d’une vingtaine de douilles qui ont été retrouvées, l’état du fourgon, appartenant à la société G4S, spécialisée dans le transport de fonds atteste de la violence de l’attaque. Mais les réflexes du conducteur du fourgon ont permis de faire capoter le plan des braqueurs. Sur ces derniers, aucune information ne circule, mais la signature de pros est bel et bien évidente, selon plusieurs observateurs qui mettent en avant la rapidité avec laquelle l’opération a été menée, moins d’une minute et le sang froid des assaillants qui ont aussitôt disparu dans la nature.
    L’attaque rappelle le modus operandi d’une autre menée en février 2014. Cette fois, les assaillants avaient blessé un des gardes après avoir dérobé plus de 7 millions de dirhams. Serait-ce le même gang? Tout porte à croire que oui, selon des sources proches de l’enquête. En tout cas, la signature de pros est bien évidente. Le fait qu’ils se soient attaqués au fourgon, maillon faible et non à la banque en est l’un des indicateurs, d’autant plus que le butin peut atteindre facilement 20 à 30 millions de dirhams, selon les jours.
    L’élément novateur, et le plus inquiétant, reste l’utilisation d’armes à feu dans de tels braquages alors qu’avant, c’était plus rudimentaire. Les pistolets ont fait leur apparition dans les faits divers tangérois depuis quelques années, mais la fréquence de leur utilisation est en train de se répandre. Sur les deux dernières années, trois à quatre incidents ont été répertoriés, dans la plupart des cas il s’agissait de règlements de comptes entre bandes, avec le cas dernièrement de l’assassinat d’un marocain installé en Espagne sur la Corniche.

    De notre correspondant,
    Ali ABJIOU

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