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    Competences & rh

    Stratégie/Collège doctoral maghrébin
    Savoir mener sa thèse

    Par L'Economiste | Edition N°:4515 Le 29/04/2015 | Partager
    30 doctorants du Maghreb soutenus par des chercheurs
    Une initiative de l’Agence universitaire de la francophonie

    L’Agence universitaire de la francophonie vient d’organiser à Marrakech le 2e regroupement du Collège doctoral maghrébin en langue française du Bureau Maghreb. Ils étaient 30 doctorants du Maroc, de Tunisie et d’Algérie, a être accompagnés dans la préparation de leur thèse par une dizaine de professeurs chercheurs

    Littérature, culture et linguistique. Les thèmes des ateliers organisés par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), qui vient de tenir à Marrakech le 2e regroupement du Collège doctoral maghrébin en langue française du Bureau Maghreb. Issus du Maroc, de la Tunisie et de l’Algérie, 30 doctorants, inscrits en 1re année dans les établissements membres de l’AUF et sélectionnés sur candidature, sont encadrés par une dizaine de professeurs chercheurs de ces 3 pays, mais aussi de France et de Belgique. Pendant 3 ans, ces derniers vont les accompagner dans la préparation de leur thèse. “Une occasion pour ces doctorants de mieux mener leurs travaux et d’être sûrs de réussir. Une thèse traîne souvent en longueur, entre 4 et 5 ans. Grâce à ce programme d’accompagnement, ils seront mieux armés pour aboutir en 3 ans. Issus de différents pays, c’est aussi pour eux l’occasion de partager leurs expériences, leurs vécus, une culture et un mode de vie différents”, explique Cristina Robalo-Cordeiro, directrice du Bureau Maghreb de l’AUF. Parler de leur travail est déjà un premier bénéfice pour ces étudiants. Cette prise de recul leur permet de cerner à la fois leurs capacités, mais aussi leurs faiblesses.
    Ce soutien se décline dans des domaines, tels que la pédagogie universitaire, la méthodologie de recherche, la communication scientifique et la sensibilisation à l’entrepreneuriat. Une formation transversale et une approche interdisciplinaire pour une ouverture d’esprit, scientifique et méthodologique. Car “il s’agit avant tout d’une aventure humaine et d’un moment de convivialité fondamental” rajoute-t-elle. C’est ainsi qu’à l’occasion de ce 2e rassemblement, une rencontre avec l’écrivain et poète, Mourad Khireddine, a été organisée pour un temps de discussion et d’échange.
    Parmi la dizaine de professeurs chercheurs, Abdelhawad Mabrour de l’université d’El Jadida tire également les bénéfices de cette expérience. “Nous sommes heureux de constater un bel avancement dans le travail de thèse, mené par ces étudiants, depuis le 1er rassemblement, qui s’est tenu à Oran”. Autre encadrant, Charles Bonn, qui a, entre autres activités, enseigné à Constantine, Fès, Lyon 3, Paris 13, Lyon 2 et Leipzig, apprécie le fait que les ateliers soient menés par plusieurs professeurs à la fois. “Il ne s’agit pas d’un point de vue unique, ce qui met presque l’étudiant en situation de soutenance face à un jury et ainsi des avis différents sur son travail. Le fait que chacun de nous donne son avis et installe un dialogue avec le doctorant est une préparation à une soutenance qui les terrorise. Une expérience unique”.
    Cette initiative de coopération, de l’avis de tous les intervenants, n’a que des avantages. En effet, la communication entre les pays du Maghreb, particulièrement dans le domaine universitaire, n’est pas tout à fait au point. Ce collège doctoral fait ici la preuve d’un véritable enthousiasme, tant chez les professeurs que chez les doctorants.

    Les activités de l’AUF Maghreb

    LE Bureau Maghreb est le dernier-né des 10 bureaux régionaux de l’AUF. Créé le 1er janvier 2012, il est installé à Rabat et représente l’AUF en Tunisie, en Algérie et au Maroc, auprès de 102 établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Le Bureau Maghreb a fait siens les enjeux d’une francophonie universitaire portée par l’AUF, pour mieux les réinterpréter à l’échelle régionale avec une diversité de projets touchant des problématiques communes, et dont l’objectif est de favoriser les échanges scientifiques et humains autour des valeurs de la langue française. Le Bureau a ainsi défini ses objectifs propres dans le respect des traits communs et des singularités nationales de la région où il déploie son activité. 

    Stéphanie JACOB

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