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    Actu/Emploi
    Les futurs bacheliers obnubilés par le public

    Par L'Economiste | Edition N°:4515 Le 29/04/2015 | Partager
    La moitié y veut une place contre 16% pour le privé
    Politique, religion, éducation sexuelle, corruption… ils se confient
    Portrait-robot sur la base d’une enquête ciblant 6.000 élèves

    Les 1.168 élèves sondés jusqu’à présent sont plutôt bien équipés en matière de nouvelles technologies. 85% disposent d’un ordinateur, dont une moitié de PC portables. Les tablettes ne percent pas encore. 6% seulement en possèdent. Par ailleurs, 77% bénéficient d’une connexion internet

    La sécurité de l’emploi semble l’emporter aux yeux des jeunes. La moitié des candidats au baccalauréat préfère une carrière dans le secteur public. C’est ce que révèlent les premiers résultats de l’enquête du groupe L’Etudiant Marocain pour dresser le portrait-robot des futurs bacheliers, dans sa deuxième édition. Ils concernent 1.168 élèves (64% du public et 36% du privé) dans trois régions: Rabat, Agadir et Settat. L’objectif final de l’enquête, menée en partenariat avec les Académies régionales de l’Education et de la Formation, l’Association marocaine des cadres des centres d’information et d’aide à l’orientation et le groupe HEM, est de toucher 6.000 inscrits en deuxième année du bac dans toutes les régions.
    Seulement 16% disent vouloir intégrer le privé, tandis que plus du tiers est indifférent. Et ils semblent avoir déjà commencé à réfléchir à leur avenir professionnel, puisque 71% déclarent avoir une idée sur le métier qu’ils veulent exercer plus tard, et même du salaire qu’ils pourraient décrocher. Un peu moins du tiers, par exemple, estiment pouvoir toucher un revenu mensuel supérieur à 10.000 DH, et 27,3% un salaire compris entre 8.000 et 10.000 DH.
    Si pour choisir leur branche de baccalauréat ils se sont majoritairement débrouillés seuls (75%), pour leurs études supérieures, près de la moitié compte se concerter avec leurs parents. Moins du quart prévoit d’en discuter avec les conseillers en orientation.
    Les deux tiers souhaitent rester au Maroc, et 18% seulement rêvent de poursuivre leurs études à l’étranger.
    Les jeunes élèves ont été interpellés sur plusieurs thématiques, afin de pouvoir les «profiler». Les premiers résultats révèlent, par exemple, qu’ils ont conscience de l’importance de la maîtrise de langues étrangères, que ce soit pour le travail, les études ou la vie quotidienne. D’ailleurs, un tiers préfère recevoir des enseignements en anglais et en français après le bac. Ils affirment aussi aimer la lecture (83%), pratiquer des sports (82%). Les trois quarts déclarent, par ailleurs, avoir voyagé au cours de l’année.
    Sans surprise, la politique ne les intéresse pas (à 61%). Plus de la moitié annoncent d’ores et déjà qu’ils n’iront pas voter aux élections communales. Le travail associatif aussi ne les séduit pas vraiment, 82% n’y sont pas impliqués. Mais près des deux tiers sont prêts à s’y investir à l’avenir.
    Pour eux, la religion est considérée comme une relation personnelle avec le divin (74,6%). Une petite minorité pense qu’elle doit guider la politique (7,7%). Même si 79% sont contre la corruption, 12% estiment «qu’elle facilite la vie».   
    L’éducation sexuelle est un tabou pour environ la moitié d’entre eux. Un tiers est plutôt «open minded» par rapport à la question, et un cinquième dit ne pas avoir d’avis. Néanmoins, 66% aimeraient bien recevoir des cours en la matière.
    Au niveau des finances, les candidats au bac sont très peu bancarisés. La part de ceux possédant une carte bancaire est de seulement 12%. Uniquement la moitié dispose d’un argent de poche régulier.
    Questionnés également sur le nouveau code de la route, un élève sur cinq a confié ne pas en connaître l’existence. Ce qui montre la nécessité de plus d’efforts de communication et de sensibilisation sur le sujet.   
    Les résultats définitifs de l’enquête seront publiés en juin prochain, soit 6 mois après son lancement. Couvrant toutes les régions, ils permettront de relever des tendances plus globales. 

    Le système d’évaluation du bac décrié

    Les candidats au baccalauréat de Rabat, Settat et Agadir sont critiques par rapport au système d’évaluation du baccalauréat. Plus de 54% pensent qu’il faudrait l’améliorer et près de 28% le trouvent «Mauvais». Il ne convient qu’à 17% des élèves. En revanche, ils sont plutôt contents de la formation qu’ils reçoivent. 58% se disent satisfaits à très satisfaits, 29,7% sont peu satisfaits et 12,9% seulement témoignent de leur mécontentement. Les professeurs aussi semblent être appréciés. Ils récoltent 68% d’avis positifs. «Il faut, cependant, nuancer ces résultats qui ne concernent que 3 régions. Si l’on en intègre d’autres, un peu moins favorisées, la tendance pourrait changer», précise Hakim Hdidou, consultant pour le groupe L’Etudiant Marocain. L’administration est un peu moins appréciée, puisque 56% en sont satisfaits, alors qu’un sur cinq ne la voient pas d’un bon œil. 

    Ahlam NAZIH

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