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    Equipementiers
    La logistique, une niche d’économies

    Par L'Economiste | Edition N°:4515 Le 29/04/2015 | Partager
    Une plateforme logistique pour servir les besoins des opérateurs
    Objectif, réduire coûts et délais
    Une noria de 120 camions relie chaque jour Renault à la TFZ

    Les bobines en acier sont l’un des éléments les plus critiques pour un constructeur automobile. Importées d’Europe, elles constituent l’équivalent de la moitié du chiffre d’affaires d’un emboutisseur. La mise en place d’une logistique adaptée et efficiente permettra de soulager la trésorerie de ces opérateurs par exemple

     

    La logistique reste un service essentiel pour la mise en place de l’industrie automobile et la région nord est en train de se préparer. C’est le cas de la Tanger Free Zone qui a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour une plateforme logistique qui sera installée à la Tanger Automobile City, TAC. Face à la montée en charge rapide des flux dans la zone, une étude avait été lancée en 2014. «Il s’agissait de comprendre quel va être le schéma des flux logistiques associés à l’industrie et la manière dont elle allait opérer dans le futur avec l’accroissement des opérations», explique Mehdi Tazi-Riffi, directeur général de la TFZ. A titre d’exemple, le nombre de camions qui circulent entre la Tanger Free Zone et Renault est actuellement de 120 unités par jour. Bout à bout, c’est l’équivalent d’un convoi de plus d’un kilomètre et demi. De cette étude est apparue la nécessité de monter une plateforme de consolidation logistique. Il s’agit d’avoir un prestataire logisticien qui va venir récupérer les flux dans le cadre d’une prestation de bout en bout. Il s’agira, in fine, de simplifier la vie des équipementiers et de réduire leurs coûts par la mutualisation des ressources.
    Et comme Renault est actuellement l’un des plus impliqués, il a été intégré à la démarche, explique le directeur de la TFZ. Après l’appel à manifestation d’intérêt dont l’idée est de recueillir l’avis des logisticiens, un premier appel d’offres sera lancé.
    Déjà les grandes lignes du projet sont connues. Il s’agit d’un projet devant s’étendre sur 67.400 m2 dans le périmètre de la TAC, à proximité immédiate de l’usine Renault de Tanger. Il sera réalisé en plusieurs phases, la première devra s’étendre sur 8.400 mètres carrés, extensibles en fonction de la montée en charge des flux.
    En effet, selon la TFZ, le nombre de flux, c’est-à-dire conteneurs ou camions TIR d’import-export ayant un lien avec l’automobile, devra être multiplié par deux d’ici 2020 pour atteindre les 150.000. Les flux propres à Renault seront pour leur part multipliés par trois pour atteindre en 2020 les 108.000 unités.
    A noter que la filière automobile au sein de TangerMed repose en grande partie sur Renault Tanger avec une capacité annuelle installée de 340.000 véhicules. En 2014, le volume de véhicules fabriqués a atteint les 227.000 unités. Parallèlement, la filière des équipementiers représente à ce jour près de 70 entreprises et un chiffre d’affaires, selon la TFZ, de 3 milliards d’euros, soit l’équivalent de 32 milliards de dirhams. Ce tissu industriel dispose d’une capacité de développement certain qui s’appuie sur un potentiel considérable avec près de 27 sites d’assemblage en Europe à moins de 48 heures de route de Tanger, soit l’équivalent de plus de 5 millions de véhicules.

    Un créneau sous haute surveillance

    Au niveau de l’Amica, une commission a été dédiée exclusivement à la logistique. Cette dernière a réalisé un véritable travail pour cerner les volumes en circulation et les voies de réduction des coûts. Actuellement, l’Amica assure avoir réalisé une optimisation allant jusqu’à 30% sur certains trajets complets à partir de Tanger vers le nord de l’Espagne notamment. Un score qui pourrait être revu à la hausse et qui a permis de rassurer divers constructeurs voulant se sourcer à partir du Maroc.
    En particulier, un travail est en cours avec les armateurs et avec TMSA en vue de réduire les coûts et les temps d’attente au port. Aujourd’hui, on vise deux heures d’attente comme objectif ce qui permettra d’augmenter les rotations et de réduire les prix. 

    Ali ABJIOU

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