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    Fès: La ZI d’Aïn Chkef en mal d’équipement

    Par L'Economiste | Edition N°:4506 Le 16/04/2015 | Partager
    Transport, éclairage, chiens errants… le calvaire des industriels
    Mise à niveau de la voirie, gardiennage, extension… les doléances

    La ZI d’Aïn Chkef, qui est relativement jeune en comparaison avec celle de Doukkarat créée en 1950, souffre de plusieurs maux dont notamment le manque de moyens de transport, des défauts d’éclairage et l’invasion des chiens errants

    Première visite remarquée de Moulay Hafid Elalamy à la zone industrielle (ZI) d’Aïn Chkef à Fès. Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie numérique était l’invité de la société Cabliance Maroc pour la célébration de son 3e anniversaire. La joint-venture d’Alstom et Nexans fait partie de la centaine d’unités situées dans la ZI d’Aïn Chkef (voir aussi notre Analyse pages 3 à 8).
    Aménagée par Al Omrane, au début des années 2000, sur 18 ha au sud-ouest de la ville, celle-ci souffre aujourd’hui de plusieurs maux. En tête, figurent le défaut d’éclairage public,  les coupures d’électricité, l’invasion des chiens errants, les débordements de déchets, l’état lamentable de sa voirie, outre le manque de moyens de transport. Pour ce dernier volet, Thami El Amraoui, président de l’Association de la zone industrielle d’Aïn Chkef (Aziac) est lassé de soulever les mêmes problèmes. Il affirme «qu’une seule ligne du transport urbain dessert le quartier». Face cette situation, les industriels se sont trouvés dans l’obligation d’investir dans l’acquisition de véhicules de transport. «Mais bon nombre d’entre eux n’ont pas reçu l’autorisation de transporter leurs ouvriers», déplore El Amraoui. Ce dernier se rappelle encore l’engouement manifesté par les opérateurs de la région pour ce projet il y a une dizaine d’années. La demande globale exprimée par les investisseurs était 5 fois supérieure à celle disponible. Réalisé dans le cadre du programme national d’aménagement des zones industrielles, mené en partenariat avec le Fonds Hassan II pour le développement économique et social, les ministères de l’Industrie et du Commerce, des Télécommunications, de l’Habitat et de l’Urbanisme, ce quartier promettait un meilleur fonctionnement des entreprises. La Société nationale d’équipement et de construction (SNEC) y était aussi partie prenante via un investissement de près de 40 millions de DH. La zone compte 115 lots de 500 à 700 m2, 20 lots de 700 à 1.000 m2 et 27 lots de plus de 1.000 m2, en plus de lots dédiés aux équipements collectifs. Dès l’achèvement des travaux, les lots ont été attribués aux bénéficiaires. En septembre 2004, à sa livraison, la zone devait abriter quelque 110 unités avec un investissement global de près  de 400 millions de DH et 6.822 emplois à générer. Normal, puisque la ZI devait être dotée de toutes les infrastructures et équipements de base indispensables au bon fonctionnement des unités industrielles. Les opérateurs y voyaient un parc de nouvelle génération. Mais, rapidement, le rêve est brisé. Outre la mauvaise répartition des lots, l’Agence urbaine leur exigeait un recul de 5 à 10 mètres pour le parking. Ainsi, un lot d’une superficie de 1.000 m2 perd quelque 300 m2 après l’application de la mesure. Et il devient, dans certains cas, non conforme au projet prévu au début par l’acquéreur. En plus, certaines banques refusaient de prendre en charge la gestion du risque. Par ailleurs, pour bénéficier de l’aide de 160.000 DH du Fonds Hassan II, l’investissement devait dépasser le 1 million de DH, et ce, conformément à l’article 3 qui régit cette subvention. En outre, des spéculateurs s’étaient emparés de certains lots. D’autres y ont construit des dépôts au lieu des usines qui devaient générer de l’emploi et résorber le chômage. Résultat: la zone n’est valorisée qu’à hauteur de 70%. Elle n’emploie aujourd’hui que 3.000 ouvriers environ, soit la moitié de ce qui était prévu, et accueille des petites industries de textile, confection, pharmacie, abattoir avicole, concession de voiture, tôlier, cuir, traiteurs, câblage… et surtout des dépôts de stockage (30%).

    Le centre de gestion «envahi» par les chiens

    Près de 2 ans après son inauguration, le centre multiservices pour la gestion de la zone, construit et concédé, pour un dirham symbolique, à la CCIS, est toujours fermé. «Pour cause, aucune société de gestion n’a répondu à l’appel d’offres concernant sa mise en marche», révèle Thami El Amraoui. Pourtant, ce centre comprend une salle polyvalente, une salle de soins, un restaurant, un siège d’association, ainsi que des commerces à louer qui pourraient être rentables pour la zone. Celle-ci ne dispose pas non plus de budget d’entretien ni de service de gardiennage. Gardiennage qui jusque-là est assuré par des chiens errants et enragés. En tout cas, les opérateurs espèrent que la visite de Moulay Hafid Elalamy et Aziz Rabbah sera une occasion pour soigner leur ZI. Ils souhaitent enfin que les deux ministres participent à la mise à niveau de la ZI d’Aïn Chkef et à son extension profitant du terrain mitoyen de la Simef et qui risque de servir à la promotion immobilière en dépit de l’industrie productive.

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

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