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    Record de croisiéristes à Casablanca!

    Par L'Economiste | Edition N°:4505 Le 15/04/2015 | Partager
    Deux gros paquebots y ont accosté samedi dernier
    Des remontées critiques sur les conditions de débarquement
    Objectif: 500.000 croisiéristes/an avec le nouveau quai

    L’accostage des navires de croisière se fait surtout au niveau du terminal des agrumes, avec tout ce qui s’ensuit comme désagréments pour les touristes et les professionnels. A l’arrivée, les croisiéristes doivent se faufiler au milieu des cargaisons de marchandises et des conteneurs de tous genres
     

    15.000 croisiéristes en une journée! C’est le nouveau record enregistré par  Casablanca samedi 11 avril. Deux des plus gros paquebots de croisière au niveau international y ont accosté à 6 heures du matin. Il s’agit du «Fantasia», de la compagnie MSC, avec 7.000 personnes à bord, et le «Pacifica» (de la compagnie Costa) qui embarquait pas moins de 6.000 touristes. Sans compter de petits bateaux d’une capacité globale de 2.000 personnes. «Une partie de ces croisiéristes a passé la journée à Casablanca. Le reste a préféré d’autres destinations comme El Jadida, Marrakech, Rabat, Fès …», précise Saïd Mouhid, DG du  Conseil régional du tourisme (CRT) de Casablanca.
    Avec ses 260.000 croisiéristes par an (2014), Casablanca est le 1er port de croisière au Maroc, suivie par Tanger et Agadir. Le port de Casablanca se distingue en revanche par sa position centrale qui permet de visiter l’arrière-pays en moins de 3 heures. En effet, le parcours des croisiéristes est généralement bien chronométré avec 3 heures de route à l’aller et autant au retour en plus de 6 heures sur place. De plus, le port de Casablanca présente l’avantage d’être à mi-chemin entre l’Espagne et les Iles Canaries, ce qui en fait un passage obligé pour les plus gros paquebots de croisière. Sachant qu’un croisiériste dépense en moyenne 200 dollars sur place, sans compter les recettes pour les transporteurs, restaurateurs, frais d’escale… «Malheureusement, le port, qui a atteint les limites de sa capacité, ne peut recevoir davantage de touristes pour le moment», déplore le DG du CRT. L’accostage des navires de croisière se fait surtout au niveau du terminal des agrumes, avec tout ce qui s’ensuit comme désagréments pour les touristes et les professionnels (voir encadré).
    Le projet de quai des croisières, dont le coût s’élève à 456 millions de DH, devrait permettre à terme de dépasser le cap des 500.000 croisiéristes par an d’ici 2017. Il devra accompagner les projets touristiques prévus par le programme Wessal Casablanca-Port. Il vient aussi renforcer l’attractivité de la métropole conformément à la Vision 2020 du tourisme. Ce site répondra à la demande de plus en plus forte des agences de voyages pour le tourisme de croisière.
    Le nouveau terminal des croisières sera adossé à la jetée Moulay Youssef du port, à la hauteur de l’ancien poste pétrolier. Il pourra accueillir des navires allant jusqu’à 350 m de longueur et 45 m de largeur, avec une profondeur de 9 mètres. De même, il est prévu d’aménager deux quais de débarquement d’une longueur totale d’environ 650 m. C’est le groupement Houar-Atlantic Dredging Maroc qui a remporté ce marché en octobre 2014. Aujourd’hui, les travaux d’installation du chantier et les études d’exécution ont déjà démarré, assure-t-on auprès de l’ANP. Le nouveau quai des croisières devrait être livré dans un délai de 24 mois.

    Pagaille au port…

    C’était une journée exceptionnelle pour les équipes de l’agence Alizés Travel, qui a reçu, à elle seule, plus 9.000 croisiéristes samedi dernier. Il fallait transporter ces touristes à bord d’une soixantaine d’autocars dans un espace réduit sur les quais 35-36, consacrés au transport de chargements de fer et de bois! «Les risques sont réels pour les touristes qui doivent se faufiler au milieu des cargaisons de marchandises et des conteneurs en tous genres», signale une responsable au niveau de l’agence. Sans parler des risques sanitaires et autres désagréments: odeurs nauséabondes, rats, chats… L’agence, qui accueille près de 150 bateaux de croisière par an, a dû parfois rembourser les touristes récalcitrants qui refusaient de débarquer dans ces conditions «lamentables». En attendant la mise en service du quai des croisières, les opérateurs appellent à améliorer les conditions d’accès au port, en aménageant un espace dédié à l’accueil des touristes.

    Aziza EL AFFAS

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