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Société

Ebola: Le Maroc réactive le plan de vigilance

Par L'Economiste | Edition N°:4499 Le 07/04/2015 | Partager
Renforcement des mesures de prévention et de contrôle
Nouveaux équipements pour la prise en charge des infections
L’OMS évalue la première phase du plan de riposte au virus

Rabat renforce les mesures de vigilance pour faire face aux menaces que pose ce virus dévastateur, surtout après l’évolution inquiétante de la maladie dans certains pays comme la Guinée

LA poursuite de la propagation d’Ebola a poussé le Maroc à réactiver son plan de bataille contre cette menace. Le ministère de la Santé vient de renforcer la vigilance à travers la redynamisation du plan de préparation à la riposte au virus Ebola, suite aux instructions royales. Houssaine Louardi, Mohamed Hassad, Charki Draiss et le général de corps d’armée Housni Benslimane ont donné une conférence de presse dans ce sens, hier au ministère de la Santé à Rabat. L’objectif est de relancer les actions prévues pour faire face à ce virus dévastateur. Surtout que «la situation en Guinée confirme que l’épidémie n’est pas terminée, qu’elle reste encore hors de contrôle dans certaines zones. Donc, il ne faut surtout pas relâcher les efforts vis-à-vis des pays concernés», a indiqué Yves Souteyrand, représentant de l’OMS à Rabat. La relance de ce plan a été décidée «suite à l’évolution préoccupante de la situation en Guinée», a souligné Louardi. Aujourd’hui, «plusieurs mesures sont prévues pour renforcer le niveau de vigilance sanitaire», a-t-il ajouté. Il s’agit notamment du lancement de campagnes de sensibilisation et d’information des différents intervenants, l’organisation de visites sur le terrain pour faire le point sur les préparatifs et combler les déficits. A cela s’ajoute le renforcement des capacités de prise en charge et de traitement, à travers la mise en place de 5 unités mobiles pour assurer la mise en quarantaine des personnes infectées dans les régions les plus touchées. Le département de la Santé s’est également doté d’appareils PCR qui permettent d’effectuer des diagnostics en une heure au lieu de 5 heures. Le personnel hospitalier et les équipes de contrôle aux frontières seront aussi dotés de nouveaux équipements de protection personnelle, vu le nombre élevé de médecins et d’infirmiers qui ont succombé à cette maladie dans les pays touchés. En effet, «861 professionnels ont été contaminés depuis le début de l’épidémie, et 495 d’entre eux ont perdu la vie en accomplissant leur devoir», a fait savoir Yves Souteyrand. Cette deuxième phase du plan de préparation à la riposte contre Ebola intervient une année après le lancement des premières mesures dans ce sens.

Repères:

25.000 personnes contaminées dans le monde depuis le début du virus
10.460 personnes ont succombé à la maladie
861 professionnels contaminés
495 d’entre eux sont décédés
3 pays concentrent l’essentiel des décès (Sierra Leone, Libéria, Guinée)
 

Celles-ci s’articulent autour de 4 axes, à savoir la prévention de l’infiltration du virus au territoire national, la détection précoce des cas infectés, la garantie d’un transfert sécurisé des personnes et de leur prise en charge, ainsi que le renforcement de la coordination entre les différents intervenants. Le Maroc avait sollicité l’OMS pour faire le bilan de cette première étape. Cette évaluation a été réalisée en février dernier par une équipe d’experts internationaux relevant de cette organisation. Elle a porté sur 6 domaines, à savoir la coordination intersectorielle, la surveillance et le suivi des contacts et la prise en charge de l’infection. A cela s’ajoute le contrôle des points d’entrée, des laboratoires et de la communication. Yves Souteyrand a souligné que «l’équipe d’experts a constaté la forte mobilisation du gouvernement et de l’ensemble des acteurs, et surtout l’importance des efforts du pays dans tous les domaines couverts par la réponse». Le constat du représentant de l’OMS est sans appel: «le Maroc est sans aucun doute bien préparé pour faire face à une éventuelle importation de cas d’Ebola. L’OMS utilise d’ailleurs régulièrement l’expertise marocaine pour assister d’autres pays de la région à renforcer leur capacité et leur préparation». Rappelons que la menace que représente le virus Ebola, qui fait des ravages dans des pays d’Afrique subsaharienne, a été la principale motivation du Maroc pour réclamer le report de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations.

Efficience

EN dépit des risques élevés, le Maroc est l’un des rares pays à avoir maintenu des liaisons aériennes avec les pays touchés par le virus, de l’avis même de l’OMS. «L’efficience du plan de préparation a permis d’éviter au Maroc d’enregistrer des cas d’infection», a estimé Houssaine Louardi. Surtout qu’un nombre élevé de passagers en provenance de ces pays transitent par les aéroports du Royaume. Leur nombre s’est élevé à 103.000 voyageurs depuis le début de la maladie. Les équipes de contrôle ont procédé au diagnostic de 29 cas suspects, mais les résultats se sont avérés négatifs.

M. A. M.

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