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Rétrospective 2014

Ces entreprises qui ont fait l’événement
Ecosystèmes: La montée en régime dès 2015

Par L'Economiste | Edition N°:4432 Le 31/12/2014 | Partager
L’automobile et l’énergie déjà dans l’engrenage
OCP, Holcim, Cosumar et ONEE… les pièces maîtresses

Malgré une conjoncture assez difficile, nombreuses sont les entreprises qui ont pu se démarquer en 2014. L’offensive

vers l’Afrique aurait été très significative. L’année a été marquée par la réduction des prix des médicaments, l’arrêt de la subvention sur certains produits pétroliers, la mise en œuvre de l’indemnité pour perte d’emploi (IPE)… 2014 a aussi été le point de départ du concept des écosystèmes, censé monter en régime en 2015. L’affaire CDG/CGI (Madinat Badès à Al Hoceima) aura été l’événement phare. Mais elle n’a pas encore livré tous ses secrets. Autre fait marquant, la recapitalisation de l’ONEE (40 milliards de DH) financée par l’Etat, l’Office et les clients.

LE concept sera l’un des plus attendus en 2015. Lancée dans la foulée de l’accélération du programme d’industrialisation de l’économie nationale, l’approche écosystémique se déploie. L’automobile est l’un des premiers secteurs à adopter le principe. Sous la houlette de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica), quatre écosystèmes matures (câblage, systèmes, emboutissage et batterie) ont été identifiés. D’autres sont encore à l’étude, notamment pour les filières motorisation, construction, châssis et extérieur. La mise en ouvre de tout ce tissu industriel devrait nécessiter une mobilisation foncière estimée à 275 ha à l’horizon 2020. A terme, les écosystèmes du secteur devraient générer un chiffre d’affaires additionnel de 24 milliards de dirhams. L’automobile est déjà premier exportateur de l’économie nationale avec 33 milliards de DH  à fin octobre 2014. A l’horizon 2020, l’objectif est de multiplier par 2,5 fois le volume à l’export et porter le taux d’intégration industrielle à 65%. Le département de Moulay Hafid Elalamy ne compte pas s’arrêter là. En 2015, le concept sera déployé pour le secteur de l’énergie. Une convention devrait être prochainement finalisée dans ce sens avec les professionnels de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables. Sur les 26 écosystèmes industriels à déployer dans le cadre du Plan d’accélération industrielle (PAI), 10 seront dans les secteurs de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables. Cela porte sur un potentiel de création de 50.000 emplois à l’horizon 2020. Les banques devront aussi s’y mettre. Le modèle OCP, qui compte investir 50 milliards de dirhams au cours des prochaines années, promet de mettre en place un micro-univers de PME spécialisées dans les équipements miniers. Les banques aussi devraient se greffer de plus en plus au concept. Attijariwafa bank vient de finaliser 4 partenariats avec le groupe OCP, Holcim, Cosumar et l’ONEE. 2015 sera l’année de la montée en vitesse du PAI.

 

RAM: Re-décollage imminent

LA compagnie nationale sera sur de meilleures altitudes en 2015. RAM commence à récolter les premiers fruits de ses

efforts de restructuration imposés par le contrat-programme. Mieux, elle se permet même d’étendre son réseau en menant une offensive commerciale très agressive vers les destinations subsahariennes, de diversifier sont portefeuille de fournisseurs d’appareils, mais aussi de prendre des risques, en maintenant ses vols vers les pays affectés par l’épidémie Ebola en 2014. Résultat : un relèvement «historique», selon les propres mots de Driss Benhima, PDG, du résultat d’exploitation de la compagnie à 718 millions de DH en 2013,  dépassant les 154 millions visés par le contrat-programme. 2015 se présente sous de meilleurs auspices, RAM recommence même à recruter, au bout de deux longues années de cure intensive et de réduction des charges. Ce début d’année sera marqué, sous le signe du redécollage stratégique, par l’arrivée du 787-8 Dreamliner de Boeing.

Lafarge/Holcim: Un géant dès juin prochain

C’EST l’opération de l’année. Le mariage annoncé entre le groupe Holcim et Lafarge n’est pas encore consommé que le

secteur se prépare déjà à une reconfiguration en profondeur. Au Maroc, plus rien ne devrait être comme avant à partir de juin 2015. Il y a de quoi: 55 à 60% de part de marché prévisionnelle, plus de 8 milliards de DH en chiffre d’affaires combiné, un regroupement exceptionnel d’actifs industriels et synergies opérationnelles en cours de développement. L’opération a reçu l’aval de la primature et des autorités de concurrence. Les conditions posées par les autorités marocaines seraient, officiellement, le maintien des emplois et des investissements.
Pour le moment, les activités se poursuivent de part et d’autre, comme si de rien n’était. Les deux groupes devraient aborder sereinement 2015, dans une conjoncture sectorielle avec des hauts et des bas. Au fin juin 2014, Holcim Maroc affichait des performances positives, avec des ventes en progression de près de 2%. Lafarge Maroc était aussi au rendez-vous avec un chiffre d’affaires semestriel consolidé à 2,5 milliards de DH.
A l’international, les deux groupes ont attendu cette fin d’année pour mettre en place le comité exécutif qui pilotera le futur géant.

ONEE: Sortie du tunnel?

LES mesures de relance des activités de l’ONEE commencent à peine  à prendre. La transition 2014-2015 sera marquée

par la mise en application du contrat-programme signé avec l’Etat. Ce dernier a accordé un important soutien financier à la gestion des activités de fonctionnement de l’office.  40 milliards de DH sont mobilisés sur 4 ans dans le cadre de cet accompagnement, dont 50% seront versés par les caisses de l’Etat. L’autre moitié devrait provenir des comptes de l’Office, mais aussi des clients. Justement, dès janvier 2015, une deuxième hausse est prévue. La facture éléctrique devrait grimper de 4,4% pour les clients basse tension, 9% pour ceux de moyenne tension, 3,5% pour les grands comptes THT et HT, et 7,5% pour les clients-distributeurs. Des augmentations sont aussi prévues sur l’eau et l’assainissement. Les mesures fiscales contenues dans le contrat-programme prévoient une hausse de 7 à 10% des taux de TVA en 2015, et à 14% en 2017. Côté dettes, l’Office a été interpellé sur la question des arriérés de paiement. En tout cas, le management se veut rassurant sur ce dossier. Lors d’une récente rencontre, Ali Fassi Fihri, le directeur de l’Office, s’engageait sur l’épuration des arriérés en 2015.

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