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Bourse: Sale temps pour les immobilières

Par L'Economiste | Edition N°:4432 Le 31/12/2014 | Partager
-42,86% pour Alliances, -30,50% pour Addoha
La situation financière des entreprises préoccupent les investisseurs
Paradoxalement, les titres ont toujours la faveur des brokers

Le rebond de la place depuis le début de l’année n’a pas profité aux valeurs immobilières. Elles ont fortement corrigé. La situation financière des promoteurs et le faible rendement du dividende expliquent en partie le manque d’intérêts des investisseurs pour ces titres

En rentrant sur un marché «hostile» aux immobilières, Résidences Dar Saada savait à quoi s’attendre. Moins de deux semaines après sa première cotation (18 décembre), le cours de la filiale de Palmeraie Développement affichait une perte de 7,67% à la clôture du marché, lundi 29. Les autres valeurs du secteur, elles, s’effondrent. Alliances chutait de 42,86% et Addoha de 30,50%. «Les mouvements à la vente sur les immobilières se sont accentués après des rumeurs sur les difficultés de la filiale construction du groupe Alliances», explique un analyste. «Les investisseurs ont extrapolé cette difficulté aux autres opérateurs», poursuit la même source.
Depuis, Alliances a décroché de nouveaux marchés sur le continent notamment, dont un contrat de 3,2 milliards de DH au Cameroun qui va profiter à la filiale construction. Celle-ci a également paraphé un contrat équivalent à 20 milliards de DH pour la réalisation de deux projets portuaires au Maroc en partenariat avec le chinois CHEC, a confié à L’Economiste Mohamed Alami Lazraq, président-directeur général du groupe Alliances
(cf.www.leconomiste.com; édition du 24 décembre). Mais ces annonces n’ont pas d’effet sur le cours en Bourse de l’opérateur pour l’instant. 
L’attaque sur les immobilières est-elle justifiée? Au regard des performances, il est difficile de reprocher aux investisseurs de se détourner des titres des compagnies immobilières. Sur trois ans (novembre 2011 à novembre 2014), Addoha et Alliances n’ont pas créé de la valeur pour leurs actionnaires. Elles ont enregistré une performance brute (performance du cours + rendement du dividende) de -33% et -31% respectivement. Aujourd’hui, les investisseurs sont plus exigeants en termes de rendement du dividende des sociétés immobilières compte tenu de leur niveau de développement. Le nouvel entrant sur le marché, Résidences Dar Saada ne se démarque pas par rapport aux autres opérateurs, remarquent les analystes. L’amélioration du dividende passe notamment par l’assainissement de la situation financière des opérateurs. Clairement, «il y a un problème de dette et les investisseurs se posent beaucoup de questions», relève un analyste. Même si les opérateurs se sont attaqués à ce chantier, il ne faut pas s’attendre à des résultats à court terme. Pour les professionnels de marché, cette initiative des opérateurs pourrait requinquer leurs titres en Bourse et offrir de nouvelles opportunités aux investisseurs, mais à condition de se positionner sur un horizon supérieur long, plus de trois ans. Entre les recommandations à l’achat des brokers et le comportement des immobilières depuis quelques années, les arbitrages sont un vrai dilemme pour les particuliers qui souhaitent investir dans l’immobilier.

F. Fa

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