×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Analyse

    Tourisme dans le Nord: Le privé a du mal à s'impliquer

    Par L'Economiste | Edition N°:4427 Le 24/12/2014 | Partager
    73% des projets n’ont pas encore été lancés
    La tutelle ne dispose pas de budget, le plus gros repose sur les opérateurs privés
    Un manque d'enthousiasme aussi induit par l'atonie des marchés émetteurs

    Chefchaouen, une cité tournée vers la nature avec comme arguments la montagne et le calme, mais aussi son aspect culturel. Des avantages sur lesquels le contrat-programme régional, signé en 2013, insiste fortement pour offrir une alternative au balnéaire
     

    Près d’une année et demie après la signature du contrat-programme régional pour le secteur touristique dans la région de Tanger-Tétouan, le rythme des réalisations n'a pas encore trouvé sa vitesse de croisière et l'opérationnalisation des projets prévus dans ce cadre avance à petits pas. En effet, selon un document du ministère du Tourisme, les trois quarts des 126 projets prévus dans le cadre du contrat-programme régional n’ont pas encore vu leurs travaux démarrer ni leurs études lancées. Seuls trois projets ont été bouclés, deux à Fahs Anjra et un autre à la préfecture de Mdiq-Fnideq. Le contrat aurait-il été trop ambitieux? Non, pas du tout, selon le département du Tourisme. Pour Lahcen Haddad, ministre de tutelle, «le contrat-programme est la feuille de route qui fera de la région l’une des premières destinations en matière de développement touristique du pays et de la région méditerranéenne», déclarait-il lors des journées économiques de la ville de Tétouan. Mais il semble que la crise actuelle qui frappe les marchés d’émission de référence (Espagne et France) n’ait pas trop aidé à accélérer les travaux. D’autre part, selon une source au département du Tourisme, l’essentiel du poids des projets repose sur l’initiative du secteur privé et le ministère «ne peut pas lui forcer la main». La tutelle ne dispose pas de budget d’investissement, mais peut par contre assurer le conseil et le suivi des dossiers, assure-t-on auprès du ministère. Ceci n’empêche que dans des zones comme l’arrière-pays de Tétouan, la demande est là pour l’implantation de projets de développement touristique. C’est le cas, par exemple, de bourgades comme celle de Ben Karrich, située à quelques kilomètres de Tétouan et dont le micro-climat en fait une excellente alternative à l’air marin de la côte. Il est prévu que des projets touristiques durables y soient installés afin de satisfaire la demande tant du tourisme international que local.
    Il est à noter que l’une des originalités de ce contrat, outre le fait d’avoir rebaptisé la région du surnom de «Cap Nord», est d’insister sur l’un des caractères de la région, ses grands espaces naturels. C’est le cas de la ville de Chefchaouen, qualifiée de «bijou du Rif» avec des points forts comme la nature, mais aussi la culture à travers son histoire. Assilah et Larache complètent le tour avec l'ambition de doter la région d’alternatives aux produits balnéaires conventionnels. Le contrat-programme n’omet pas les villes de Tanger et de Tétouan qui se placent comme des valeurs sûres. La première est une ville cosmopolite et son arrière-pays constitue un véritable patrimoine naturel et culturel riche à part entière, selon le contrat-programme. Ce dernier fait référence à ses plages, la médina ou les grottes d’Hercule, un site unique en son genre. Pour sa part, Tétouan est perçue sous son angle culturel comme une ville au caractère andalou. Il s’agit d’une véritable cité méditerranéenne forte de son histoire et de son héritage culturel dont une médina classée patrimoine mondial selon l’Unesco. Ces deux territoires devront proposer, selon la Vision 2020, une offre basée sur le balnéaire et se positionner aussi comme des destinations pour les escapades en week-end et les congrès et foires.
    Selon le schéma présenté par le contrat-programme, il est prévu d’attirer près de 2,8 millions de touristes en 2020, soit quatre fois plus qu’en 2010. La capacité litière devra par conséquent être boostée. Le contrat-programme régional prévoit en effet de porter le nombre de lits à près de 40.000, soit plus de deux fois et demie l’existant actuel. Le nombre d’emplois créés devra atteindre les 128.000 en 2020 dont 26.000 directs, soit plus du double qu’en 2010.

    Le tourisme national en ligne de mire

    La région devra donner la part belle au tourisme national. Il est prévu pour la ville de Tétouan d’accueillir un projet dans le cadre de l’initiative ‘Biladi’. Il s’agit d’une station touristique dédiée au tourisme national d’une capacité totale de 1.700 lits avec une offre variée de types d’hébergement. Elle disposera d’une offre d’animation variée et adaptée aux clients nationaux. L’investissement total est de 850 millions de DH, l’entrée en service se fera vers 2017. D’autres projets sont prévus, c’est le cas des niches à forte valeur ajoutée, telles les foires et expositions. Il est prévu en effet de mettre en place un parc d’expositions à Tanger dont les travaux devraient démarrer en 2015. Le budget prévu est de 500 millions de DH, financés par le secteur public et privé.

    Ali ABJIOU

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc