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    Analyse

    Tourisme dans le Nord
    La saisonnalité continue de plomber le secteur

    Par L'Economiste | Edition N°:4427 Le 24/12/2014 | Partager
    La destination a du mal à se défaire du balnéaire, en dépit des efforts sur le tourisme d’affaires
    Avec 15.000 lits, la région est encore sous le seuil radar
    Travailler en parallèle sur le produit, une nécessité

    Malgré des atouts de premier ordre sur le papier, le tourisme ne semble pas vouloir décoller dans le Nord.

    Le contrat-programme prévoit de favoriser le développement des projets à caractère durable tout en n’oubliant pas les classiques liés au tourisme balnéaire comme les plages de Tétouan et de Tanger

    Alors que le secteur au niveau national affiche un taux de croissance de 5%, la région se situe en deçà avec un timide 3,5%. Saisonnalité, marchés émetteurs en crise, faiblesse de la capacité litière, les maux dont souffre le secteur touristique sont nombreux et bien réels.
    Concernant la saisonnalité, il s’agit d’une conséquence directe du positionnement balnéaire du produit touristique de la région, tant du côté de Tanger que de celui de Tétouan et de sa côte. Cette dernière est encore plus mal lotie, la saison touristique ne durant que quelques mois, elle déséquilibre la santé financière des établissements touristiques. La diversification a été entamée du côté de Tanger, et a permis de rallonger la durée de la saison touristique. Mais selon les opérateurs, elle est plus le résultat de la politique de développement industriel de la ville que des efforts inhérents au secteur en lui-même. C’est le cas de l’industrie de l’automobile qui a boosté le segment du secteur d’affaires.
    D’autres villes ont pu le faire, affirmait, dernièrement à Tétouan, le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, c’est le cas de Marrakech. Pourquoi Tanger et Tétouan n’arriveraient-elles pas à le faire?
    Cette situation est d’autant plus compliquée que les marchés traditionnels de la zone, la France et l’Espagne, souffrent depuis plusieurs années d’une récession de leurs économies respectives qui se répercute sur le nombre d’arrivées au niveau de la région.

    Malgré une image touristique très forte, la région affiche des chiffres modestes en matière d’activité économique, surtout en matière de recettes. A peine quelque 10 milliards de DH alors que les recettes touristiques nationales s’établissent à près de 76 milliards de DH, soit 13% pour cette région qui regorge de potentialités

    Mais c’est au niveau des infrastructures que le vrai problème se pose, selon le département du tourisme. Selon le ministère, la faiblesse de la capacité litière de la région est le principal frein à son développement. Pour être considérée comme une destination touristique, la région doit pouvoir aligner au minimum 30.000 lits, or elle arrive au meilleur des cas à quelque 16.000 lits. Justement, l’un des objectifs du contrat-programme régional signé en juin 2013 à Tanger est d’arriver à l’horizon 2020 à aligner 40.000 lits. Ce qui permettra, selon le ministère, d’améliorer l’image de la région et de mieux peser au moment des négociations avec les voyagistes, car avec la capacité actuelle, Cap Nord est en dessous du seuil de visibilité.
    Mais est-ce suffisant? Du côté des opérateurs, on assure que la situation est plus compliquée qu’elle ne paraît. Avec le volume actuel de lits, la destination n’arrive à assurer que 325.000 arrivées et un peu moins d’un million de nuitées, soit un taux de remplissage à Tétouan de 30% et à Tanger de 48%, affirme Abdelghani Ragala, directeur du Conseil régional du tourisme de la Tanger-Tétouan (CRT). «Il y a déjà tout un travail à faire avant de chercher de nouveaux investissements», affirme ce dernier.
    Selon lui, il y a tout un travail de fond à faire au niveau des destinations: propreté des ruelles et des médinas, balisage des circuits touristiques, mise en place de produits mettant en valeur les spécificités de la région. C’est le cas de l’aspect culturel, non exploité à fond, et qui permettrait de drainer plus de visiteurs issus de l’Espagne via le détroit de Gibraltar, affirme le directeur du CRT.

    Les passages frontaliers, le parent pauvre

    Selon le ministre du Tourisme, les enquêtes de satisfaction clients font ressortir un taux global de 66% pour la région Tanger-Tétouan, un peu moins que la moyenne nationale qui plafonne à 71%. Mais ce qui semble le plus ennuyer le ministre, ce sont les critiques concernant l’accueil lors du passage par les postes frontaliers. Ce n’est un secret pour personne, le passage à la frontière de Bab Sebta est une véritable épreuve et ce, malgré les divers réaménagements effectués. Pour le port de Tanger-ville, les choses se sont améliorées, mais il y a encore divers éléments sur lesquels on pourrait rendre l’expérience des touristes plus agréable.

    Ali ABJIOU

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