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    Finance islamique
    Un indice boursier en préparation

    Par L'Economiste | Edition N°:4420 Le 15/12/2014 | Partager
    D’autres produits financiers «sharia compliant» à venir
    Pour les professionnels, l’émission des sukuks, un vecteur de développement du marché

    Ca s’agite en coulisses! Plusieurs acteurs du marché s’apprêtent pour l’arrivée de la finance islamique. Parmi eux, l’Association professionnelle des sociétés de Bourse (APSB) qui vient de signer une convention avec l’Association marocaine pour les professionnels de la finance participative (AMFP). «Au lieu d’acheter de l’expertise étrangère chère et pas forcément productive, le choix s’est porté sur des compétences locales qui maîtrisent le sujet», confie Omar Amine, président de l’APSB. Ce partenariat vise à promouvoir et développer des concepts et nouvelles techniques de la finance participative. La collaboration se traduira par l’organisation de workshops et formations pour les professionnels de la place. «Le potentiel important d’épargne et d’investissement étrangers ainsi que les fonds internationaux qui s’intéressent à des placements de sharia compliant, exigent une préparation au préalable», souligne Omar Amine. Des réflexions seraient menées dans ce sens. Des travaux ont été lancés pour l’élaboration notamment d’un indice boursier dédié, des fonds sharia compliant ou encore des ETF. D’autres produits devraient voir le jour pour accompagner l’émergence de la finance participative. Les choses devront aller plus vite, après l’adoption de la nouvelle loi bancaire. «Les investisseurs devraient être désormais prédisposés à souscrire aux produits islamiques avec un cadre réglementaire adéquat», affirme le président de l'APSB. Le dernier rapport de la Banque mondiale sur la perception par les Marocains des services financiers laisse pourtant penser le contraire. L’étude menée en collaboration avec Bank Al-Maghrib révèle un désintérêt latent des Marocains vis-à-vis de la finance islamique (cf. L’Economiste du 01/12/2014). Près de 80% des personnes interrogées avouent ne pas avoir besoin de la finance islamique. Pour Omar Amine, les instruments étaient encore méconnus et non maîtrisés. Aujourd’hui, le développement de la finance participative représenterait même un vecteur important dans l’amélioration de l’inclusion financière. Avec un taux de bancarisation de 62%, la finance islamique permettra d’attirer les clients qui boudent encore les banques conventionnelles. La finance participative représente également un  atout pour les entreprises, mais aussi pour l’Etat. Elle dispose d’un gisement important de nouvelles solutions de financement. Entre autres, les sukuks représenteraient plus de 15% des fonds placés dans l’ensemble des banques alternatives. «L’émission des sukuks représente réellement un vecteur de développement pour le marché financier», rappelle Amine. Pour lui, le Maroc ne pouvait plus rester indifférent face au développement de l’émission des sukuks.

    Comment vendre ces produits?

    «Il faut capitaliser sur la proposition de valeur», affirme Laurent Marliere, président de Islamic markets advisor (ISFIN), lors du workshop relatif au marketing des financiers sharia compliant, organisé à la Bourse de Casablanca. Les banques sont appelées à mettre en avant le caractère sécuritaire et éthique. Selon le professeur, la rentabilité devrait être reléguée en second plan. «C’est ce qui a d’ailleurs causé le flop des produits islamiques lancés il y a quelques années», confie Marliere à L’Economiste. Aujourd’hui, il suffirait d’inverser la tendance et d’adapter l’offre aux besoins des clients. Il y aurait également un regain d’intérêt pour ces produits islamiques s’ils sont  bien «catégorisés» (private banking, bancassurance…).

    A.Lo

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