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    Finances des partis
    Chaque dirham non justifié doit être rendu

    Par L'Economiste | Edition N°:4419 Le 12/12/2014 | Partager
    L’Intérieur appelé à veiller à la restitution des montants dus à l’Etat
    Et établir une liste des justificatifs des dépenses

    Les magistrats de la Cour des comptes ont mis en avant une série de dysfonctionnements suite à l’examen des bilans financiers des partis politiques ayant reçu des subventions. Sur les 35 formations officiellement reconnues, l’instance présidée par Driss Jettou a épluché les comptes de 31 partis, sans prendre en considération les 4 formations qui avaient boycotté le scrutin de 2011, notamment le PSU et le PADS. Pour corriger ces défaillances, la Cour des comptes a émis des recommandations. Elles concernent notamment le gouvernement, en particulier le ministère de l’Intérieur, qui «doit veiller à la restitution par les partis des montants non dus au titre de la subvention publique au financement des campagnes électorales, et prendre les mesures qui s’imposent face aux récalcitrants». L’Intérieur est également appelé à dresser une liste des dépenses pouvant être couvertes par le montant de la subvention pour l’organisation des congrès nationaux. A cela s’ajoute une autre liste des documents justificatifs pour chaque type de dépenses. L’Intérieur devrait également, selon la Cour des comptes, organiser des formations au profit des administrateurs des partis afin de favoriser une meilleure utilisation du plan comptable, parallèlement à la mise en place d’un système informatique commun pour accompagner cette opération. Les formations politiques, elles, sont exhortées à présenter tous les documents constitutifs des bilans annuels dans les délais réglementaires, certifiés conformément au modèle prévu. L’idée est «d’assurer une plus grande transparence des comptes financiers», est-il indiqué. Les partis sont également appelés à fournir des fiches détaillées sur les transferts financiers à leurs structures locales, accompagnées des justificatifs, et de présenter des factures datées, numérotées et livrées en leurs noms. La Cour des comptes a aussi exigé que les dépenses dont le montant dépasse 10.000 DH soient payées par chèque ou par virement bancaire. Cela est d’autant plus important que les subventions publiques représentent une grande partie du budget des formations politiques. L’examen des finances de ces partis a montré que le montant global de leurs actifs a atteint 270 millions de DH. Il s’agit notamment des actifs immobilisés (161,24 millions), les comptes de trésorerie (91,65 millions) et les actifs courants (17,14 millions). Les actifs immobilisés sont composés essentiellement de terrains (31,20%) et immeubles (21,42%).
    M. A. M.

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