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Analyse

Immobilier professionnel à Casablanca
Un marché plus dynamique en 2014

Par L'Economiste | Edition N°:4388 Le 28/10/2014 | Partager
Un parc global de 1,5 million de m2
Emergence d’un nouveau quartier d’affaires dans la corniche
Regain d’intérêt pour le centre-ville

Une nouvelle dynamique s’enclenche dans le secteur de l’immobilier d’entreprises.

Le loyer prime à Casablanca, qui est de l’ordre de 210 DH/m2, est à peu près au même niveau que des villes européennes comme Lisbonne ou Lyon

En effet, une reprise se profile au 1er semestre 2014, selon les professionnels du secteur. Le premier semestre 2014 est marqué par la livraison de  près de 100.000 m2. La taille du parc est estimée, elle, à 1,5 million de m2, en hausse de 6,9% par rapport à la même période en 2013. Cette dynamique s’accompagne par une augmentation du nombre des transactions (29%) et de la demande placée (57%)(1). Parallèlement à cette reprise, des quartiers qui émergent commencent à rafler la vedette aux anciens. C’est la corniche Aïn Diab qui représente la nouvelle «place to be». A elle seule, elle accapare 23% de la demande placée en 2014.
Le lancement de nouveaux espaces à Anfaplace et à la marina explique cet engouement pour cette nouvelle zone de bureaux. «L’on assiste à un effet de rattrapage par rapport à l’attentisme observé en 2013. Dès qu’il y a une nouvelle offre qualitative sur le marché, elle se traduit par des mouvements d’entreprises», explique Imane Kabbaj,  DG de CBRE et vice-présidente du GIE Statimmo. Ce groupement, qui allie quatre cabinets conseil en immobilier (Carré Immobilier, CBRE, Colliers et JLL), publie régulièrement des données et indicateurs sur le marché de l’immobilier d’entreprise. Ce sont surtout les entreprises à la recherche de grandes superficies (plus de 500 m2) qui optent pour ce nouveau quartier d’affaires.
«Avec les augmentations de 10% tous les 3 ans, les loyers finissent par devenir significatifs. Les entreprises préfèrent alors faire d’une pierre deux coups: bénéficier d’une offre meilleure à des tarifs compétitifs», signale Kabbaj.
Si la corniche attire aujourd’hui les entreprises, le quartier central des affaires (QCA, boulevards Gandhi, Zerktouni et Abdelmoumen) n’a pas pour autant perdu de son lustre. Il reste l’une des zones les plus prisées, notamment pour les petites superficies (moins de 500 m2). Et pour cause, le foncier y est de plus en plus rare et les surfaces s’en trouvent donc réduites. Les chiffres en attestent: 56% des transactions portent sur des superficies inférieures à 500 m2.

Le quartier central d’affaires accapare la majorité des transactions

Mais l’engouement pour la corniche ou le QCA ne veut pas dire que le centre-ville historique (CVH) est déserté. Au contraire, l’on constate un regain d’intérêt pour ce quartier, qui a perdu de son charme d’antan. Les travaux de réhabilitation et l’effet tramway ont, semble-t-il, relancé la demande dans cette zone. «En plus du parc existant, de nouveaux espaces de bureaux ont attiré du monde, notamment au niveau du bd Mohammed V», précise Michaelangelo Zasy, directeur expertise & recherche chez CBRE.
Pour cet expert, les entreprises (et les multinationales en particulier) sont à la recherche d'accessibilité et de visibilité. Elles aspirent de plus en plus à des  locaux répondant aux normes internationales en matière de conception et de prestations techniques: qualité de l’architecture et des espaces communs, flexibilité des espaces à aménager, respect des normes de sécurité et services annexes.
Sur le marché du locatif, l’année 2013 a été marquée par un net ralentissement de la demande placée, soit 32.191 m2 contre 36.950 m2 l’année précédente (1).
«Dans un contexte de crise économique mondiale, certains utilisateurs ont repoussé en 2013 leurs projets de déménagement compte tenu de l’absence de visibilité économique et de l’attentisme quant à la livraison des immeubles de bureaux de projets d’envergure tels que Casablanca Marina», analyse Imane Kabbaj.
Aziza EL AFFAS

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(1) La demande placée en m², les niveaux de loyer et le nombre de transactions cités proviennent des données publiées par Statimmo.  Bien que ce GIE regroupe quatre des plus grands acteurs du secteur, les données présentées ne constituent pas la totalité des mouvements. Ils sont toutefois jugés suffisamment représentatifs pour tracer la tendance du marché.

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