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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:4342 Le 22/08/2014 | Partager

    ■ Accidents de la route: Harmonisons nos statistiques
    La police marocaine communique régulièrement sur le bilan hebdomadaire des accidents de la circulation. Quant à la gendarmerie, elle informe sur le bilan quotidien des accidents de la veille. Ne peut-on pas faire de la coordination de manière à harmoniser la périodicité de publication de ces données? Cela permettra une véritable comparaison par mois, trimestre ou année et déclenchera des plans d’actions correctives plus ciblées. Dans ce domaine, les campagnes de sensibilisation sont peu efficaces. Prévenir les accidents de la route nécessite plutôt l’installation de radars fixes et de caméras dans les carrefours. 2.000 radars fixes ont été promis aux Marocains et ils les attendent toujours.
    M.C.

    ■ Gaza/Israël: A quoi servent les trêves?
    A Gaza, les trêves s’enchaînent mais ne servent à rien. Le conflit reprend toujours ses droits. Un conflit dans lequel les combattants du Hamas, sans aucun état d’âme, se cachent dans des écoles et des hôpitaux pour lancer leurs missiles, exposant ainsi les innocents (femmes, enfants, malades). De son côté, Israël tire dans le tas, sans faire de distinction. L’Etat hébreux entre ainsi dans le jeu de cette organisation, qu’il considère pourtant comme étant terroriste, et commet des actes tout aussi horribles et condamnables que le Hamas. Or, un pays qui se revendique comme tel ne devrait avoir qu’une seule priorité: la protection des civils, même dans le camp adverse. Mais bercé par la paranoïa, la propagande et les dérives droitières de son gouvernement, Israël persuade sa population que tous les habitants de Gaza sont des terroristes. Pour faire face à cette menace, le pays n’a rien trouvé de mieux qu’une guerre totalement asymétrique et, à terme, un nettoyage ethnique pur et simple de la bande de Gaza.
    I.R.

    ■ Corruption: Il y a du boulot!
    Avec un classement de 91e sur 177 au rang mondial selon Transparency international, le Maroc est toujours au front de la lutte contre la corruption. Cette dernière peut se décliner sous diverses formes allant de la micro-corruption pour de simples procédures administratives ou infractions à la macro-corruption qui peut concerner les appels d’offres publics sur des marchés à gros budget. Parmi les mesures prises à son encontre, il convient de citer des ONG telles que Transparency Maroc, branche de Transparency international dont la lutte se manifeste par de nombreuses études, mobilisations citoyennes et assistances juridiques, ou encore un régime juridique préventif via la législation, le code pénal et le domaine réglementaire. Toutefois, malgré les efforts déployés, le Maroc souffre toujours de ce mal caractéristique des pays en voie de développement. Une population rackettée dont les droits existent mais sont faiblement revendiqués, voire ignorés, donnant la possibilité d’exister à une infrastructure souterraine mafieuse.
    R.J.


    ■ Construire hors normes, conduire hors normes,… grâce au bakchich
    Parler de la corruption au Maroc, c’est clairement enfoncer des portes ouvertes. Tout le monde sait qu’il suffit de payer pour construire hors normes, pour conduire hors normes et pour obtenir des avantages non mérités. Un principe universel dans la construction de tout édifice public consiste à  prévoir les moyens de lutte contre l’incendie et les moyens d’évacuer les résidents en cas de sinistre. Aussi, aucune autorisation de construire un édifice public ou privé ne peut être obtenue sans le visa préalable des services des sapeurs pompiers. Une règle qui n’est que rarement respectée. En effet, allez faire un tour du côté des quartiers populaires de Casablanca et vous constaterez que presque tous les immeubles ont au moins un étage de trop et que les escaliers sont hors normes, etc. Quant à la conduite, tout le monde croise des voitures qui roulent à des vitesses excessives sans que personne n’intervienne.
    Chbani

     

    Fête du trône: Un bilan exemplaire

    En termes de développement humain durable, l’histoire du Maroc, qui a célébré récemment le quinzième anniversaire de l’accession du Roi Mohammed VI au trône, est tout à fait fascinante. Elle résonne pour tous les pays en développement qui cherchent à tracer une voie similaire pour structurer leurs institutions afin d’y inclure un ingrédient qui s’est avéré crucial pour la réussite, celui de la participation populaire. C’est cette composante qui fait que l’histoire est non seulement à suivre, mais une histoire qui a déjà des conséquences réelles et positives. Le Maroc se trouve en première ligne des pays de la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord pour instaurer la démocratie au moyen du développement en assurant la prospérité et s’organiser à l’aide d’institutions dans les centres urbains et les 15.000 villages du pays. Ce processus réfléchi et stratégique, dont Sa Majesté a commencé à jeter les bases en 1999, comprend de nombreuses initiatives. Sa Majesté s’est d’abord penché sur la question de la réconciliation nationale. Il était implicite dans les regrets exprimés que l’unité était une condition préalable pour un développement partagé dans l’avenir. L’inclusion de tous les groupes et points de vue s’impose également et la révision du code de la famille (Moudawana), en renforçant et en protégeant le statut des femmes marocaines au sein de la famille et de la société, a été à cet effet capitale. La modification de la législation régissant les associations de la société civile a simplifié et rendu plus accessible leur processus de création et leur a permis de mobiliser des fonds nationaux et internationaux. La voie était alors ouverte au lancement, en 2005, de l’lnitiative Nationale pour le développement humain (INDH). Ce programme permet de financer les projets locaux dans les communes urbaines et rurales les plus défavorisées. Il reprend en outre la vision progressiste royale du développement durable. La vision du Roi mérite des louanges pour ce qu’elle est – un modèle unique qui intègre les meilleures idées pour un changement social progressif. Sa mise en œuvre devrait se faire avec l’urgence, l’investissement et l’efficacité qu’elle mérite pour le bien des citoyens marocains et pour servir d’orientation alternative à d’autres pays.
    Dr Y. B-M

    Voitures de service des fonctionnaires:
    Assez de privilèges!

    Je voudrais m’arrêter sur  l’édito de Mme Nadia Salah du 18 août intitulé «Les voitures» où il est question des voitures immatriculées «M rouge» qu’utilisent les fonctionnaires de l’Etat. Mme Salah fait une comparaison discutable entre ce que coûte à l’Etat la compensation (la subvention de certains produits de base) et le coût d’«achat d’un véhicule à chaque fonct

    ionnaire», pour conclure que le budget alloué aux véhicules de l’Etat est dérisoire par comparaison aux charges de  compensation. Ce que Mme Salah aurait dû dire -et qu’elle sait pertinemment-, c’est que la compensation profite aux couches sociales les plus démunies (même si les riches en profitent pleinement aussi), car elles ne pourront jamais accéder à certains produits sans la  subvention de l’Etat alors que l’achat d’un véhicule de service est totalement superflu (car le fonctionnaire dispose d’un salaire qui lui permet d’acheter un véhicule éventuellement).
    Par contre, là où elle a parfaitement raison, c’est quand elle affirme que «le vrai problème  des dépenses de fonctionnement  est  dans le mode de décision»  sans pour autant préciser le fond de sa pensée, en nous laissant sur notre faim. Oui, c’est dans le processus de décision que résident les failles de ce système inégalitaire, complètement vétuste et injuste, car les fonctionnaires sont des citoyens comme les autres et ne doivent jouir d’aucun privilège lié à l’exercice de leur fonction. Or, c’est tout à fait le contraire. Les agents de police n’arrêtent jamais les immatriculés Rouge, ne les verbalisent pas non plus pour mauvais stationnement encore moins pour les infractions au code de la route.
    A mon avis, le chef de gouvernement devrait prendre la décision d’octroyer une prime liée à l’exercice de la fonction, du grade ou de la hiérarchie, libre au fonctionnaire d’acheter le véhicule de son choix (bien à son nom et dont il supportera les charges) avec une immatriculation «normale», comme dirait le président français.
    D’ailleurs, dans les démocraties occidentales, il n’y a point de place aux véhicules de «privilège» pour les fonctionnaires. Tout le monde est logé à la même enseigne. Cela devrait être l’exemple au Maroc où  la démocratie gagne du terrain chaque mois sous la conduite éclairée de notre Souverain.
    Abdeslam TAHRI JOUTEI

    Scandale des ventes forcées d’assurance crédit

    Je voudrais rebondir sur l’article de H.Y paru dans votre édition du 13/14 août au sujet des assurances crédit, qui permettent d’assurer le remboursement d’un crédit malgré une perte de revenus liée à la maladie, au décès ou à la perte d’un emploi.
    Ces assurances ont depuis toujours été vendues d’office aux clients, lesquels n’ont jamais eu leur mot à dire étant «pris à la gorge» par les banques qui menacent de leur refuser le crédit s’ils ne se soumettent pas à ce «dictat».
    Cette pratique frauduleuse devrait être condamnée et fortement dénoncée; mais je déplore le silence assourdissant des autorités de régulation et des associations de consommateurs qui laissent faire…
    A quand un scandale «à l’anglaise», un remboursement des montants indûment engrangés par les banques et l’arrêt de ce racket qui ne dit pas son nom?
    S.T

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