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Entreprises

IMME: Les opérateurs dans la tourmente

Par L'Economiste | Edition N°:4310 Le 03/07/2014 | Partager
Appel à la levée de la double taxation
Les professionnels critiquent Renault!

Les opérateurs des IMME ont du mal à admettre qu’ils doivent s’acquitter de droits de douane même avec des pays liés au Maroc par des ALE, la Turquie notamment

LA réélection de Hamid Souiri en tant que président de la Fimme (Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques) n’aura été qu’une simple formalité lors de l’assemblée générale et ordinaire de la Fédération,  tenue le 27 juin à Casablanca. Plus que la gestion interne de la Fédération, les mesures antidumping ont dominé le débat. Pour les opérateurs  du secteur, «le producteur de tôles Maghreb Steel serait favorisé par rapport au reste de l’industrie grâce aux mesures prises par l’Etat». Pour la Fimme, la solution idéale serait de rembourser la totalité des montants consignés en douane sur la base de 10 et 12 DH/kg. Autres propositions: la suppression de la double taxation, vu que les produits importés sont soumis à deux types de taxes: le prix d’alerte qui est majoré par rapport au prix d’achat et les droits antidumping qui sont calculés sur la base de ce prix d’alerte et non sur la valeur d’achat. La Fédération des IMME suggère également l’adoption comme origine l’usine des produits importés et ce, indépendamment de la nationalité du trader ayant réalisé l’opération (chose qui se faisait auparavant). L’enjeu étant de donner de la visibilité aux entreprises marocaines ainsi qu’aux investisseurs potentiels dans le secteur, à travers la stabilité des taxes et des droits applicables pour les importations des tôles laminées à chaud ou à froid, qui constituent l’intrant principal de cette industrie.
Autre source d’inquiétudes des opérateurs: le constructeur automobile Renault.  Selon des membres de la Fédération, «l’usine de Tanger ne serait qu’une base arrière des entreprises françaises qu’elle défend corps et âme». Ils en veulent pour preuve que seule une entreprise 100% marocaine (Tuyauto) contribue à l’intégration locale. Le reste étant des filiales de groupes français ou espagnols.
De l’avis de quelques acteurs du secteur des IMME, «les résultats positifs du constructeur n’ont aucun impact sur l’industrie marocaine, vu que Renault a fait du “Global sourcing” son choix pour l’approvisionnement». Pour les métallurgistes, «il est inconcevable que Renault ne s’approvisionne  pas en tôle de chez Maghreb Steel, alors que l’on pénalise tout le secteur rien que pour assurer sa survie». Les droits de douane sur les matières premières sont une autre source de tracas dans cette activité. De nombreux professionnels ne comprennent pas qu’ils se retrouvent obligés de payer pour des produits importés de pays liés au Maroc par des ALE, la Turquie notamment. 
Parallèlement, le président réélu Hamid Souiri insiste sur la mise en place d’un Fonds de soutien aux entreprises du secteur et a annoncé la publication d’une étude du ministère de l’Industrie, réalisée par le cabinet McKinsey sur l’ensemble des branches des IMME. Un livrable censé décliner les axes pour le développement du secteur.


Amine ATER

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