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    Entreprises

    Une agence pour valoriser les plantes médicinales

    Par L'Economiste | Edition N°:4200 Le 28/01/2014 | Partager
    Elle remplacera l’actuel Institut national qui souffre d’une série de défaillances
    Plus de flexibilité pour tourner la recherche vers les besoins du marché
    Un énorme potentiel encore sous-exploité

    La nouvelle agence nationale aura pour mission de lancer des recherches scientifiques dans l’objectif de valoriser les richesses nationales en matière de plantes aromatiques et médicinales

    UTILISÉES depuis des centaines d’années par plusieurs civilisations, les plantes aromatiques et médicinales restent peu valorisées au Maroc. Pourtant, le potentiel est énorme, avec une richesse encore sous-exploitée. C’est pour rompre avec cette situation que le Conseil de gouvernement a adopté un projet de loi relatif à la création d’une Agence nationale de recherche et de valorisation des plantes aromatiques et médicinales. Cette nouvelle agence devrait remplacer l’Institut national des plantes aromatiques et médicinales, relevant de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah à Fès. Surtout, «face aux différentes défaillances dont souffre actuellement cet institut, en termes de faiblesse des moyens financiers et des ressources humaines, en plus de l’inadéquation de son organisation, en tant qu’établissement universitaire». Aujourd’hui, ce nouveau projet de loi compte transformer cette structure en agence, dotée de la personnalité morale et de l’indépendance financière. Elle sera chargée de «lancer des recherches scientifiques dans l’objectif de valoriser les richesses nationales en matière de plantes aromatiques et médicinales». En effet, l’Agence «mettra en place des programmes de recherches et d’innovation en conformité avec les priorités fixées par le gouvernement», selon l’article 3 du projet de loi. L’idée est également d’élaborer un référentiel des plantes aromatiques et médicinales au Maroc. Cette nouvelle structure aura également pour mission de favoriser le développement des activités des entreprises opérant dans le domaine. Cela devra passer par l’accueil d’incubateurs. Mieux, les entreprises publiques ou privées peuvent aussi solliciter l’expertise scientifique de l’agence. D’autres services seront également fournis par l’Agence, notamment en matière d’encadrement et de transfert du savoir-faire. Parallèlement, elle est aussi habilitée à percevoir des indemnités en contrepartie de ses services, en plus de l’exploitation des brevets d’invention résultant de ses travaux de recherches. Ce projet de loi entend accorder plus de flexibilité à cette agence, qui ne va pas rester cantonnée à des activités académiques.
    En effet, l’article 4 lui donne le droit d’acquérir des actions dans des entreprises publiques ou privées, avec un minimum de 20% du capital. Elle peut également créer des sociétés dont l’objectif est la fabrication et la commercialisation de produits dans le domaine des plantes aromatiques et médicinales. Néanmoins, le texte précise que l’Agence doit détenir au moins 50% du capital. En outre, la nouvelle agence aura également la possibilité de nouer des partenariats avec des instituts nationaux ou étrangers pour renforcer ses activités de recherche scientifique.
    Par ailleurs, l’article 1er du projet de loi prévoit que cette nouvelle agence soit installée à Taounate. Néanmoins, son conseil d’administration pourra créer des antennes dans d’autres régions. Parallèlement, ce texte garantit également les droits du personnel de l’actuel Institut national des plantes aromatiques et médicinales, qui devront intégrer automatiquement la nouvelle Agence. Celle-ci devra également reprendre les engagements et les contrats conclus par l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah avant l’adoption du projet de loi.

    Conseil d’administration

    LA nouvelle Agence nationale de recherche et de valorisation des plantes aromatiques et médicinales sera gérée par un conseil d’administration, regroupant des personnalités de différents horizons.
    Il s’agit notamment du directeur du Centre national de la recherche scientifique et technique, le DG du Crédit agricole, le directeur de l’Institut national de la recherche agricole. S’y ajoutent le président du Conseil régional, et celui de la Fédération des chambres d’agriculture. D’autres personnalités feront aussi partie de cette structure, notamment 4 membres nommés par le ministère de l’Enseignement supérieur, issus du monde des affaires, pour un mandat de 3 ans.
    Le personnel de l’Agence sera également représenté, avec deux membres pour les professeurs et les ingénieurs, et un autre pour les employés et les techniciens.

    M. A. M.

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