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Justice

Des «témoins» qui ne feront pas de serment

Par L'Economiste | Edition N°:4199 Le 27/01/2014 | Partager
Audition éprouvante pour l’administrateur
Le tribunal insiste sur l’état de santé du Dr Brissot

Trois audiences pour interroger uniquement les accusés. La dernière remonte au 8 janvier 2014. Les 7 personnes poursuivies doivent répondre de plusieurs charges pénales liées au legs des Brissot. L’affaire tourne autour d’une présumée spoliation de biens dont une immense villa à Casablanca (voir ci-dessus).
L’audience de mercredi dernier a été réservée aux témoins. Sur 9 d’entre eux, seul un tiers des personnes convoquées sera entendu. Les autres seront soit absents, soit écartés.
Bouchaïb Rami, Dina Zurita et Touhami Majdoubi vont tour à tour répondre aux questions de la Cour. Qui sont-ils?
Bouchaib Rami se déclare à qui veut l’entendre comme le président du Club des investisseurs marocains à l’étranger. Epaulée par une traductrice, Dina la blonde soutient «être amie» de la défunte Olga épouse Brissot. Le dernier témoin est Touhami Majdoubi, administrateur judiciaire des biens du vivant du Dr Brissot. Mission qu’il effectuera à partir de 2007 jusqu’à ce que ce fonctionnaire du ministère de la Justice prenne sa retraite fin 2010.
A la barre, Dina Zurita peine à se remémorer certaines dates pourtant capitales. Traîtrise de la mémoire? Le président de l’audience enchaîne: «Avez-vous assisté aux funérailles de Mme Olga? De quoi est-elle morte?» Silence et hésitations. Me Abdelkbir Tabih insiste pour poser «une question importante». Il prend la parole en tant qu’un des avocats de la défense: «Entre la date de la vente de la villa et le décès de Mme Olga, la défunte vous a-t-elle confié avoir déposé plainte pour contester le contrat?» demande Me Tabih. «Négative», rétorque Mme Zurita. Le contrat porte sur une villa appartenant au Brissot et située sur la corniche casablancaise.
Par la suite, la confrontation du témoin avec Gérard Benitah, un des accusés et neveu du Dr Brissot, sera l’occasion d’un clash entre avocats. Le tohubohu reprend lorsque l’administrateur judiciaire passe à la barre. Il sera sermonné à plusieurs reprises: «vous n’avez pas le droit de parler aux avocats», lui rappelle le président de l’audience. «Le témoin fait l’objet d’une plainte», relève un des avocats de Benitah. «Y a-t-il un fonctionnaire qui ne fait pas l’objet d’une plainte dans ce pays?» rétorque la présidence. Tout en étant assiégé par les avocats, Majdoubi va s’expliquer ainsi sur sa mission, ses responsabilités et les procédures engagées durant l’administration des biens.
La Cour l’interroge aussi sur l’état de santé du défunt «incapable de marcher seul et presque aveugle», affirme le témoin. Sa réponse renseigne sur le présumé déplacement effectué par le défunt chez un notaire. Et indirectement, sur l’authenticité d’un 2e testament rédigé au profit de Mustapha Him, qui se dit être un ancien ami des Brissot, et Houssine El Haouzi, ancien gardien de leur villa. Ces derniers comparaissent comme accusés.
L’ex-administrateur judiciaire affirme par ailleurs qu’il avait «connaissance du testament établi par Dr Brissot à son neveu et ignorait en revanche  l’existence d’un 2e acte».

Une procédure de rigueur

Seuls 3 témoins sur 9  seront finalement entendus dans l’affaire du Dr Brissot. Convoqués comme témoins à décharge par les avocats de la défense, ils ne feront pas de serment. Une procédure de rigueur, selon l’article 331 du code de procédure pénale. Si le serment d’un témoin fait défaut, il engendre «la nullité du jugement…». Les déclarations de Bouchaïb Rami, Dina Zurita et Touhami Majdoubi «serviront éventuellement à éclairer les juges sur tel ou tel fait. Le tribunal ne peut pas les faire prévaloir dans son argumentaire», nous déclare l’un des avocats.

F. F. & S. B.

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