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Entreprises

Station Oued Chbika
100 millions d’euros déjà garantis

Par L'Economiste | Edition N°:4199 Le 27/01/2014 | Partager
Berd, Proparco et la BED, les bailleurs de fonds étrangers
Pourtant les banques marocaines hésitent encore
Trois hôtels pour commencer

De droite à gauche Gerhard Niesslein, CEO Orascom Développement,  Samih Sawiris,  PDG Orascom Development (voir interview), Anas Houir Alami , DG de la CDG,  Julien Renaud-Perret , chief  Development Officer d’Orascom Développement, et Mohamed Hafnaoui chargé de mission au sein de la CDG

Après une période de flottement suite à la crise financière et la situation en Egypte, le projet de la station balnéaire d’Oued Chbika (à Tan-Tan) semble reprendre. Samih Sawiris, PDG d’Orascom Development, en déplacement au Maroc pour le conseil d’administration du projet, répond aux questions de L’Economiste. 

- L’Economiste: Peut-on parler d’une véritable reprise du projet Oued Chbika?
- Samih Sawiris: A un moment donné, nous avons eu des difficultés à mobiliser les financements nécessaires. Personne ne peut plus construire des hôtels sans crédit.  Aujourd’hui, nous sommes d’accord sur l’ensemble des points avec nos partenaires et nous espérons lancer 3 hôtels qui seront le cœur de cette destination. Nous sommes maintenant à la phase du montage financier.

- Avez-vous pu mobiliser les fonds nécessaires?
- Nous avons assuré l’équivalent de 100 millions d’euros, dont 60% en fonds propres.  40 millions d’euros de ce financement sont promis par des bailleurs de fonds internationaux notamment la Berd, Proparco et la Banque allemande de développement (BED). Il nous reste un crédit de 20 millions d’euros à lever auprès des banques marocaines. Les banques étrangères veulent qu’il y ait aussi des partenaires financiers marocains pour garantir la confiance dans ce projet.

- Quels retours avez-vous aujourd’hui des banques marocaines?
- Nous avons lancé des démarches auprès de plusieurs banques marocaines sans grand succès. Toutefois, nous avons toujours beaucoup d’espoir. Les banques marocaines ne sont pas prêtes à accorder des crédits à cause des problèmes qu’elles rencontrent dans le domaine touristique. Une situation qui a commencé avec l’arrivée de la crise et qui se poursuit encore. La plupart des problèmes viennent de projets à dominance immobilière où la partie hôtelière reste négligeable. Généralement, les investisseurs n’étaient pas vraiment des professionnels de l’hôtellerie et n’avaient pas les moyens de vendre des chambres.

- En quoi Oued Chbika est un projet différent?
-  Nous ne faisons maintenant que les hôtels. Nous nous concentrons sur les activités créatrices de valeur pour faire de ce site une véritable ville. Avec nos 7.500 chambres à travers le monde, nous avons l’expérience requise. Ce projet est complètement différent des autres dans le sens qu’il est avant tout hôtelier. Il va devenir par la suite une ville avec la partie immobilière et non le contraire. Nous croyons en la nécessité de créer une ville touristique et en profiter pour augmenter le retour sur investissement avec la partie immobilière. La force d’Oued Chbika réside surtout dans sa position géographique puisque les hôtels peuvent ouvrir 12 mois/12 grâce à l’ensoleillement permanant dans cette région. Pour faire une ville touristique, il est impossible d’avoir 6 mois sans travail. D’après notre expérience, la concurrence est de plus en plus rude. Il est difficile pour les hôtels qui n’ouvrent que quelques mois d’être viables à long terme.   
- Pourriez-vous respecter les délais de livraison de 2015?
- Ce n’est pas très important parce que nous sommes tous sur le même bateau. Dès que nous allons démarrer, il va y avoir des discussions avec les autorités pour accélérer les procédures. Aujourd’hui, le plus important pour nous est d’assurer le financement. C’est à partir de là que nous pourrons nous fixer une date pour la réalisation du projet.

- Comment se passe l’après-Morsi pour le milieu des affaires en Egypte?
- Nous sommes plus à l’aise qu’auparavant. Il y a un retour à la vie normale. Nous avons eu une nouvelle Constitution qui est votée par la majorité du peuple. La participation au référendum a été 7 fois plus importante que lors du vote de la Constitution faite uniquement par les islamistes. 97% des votants ont dit oui contre 60% la dernière fois. Nous pensons que les choses vont se passer de la même façon pour les élections présidentielles. Le pays va retourner à ses bases. Cela veut dire un peuple et un pays et non les islamistes et les autres.

- Cela se traduit-il par un retour de confiance auprès des investisseurs?
  - Absolument. Au moment où il n’y a eu que les islamistes, une grande partie de la société a été mise à l’écart, même dans l’économie. Lorsque vous dites à une partie du peuple qu’elle n’est pas la bienvenue, elle fait sortir son argent. Du coup, les dépôts de la banque centrale égyptienne ont baissé de presque 30 milliards de dollars. Maintenant, l’investissement commence petit à petit à reprendre. La sortie est très rapide alors que le retour peut prendre beaucoup plus de temps.

Il pèse plus d’1 milliard de dollars

Samih Sawiris est le deuxième des trois enfants du milliardaire égyptien Onsi Sawiris, 16e fortune d’Afrique. Le patriarche et ses trois enfants sont tous listés dans le classement Forbes des plus importantes fortunes du monde. Samih Sawiris pèse pas moins de 1,1 milliard de dollars, selon Forbes. Les activités de la famille sont gérées via la holding Orascom qui opère dans les télécoms, hôtellerie, l’industrie et les technologies. Samih est à la tête de la filiale développement.

Propos recueillis par Ilham BOUMNADE

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