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Economie

La taxe sur les billets d’avion maintenue

Par L'Economiste | Edition N°:4181 Le 27/12/2013 | Partager
Elle entrera en vigueur à compter du 1er avril
Une mesure proposée par la Confédération nationale du tourisme

MALGRÉ les réticences des transporteurs aériens, les professionnels du tourisme ont finalement obtenu gain de cause. La taxe sur les billets d’avion a été définitivement adoptée. Le principe consiste à prélever une taxe de 100 dirhams sur titre de la classe économique et 400 sur la première classe et la classe affaires sur les vols internationaux. La mesure entrera en vigueur le 1er avril à l’ouverture de la saison d’été dans le transport aérien afin de ne pas perturber le système d’information des compagnies.
En introduisant cette taxe, le gouvernement répond à la requête des professionnels qui souhaitent générer des recettes supplémentaires pour financer la promotion touristique. L’idée remonte à 2006. A l’époque, la Fédération nationale du tourisme avait proposé d’instituer une taxe similaire pour promouvoir la destination Maroc via «l’élargissement de l’assiette de la taxe de promotion touristique à l’ensemble des acteurs». La Confédération nationale du tourisme (CNT) explique que cette taxe était indexée aux nuitées et donc supportée en totalité par les établissements d’hébergement. «L’élargissement de l’assiette aux compagnies aériennes, et peut-être demain aux transporteurs, n’est donc qu’un rééquilibrage», ajoute la CNT.
Au moment où les professionnels s’attendaient à un renforcement notable du budget alloué à la promotion, le gouvernement annonce que pour 2014, il ne dépassera guère les 336 millions de dirhams. «Soit 6 fois moins que le budget nécessaire». L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) recommande de réserver au moins 3% des recettes touristiques à la promotion. Ce qui correspondrait à 1,8 milliard de dirhams dans le cas du Maroc. La situation des finances publiques étant ce qu’elle est, le gouvernement est dans l’incapacité d’attribuer une rallonge budgétaire à l’ONMT. Le challenge est maintenant de concrétiser les objectifs de la Vision 2020, qui prévoit d’accueillir 20 millions de touristes et d’ériger le Maroc en première destination du tourisme durable et responsable du pourtour méditerranéen à l’horizon 2020.
Outre la promotion touristique, 50% des recettes de la taxe seront reversées au Fonds de cohésion sociale. Reste maintenant à se mettre d’accord sur le mode de collecte. Des tractations sont en cours pour aboutir à un dispositif simple. Le schéma qui se dessine consiste en un régime déclaratif des compagnies aériennes. Le recouvrement de la redevance pourrait être dévolu à l’ONDA qui collecte déjà les taxes aéroportuaires. Le reversement de la taxe s’appliquera aussi aux billets d’avion commercialisés par internet. L’ONDA devrait être impliqué dans le contrôle via les entrées aux aéroports.
Le reversement des recettes de la taxe aérienne ne pourrait intervenir que trois mois environ après son entrée en vigueur. Le gouvernement a-t-il prévu des mesures transitoires pour permettre à l’ONMT de réaliser son plan d’action, sachant que son budget de promotion est construit sur les recettes de la taxe aérienne.

«Notre taxe Chirac»

DES voix s’étaient élevées, affirmant que la nouvelle taxe sur les billets d’avion allait impacter le trafic aérien vers le Royaume. Or, quand la France a instauré la taxe Chirac en 2005, personne n’a trouvé à y redire. De plus, «le Maroc y a adhéré sans aucune polémique», rappelle-t-on auprès de la Confédération nationale du tourisme (ex-FNT). Aujourd’hui, elle est appliquée dans une dizaine de pays. D’autres sont sur le point de l’adopter. Selon la Confédération, depuis sa création, la taxe aurait généré plus d’un milliard d’euros. Plusieurs millions d’euros ont déjà été payés par les compagnies marocaines en France. Les prélèvements sur les billets sont versés à l’Unitaid, organisation internationale spécialisée dans la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose.

Hassan EL ARIF

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