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Entreprises

Antidumping: ArcelorMittal conteste l’enquête provisoire

Par L'Economiste | Edition N°:4162 Le 02/12/2013 | Partager
Alerte rouge chez la FIMME et les tubistes
L’inévitable audition publique des protagonistes
Maghreb Steel face à l’offensive

LA mise en place de droits antidumping provisoires visant la tôle laminée à chaud fait des vagues. Entrée en vigueur le 14 novembre 2013, cette mesure de défense commerciale s’applique essentiellement aux importations en provenance de l’Union européenne et de la Turquie (cf. L’Economiste du 30 janvier et 7 novembre 2013). ArcelorMittal devra s’acquitter ainsi des droits antidumping les plus élevés, soit 29,12%. Comme nous l’avions rapporté en exclusivité vendredi dernier, le géant mondial de l’acier sort de ses gants et «conteste» les résultats provisoires de l’enquête lancée le 21 janvier 2013 par le ministère délégué au Commerce extérieur. Le sidérurgiste, présent dans plus de 60 pays, remet en cause la marge de dumping fixée à 60,42% et qu’il juge «totalement déraisonnable et fondamentalement déconnectée de la réalité de son activité» au Maroc. Le tout pour faire valoir que le bouclier antidumping «ne saurait être utilisé par une industrie en vue d’obtenir une protection illégitime conduisant à exclure un concurrent du marché par l’imposition de droits punitifs». ArcelorMittal attaque directement les prétentions de Maghreb Steel. L’unique producteur national de tôle laminée à chaud est à l’origine de la requête antidumping déposée le 20 novembre 2012. Et qui, selon nos sources, demeure «insatisfait» vu que des mastodontes turcs de la sidérurgie -Colakoglu et Erdemir- ne sont pas inclus dans la liste établie provisoirement par le ministère. Laissant par conséquent en partie la voie libre aux importations de tôle venant de Turquie, confient des opérateurs tout en s’interrogeant malicieusement sur «l’efficacité réelle» du bouclier.    La liste intègre en revanche un autre colosse: Tata Steel, soumis à son tour à des droits antidumping de 22,11% à consigner auprès de la Douane. ArcelorMittal et son concurrent se retrouvent dans le même bateau. Ils ont fait respectivement appel aux avocats casablancais de Gide Loyrette et Baker & McKenzie.  Les contradicteurs de Maghreb Steel chauffent donc la scène avant la tenue d’une audition publique. Elle sera à coup sûr programmée par l’enquêteur en chef, la direction de la politique des échanges commerciaux. Ce puzzle serait incomplet sans l’Association des fabricants de tubes (Afatube). Et pour qui les mesures antidumping auront «de graves conséquences». D’ailleurs, des tubistes, tels que Tube et Profil ou Comaprom, ont officiellement réclamé une audition. Ces opérateurs  sont notamment cités par le rapport d’enquête provisoire comme des importateurs de tôles. Produits qu’ils utilisent pour fabriquer essentiellement des tubes: «Si la mesure passe, nous serons forcés d’importer des produits finis cette fois-ci pour rester en vie», alerte Rachid Khaouda, DG de Tube et Profil.

Bras de fer

LE porte-parole des fabricants de tubes, Abdelkader Boumah, confirme qu’une réunion d’urgence sera tenue mardi 3 décembre à Casablanca avec la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME) dont les tubistes sont membres. A part les droits antidumping, ces industriels ont déjà dû faire face, à partir de février 2013,  à une taxe basée sur des prix de référence et considérée comme  «inhabituelle et abusive». Les montants versés «sont très importants et impactent négativement notre trésorerie», se plaignent-ils auprès de la Douane. C’est «un effort consenti temporairement pour accompagner Maghreb Steel en ces temps difficiles», relèvent-ils dans un courrier officiel. Effort qui s’est a priori retourné contre eux. Parallèlement, la Commission européenne et les exportateurs turcs se préparent aussi pour se prononcer sur les mesures antidumping réclamées par Maghreb Steel, seul producteur local de la tôle laminée à chaud.

Faiçal FAQUIHI

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