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Politique

Insécurité au Sahel
L'OTAN attend d'être sollicitée pour intervenir

Par L'Economiste | Edition N°:4160 Le 28/11/2013 | Partager
Les Etats de la région doivent manifester leur intérêt pour une intervention militaire
Une approche globale pour combattre les menaces doit être adoptée
L’OTAN et le Maroc sur un projet de stockage de l’électricité

"Le Maroc est une force majeure motrice du Dialogue méditerranéen», a affirmé Oana Lungescu, porte-parole de l'OTAN. Les échanges de renseignements et la facilitation du survol des avions de l’Alliance militaire forment les principaux axes de la coopération entre le Maroc et l’OTAN

pour combattre les menaces sécuritaires auxquelles la région fait face tant qu'elle n'est pas sollicitée par les Etats sahélo-sahariens. Tel est le principal message véhiculé par les responsables de cette organisation atlantique lors d'une visite d'une délégation de journalistes marocains à Bruxelles, lundi dernier. Ils se sont également accordés à dire que l'OTAN ne peut pas entamer une opération militaire dans les Etats les plus fragiles de la région sans un mandat des Nations Unies. Pourtant, «l'instabilité au Sahel pèse sur le pourtour méditerranéen», pour reprendre l'expression de l'un d'entre eux. En tout cas, «une approche globale s'impose aujourd'hui pour combattre les menaces sécuritaires, en l'occurrence le terrorisme et le trafic d’armes». Surtout qu'il s'agit de «défis transnationaux». D’autant que «les stratégies nationales menées par les Etats de la région restent insuffisantes pour y faire face». C’est pourquoi les responsables de l’OTAN se disent prêts à aider leurs partenaires de la région à lutter contre ces menaces. Si, officiellement, l’OTAN évoque sa non sollicitation par les Etats de la région sahélo-saharienne, la diminution de son budget en raison de la crise économique bloque toute opération. Par ailleurs, les responsables de l’OTAN ont salué le rôle joué par le Maroc dans la lutte contre l'insécurité qui règne dans la région. «Le Maroc est une force majeure motrice du Dialogue méditerranéen», a affirmé Oana Lungescu, porte-parole de l'OTAN. En effet, les responsables de l’OTAN ont mis en lumière «l’ouverture, le pragmatisme et la volonté du Royaume d'oeuvrer pour la stabilité régionale». Rappelons d'ailleurs que Rabat a abrité récemment le sommet de la sécurité aux frontières en Afrique (cf. www.leconomiste.com). Cette volonté du Royaume de contribuer à l'instauration de la paix dans la région du Sahel lui a valu le titre de partenaire «stratégique». Il est d'ailleurs le premier pays membre du Dialogue méditerranéen à avoir abrité, en mai 2006, une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord. Globalement, les responsables de l'OTAN ont qualifié le Maroc de participant «actif» aux activités civiles et militaires de l’organisation atlantique. Ne faut-il pas rappeler d'ailleurs sa participation à la KFOR, la mission de l'OTAN au Kosovo, et à l'opération «Unified protector» en Libye. Rien qu’en 2013, le Royaume a pris part à 46 activités de cette alliance militaire, contre 43 en 2012. Concrètement, la coopération entre le Royaume et l’OTAN repose sur les échanges de renseignements et sur la facilitation du survol des avions de l'Alliance. Ce partenariat concerne également la lutte contre les cyberattaques.
Un projet de cyberdéfense a été mis en place pour aider le Maroc à mieux identifier les risques. Au-delà de la dimension sécuritaire, les relations entre le Maroc et cette force militaire s'étendent également au domaine de la recherche scientifique. C'est ainsi qu'un projet de stockage de l'hydrogène pour exploiter le vent du Sahara a été mis en place. Parallèlement, les deux partenaires planchent sur un projet permettant le stockage de l'électricité. Si le Maroc jouit d’un statut privilégié au sein de l’OTAN, son adhésion au Traité de l’Atlantique Nord n’est pas à l’ordre du jour. Car, ce pacte, signé à Washington en avril 1949, stipule dans son article 10 que seuls les Etats européens peuvent devenir membres de l’Organisation. A noter que le Dialogue méditerranéen devra célébrer son 20e anniversaire en 2014. Ce sera l’occasion de dresser le bilan de deux décennies de coopération entre l’OTAN et ses 6 pays partenaires, à savoir le Maroc, la Mauritanie, la Jordanie, la Tunisie, l’Algérie et Israël.

Sahara: Un litige bilatéral, selon l’OTAN

L'OTAN ne prévoit pas d'intervenir dans le conflit du Sahara. Car, «il s'agit d'un litige bilatéral entre le Maroc et l'Algérie», a souligné Oana Lungescu, porte-parole de l'OTAN. Elle estime que c’est de la "cuisine interne". Il n’empêche que le dossier du Sahara marocain préoccupe l’OTAN qui le suit avec «inquiétude».

H. B.

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