×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Competences & rh

Stratégie/Ecole/Digital learning
«Le coût pourrait passer à 500 DH par élève»

Par L'Economiste | Edition N°:4145 Le 04/11/2013 | Partager

Driss Chahir: «Le digital learning devrait donner naissance à une nouvelle filière économique, le numérique éducatif, qui pourrait aussi produire pour le marché régional

Pour Driss Chahir, directeur associé du spécialiste français  de solutions de mobile learning, T-Book, le digital learning va totalement bouleverser le système d’enseignement dans les années à venir. Mais il va aussi permettre de réduire sensiblement le coût de la formation.

- L’Economiste: Comment l’école peut-elle muter vers le digital?
- Driss Chahir: Pour commencer, il faut progressivement équiper chaque élève et chaque enseignant d’une tablette connectée à un cloud. Le financement du matériel devrait être assuré par un fonds public-privé. Celui de la connexion Internet pourrait relever du Fonds du service universel des télécommunications. Il s’agit aussi de modéliser tous les enseignements et les process en vue de les adapter à la technologie numérique, et d’ouvrir la voie à un savoir certifiant et diplômant hébergé dans un cloud. Les outils pédagogiques pourraient être sous forme de vidéos courtes en format JT (journal télévisé), serious games, quizz…

- Quelles sont justement les conditions pour réussir un tel  projet?
- Il est important de dispenser des formations continues pour enseignants et formateurs afin qu’ils puissent mieux utiliser les technologies de l’information, puisqu’ils sont au cœur de la réforme. Il est également nécessaire de garder une partie de présentiel. Le tout numérique est un piège à éviter. Par ailleurs, les acteurs doivent être impliqués: opérateurs télécoms, associations professionnelles, acteurs politiques, ministère de l’Education et de la Formation professionnelle, fournisseurs de software, constructeurs de tablettes et hébergeurs de serveurs cloud. Cela devrait donner lieu à la naissance d’une nouvelle filière économique, le numérique éducatif, qui gagnerait aussi à produire pour le marché régional. Le coût de la formation pour chaque apprenant pourrait se limiter à 500 DH HT, hors équipements. Les tablettes non plus ne sont pas trop coûteuses. Il existe des fabricants qui les proposent à moins de 50 dollars.

- Selon vous, le soutien scolaire n’aura plus lieu d’être?
- En effet, puisque le paradigme va changer et les méthodes d’enseigner aussi. Le soutien scolaire répond à une problématique: parer à des lacunes causées par un système qui n’est pas performant. Avec le digital learning, l’élève peut apprendre quand il le souhaite et ne valider ses acquis qu’une fois prêt à le faire. Nous allons passer du soutien scolaire à l’enseignement continu.
Propos recueillis par Ahlam NAZIH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc