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Politique Internationale

Syrie: La France prise au piège

Par L'Economiste | Edition N°:4106 Le 05/09/2013 | Partager
Dans l’attente du vote du Congrès, Obama cherche l’appui des 28
Les grandes puissances européennes se lavent les mains de l’intervention militaire
El Assad campe sur ses positions, toujours soutenu par la Russie et l’Iran

Alors que les discours politiques sont mitigés, les Etats-Unis semblent s’apprêter à frapper. Cette photo prise sur le site de l’US Navy montre des signes de préparation, les militaires se tenant prêts à recevoir les ordres

Pendant que Barack Obama gagne du temps auprès du Congrès, tout en prenant le risque de voir sa résolution refusée, François Hollande se tourne les pouces en attendant la décision des députés US. A l’heure où nous mettions sous presse, le débat parlementaire qui s’est tenu hier mercredi 4 septembre, sans vote à la clé cette fois, n’avait pas réussi à réconcilier les opinions. Globalement, les socialistes appuient leur président, les verts aussi, mais ils jugent un vote nécessaire, et la droite est contre une opération qui fasse fi du Conseil de sécurité de l’ONU. Mais des clivages existent même au sein des formations politiques, Laurent Fabius estimant par exemple qu’une action contre Bachar El Assad est nécessaire. Une position qui est plus en cohérence avec celle du parti qui a applaudi l’opération militaire en Libye sous Nicolas Sarkozy… sans l’appui du Conseil de sécurité.
Parallèlement, François Hollande multiplie les contacts avec les Européens pour une «décision à 28». Paris espère un soutien politique à défaut d’une aide opérationnelle. Pour autant, l’Europe a isolé la France sur ce dossier. L’Allemagne a exclu toute implication dans une frappe militaire, la Grande-Bretagne a fait marche arrière après un vote du Parlement, saluée par la Belgique. L’italie et la Belgique refusent toute action sans l’appui du Conseil de sécurité… bloqué par la Russie.
Entre-temps, Bachar El Assad ne démord pas de sa position. Loin de faire marche arrière, son ministre des Affaires étrangères Fayçal Moqdad déclare que «le gouvernement syrien ne changera pas de posture même s’il y a une troisième guerre mondiale. Aucun Syrien ne peut sacrifier l’indépendance de son pays». De fait, estime-t-il, Damas a pris «toutes les mesures» pour riposter si cela est nécessaire, y compris une vaste opération de lobbying pour mobiliser des alliés, à l’instar de ce que font la France et les Etats-Unis.
Parmi ses soutiens, le régime de Damas compte particulièrement sur la Russie, qui n’a pas saisi l’atermoiement de la décision américaine pour se rétracter. Vladimir Poutine a encore mis en garde le Congrès contre un vote en faveur d’une «agression», estimant que toute action sans le feu vert du Conseil de sécurité en est une, sauf en cas de self-défense. En Iran aussi, la position officielle n’a pas changé, même si des voix s’élèvent contre l’appui à Bachar El Assad.

Rime AIT EL HAJ

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