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Evénement

1,5 milliard de DH bloqué à l’Onicl

Par L'Economiste | Edition N°:4106 Le 05/09/2013 | Partager
Arriérés de la restitution aux importateurs de blé tendre
En cause, le mode de calcul des pénalités de retard au passif des opérateurs
Réunion imminente entre les Finances et l’Agriculture

Source: Onicl
A fin juin 2013, le stock de blé tendre, principale céréale consommée au Maroc, dépasse les 20 millions de quintaux. A la même période, la collecte de la même céréale a porté sur 11,2 millions de quintaux et devrait terminer sur un minimum de 26 millions. Ce qui permettra de maintenir les stocks à un niveau très élevé

Quatre mois après le rétablissement du droit d’importation du blé tendre, les professionnels attendent toujours le règlement de la prime de restitution. Le montant global estimé par la Fédération des négociants en céréales est de l’ordre de 1,5 milliard de DH. L’enveloppe représente le différentiel entre les cours à l’international et le prix de cession du blé aux minotiers, fixé à 260 DH/quintal par une circulaire conjointe des ministères de l’Agriculture, des Finances et des Affaires générales et de la gouvernance.
Sur les raisons du blocage, les professionnels indiquent «qu’il y a divergences sur le mode de calcul des pénalités de retard entre l’agent comptable de la Trésorerie générale et celui de l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses». Ce que confirme une source du ministère des Finances qui affirme au passage «que le dossier est en cours de règlement». Selon nos informations, ces fameuses pénalités de retard résulteraient des versements que doivent effectuer les importateurs en cas de baisse des cours à l’international par rapport au prix de cession aux meuniers. La même circulaire précise «que  la prime forfaitaire est restituée par l’Etat en faveur des importateurs ou à payer par ces derniers selon que le prix de revient moyen est supérieur ou inférieur à 260 DH/quintal sortie port. Ce prix de revient ainsi que le montant de la prime sont calculés selon une procédure décrite par la circulaire. De plus, c’est une commission comprenant les représentants des départements cosignataires qui veille au grain. Celle-ci tient des réunions périodiques tous les 15 jours au ministère délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance pour décider, en principe, du déblocage de 85% de la prime correspondante à la période antérieure. D’où les interrogations des négociants en céréales qui s’expliquent mal ce retard. Surtout que le montant des pénalités est trop dérisoire par rapport à l’enveloppe globale de la restitution. Pour certains, le blocage porte sur 60, voire 200 millions de DH contre un dû au Trésor variant entre 2.000 et 5.000 DH.

Trop dérisoire le montant des pénalités

par rapport aux arriérés de l’Etat: quelques milliers
de dirhams contre 1,5 milliard

«Pourquoi créer des difficultés de trésorerie à des opérateurs qui n’ont fait que financer la reconstitution des stocks de sécurité du blé?» s’indigne un importateur. D’autant plus que le financement des achats se fait souvent par le biais des crédits bancaires moyennant des agios et taux d’intérêt. Et dans la plupart des cas, des facilités de paiements sont accordées aux minoteries.
Faut-il attendre encore pour résoudre un mini-problème technique que ne justifie pas un problème de trésorerie de l’organisme en charge du système de  régulation du marché des céréales. Après la baisse des cours du sucre brut à l’international, l’Onicl s’est en effet constitué une bonne réserve au titre des équivalents tarifaires perçus à l’import.
La seule bonne nouvelle annoncée à la profession tient à la réunion, au plus tard la semaine prochaine, des secrétaires généraux des ministères de l’Agriculture et des Finances pour résoudre ce problème technique. L’arbitrage d’Aziz Akhannouch est donc déterminant dans la mesure où le ministre porte la double casquette des Finances et de l’Agriculture.


A. G.

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