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Politique Internationale

Egypte: L’ultimatum de l’ultimatum

Par L'Economiste | Edition N°:4092 Le 13/08/2013 | Partager
Les partisans de Morsi toujours aussi déterminés
La police tente l’évacuation «en douceur» avant de passer à l’assaut

Les Frères musulmans ont bien travaillé leur communication. Sur les places cairotes transformées en camps de protestation, ils manifestent avec femmes et enfants, pour parer à leur image patriarcale. Ils profitent aussi des spotlights internationaux braqués sur l’armée, qui se retient pour ne pas sombrer dans la violence, pour défier son autorité

L’Egypte se prépare-t-elle à un nouveau bain de sang ? L’ultimatum lancé par l’armée aux supporters du président déchu Mohamed Morsi a pris fin le dimanche 11 août, mais les manifestants semblaient toujours aussi décidés à camper sur les désormais célèbres places Rabiâa al-Adaouia et Nahda, jusqu’au retour du «représentant légitime» du peuple. Farid Ismaïl, un cadre de la confrérie, a même lancé un appel pour occuper toutes les places du pays en ce début de semaine, pour faire savoir aux initiateurs du coup d’Etat que «le peuple égyptien poursuivra sa révolution» jusqu’au bout. Pour illustrer l’ambiance délétère qui règne au Caire, l’un des manifestants a déclaré à l’AFP que «la doctrine de l’islam enseigne qu’il n’ya rien de pire que de tourner le dos à l’ennemi», soulignant leur détermination à faire face à l’armée en cas de violence. Des dizaines d’hommes casqués armés se sont massés sur la place Rabiâa al-Adaouia après la prière de l’aube hier lundi, pour parer à l’éventualité d’une interaction musclée avec les forces de l’ordre. Au-delà de leur détermination, les manifestants donnent donc des signes clairs de préparation effective aux affrontements.
Concomitamment, la police a annoncé une opération «graduelle» qui ne saurait attendre. «Encadrement» et «sommation» devraient durer deux à trois jours maximum à compter du lundi 12 août, avant de passer à l’assaut. Le but étant, visiblement, de dissuader les moins convaincus d’évacuer pacifiquement avant de s’attaquer aux plus tenaces.
Le gouvernement intérimaire semble paralysé. Les promesses de réconciliation nationale semblent s’être évaporées, au gré d’une crise qui risque de virer à n’importe quel moment à la guerre civile ou à la répression sanguinaire. La communauté internationale, qui tente de multiples médiations depuis le début de ce conflit, redoute aussi une nouvelle effusion de sang.


Rime AIT EL HAJ
 

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