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Régions

Soulèvement du 16 août 1953: Oujda se souvient

Par L'Economiste | Edition N°:4092 Le 13/08/2013 | Partager
97 patriotes avaient été jugés par un tribunal militaire, dont 15 condamnés à mort
Ces militants ont été accusés d’homicides volontaires et de constitution d’associations de malfaiteurs
Le 60e anniversaire de l’évènement commémoré cette année

C'est avec fierté que les familles des résistants et anciens membres de l'armée de libération commémorent le 16 août 1953, qui en est cette année à son 60e anniversaire

La famille de la résistance et anciens membres de l'armée de libération célèbre chaque 16 août l’anniversaire du soulèvement patriotique de l’Oriental. Une insurrection populaire qui allait prendre des proportions nationales quelques jours plus tard, le 20 du même mois. Le soulèvement d’Oujda fut la réplique nationaliste contre la décision d’exiler le roi légitime du pays. Aussi le déclencheur effectif de la révolution du roi et du peuple.
Depuis l’indépendance, les festivités commémoratives de cet événement s’articulent autour de deux rituels. La lecture de la Fatiha à la mémoire des martyrs à la place du 16 août et l’organisation de rencontres à portée historique. Anciens résistants, chercheurs et historiens se chargent de détailler les causes et effets d’un soulèvement populaire qui allait se généraliser et embraser tout le pays.
Le 16 août est un soulèvement populaire qui conforte le patriotisme d’une région engagée dans la défense de l’intégrité territoriale du Maroc et les symboles de sa souveraineté. Oujda qui fut la première ville marocaine à tomber sous le joug des forces coloniales en 1907 fut aussi la première à s’insurger contre le protectorat. Un groupe de patriotes clamèrent haut leur refus du diktat colonial. Jeunes, adultes et militants déterminés dans leur cause et résolus à aller jusqu’au bout dans leur revendication se soulevèrent contre l'ordre établi dans l’ensemble des quartiers de la ville. «Les partisans qui ont reçu le feu vert le même dimanche à 10h ont, à 18h, embrasé toute la ville qui était déjà en ébullition contre les manœuvres coloniales», rapporte Mohammed Al Arabi, membre actif de la mutinerie d’Oujda.
L’intifada d’Oujda, selon des témoins oculaires, était marquée par la participation massive des jeunes qui ont fait preuve d’une grande bravoure et d’un patriotisme sans limite. Idem, pour les femmes qui assumaient la logistique communicative. Les représailles furent sanglantes avec leur lot d'arrestations, de tortures, d’emprisonnements, de condamnations et d’exécutions. Des centaines de citoyens furent arrêtés et jugés soit au tribunal du Pacha ou au tribunal militaire. Des tribunaux présidés par l’officier Guyonnard, juge d’instruction près le tribunal militaire permanent des forces armées de Casablanca. Les militants du 16 août ont été accusés d’homicides volontaires, de complicité et provocation d’émeutes, participation à des crimes et des meurtres et constitution d’associations de malfaiteurs.
Quatre-vingt-dix-sept patriotes ont été jugés dont une quinzaine condamnés à mort. C’est le cas de Abdellah Zajli, Abdellah Ben Kaddour, Abderrahman Hjira, etc. D’autres ont été condamnés à 20 ans de prison avec travaux forcés. C’est le cas de Mohammed El Arabi, Ahmed Soussi, Mohammed Touhami et Driss Habi, entre autres.


De notre correspondant, Ali KHARROUBI

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