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Formation: Un cadre national pour bientôt

Par L'Economiste | Edition N°:3978 Le 28/02/2013 | Partager
L’objectif est de positionner le Maroc par rapport aux pays de l’Europe
La mobilité géographique des étudiants et des salariés recherchée

Pour accompagner le hub universitaire international auquel le Maroc aspire, trois ministres ont décidé de mettre en place «un cadre national des certifications» (CNC), à l’instar de celui en vigueur en Europe. Ces certifications peuvent être des diplômes, titres, ou certificats attestant d’une expérience professionnelle. En concevant le CNC, les différents départements ministériels ont voulu positionner les compétences nationales par rapport à une référence commune, à savoir le cadre européen des certifications. Ce nouveau mécanisme, qui s’inscrit dans le cadre du Statut avancé, a été présenté mercredi 27 février à Rabat, en présence des ministres Mohamed Louafa, Lahcen Daoudi et Abdelouahed Souhail. Etaient également présents, Eneko Landaburu, chef de la délégation de l’UE, et Salaheddine Kadmiri, vice-président de la CGEM.
Techniquement, le CNC correspond à un outil de classification des certifications obtenues au Maroc. C’est une grille de références composée de 8 niveaux, comportant chacun 6 descriptibles: savoir, savoir-faire, complexité, responsabilité-autonomie, adaptabilité et communication. Des niveaux qui couvrent l’ensemble des certifications fournies par l’éducation initiale et la formation continue. Les nouvelles certifications devront ainsi faire mention du niveau correspondant au cadre européen. L’idée est donc de déterminer plus facilement si les diplômes obtenus au Maroc sont équivalents à ceux des pays de l’UE.
Concrètement, le nouveau dispositif vise à promouvoir la mobilité des étudiants et des salariés entre les deux rives de la Méditerranée. «Ce qui n’est pas difficile à atteindre», a estimé Mohamed Louafa. Pour lui, la qualité de l’enseignement permet de produire des compétences de haut niveau, capables de répondre aux besoins des marchés internationaux. Mais Lahcen Daoudi se veut plus pragmatique: «Le Maroc aurait pu éviter les dysfonctionnements de la Caisse de compensation et le déficit des caisses de retraite si la formation et la recherche scientifique étaient à la hauteur. Deux domaines qui doivent être le socle de la croissance», a-t-il souligné.
Côté marocain, ce cadre présente des avantages. En effet, pour le ministre de l’Enseignement supérieur, «le nouveau dispositif permettra à nos diplômés de pénétrer le marché de l’emploi international sachant que 18% de nos lauréats travaillent déjà à l’étranger», a-t-il dit. En clair, «l’initiative favorisera une plus grande mobilité des étudiants et des salariés, en leur permettant de décrire plus facilement leur niveau de compétences aux recruteurs étrangers. Le vice-président de la CGEM abonde dans le même sens: «Le CNC servira à faire face aux différents enjeux socio-économiques. En donnant aux investisseurs plus de visibilité sur le potentiel réel de nos compétences et en favorisant la mobilité tant géographique que sectorielle, ce mécanisme contribuera à la création des richesses». Toutefois, il considère que la réussite du cadre national des certifications reste conditionnée par son institutionnalisation.

Vers une agence dédiée

Les concepteurs du CNC divergent encore sur sa gestion. Ils ont établi deux scénarios. Le 1er a concerné la mise en place d’une commission interministérielle qui sera placée sous la tutelle du Chef du gouvernement. Ce scénario n’a pas été retenu du fait du manque d’indépendance et de l’importance des moyens devant être accordés à cette commission. Le second scénario a porté sur la création d’une agence nationale publique, indépendante des certificateurs publics et privés. Le comité de pilotage du CNC semble favorable à cette solution.

Hajar BENEZHA

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