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Analyse

Blanchiment d’argent
Les techniques en vogue

Par L'Economiste | Edition N°:3978 Le 28/02/2013 | Partager
Investissements dans l’immobilier, placements financiers et schéma de Ponzi
Cela passe par des comptes bancaires de transit, sociétés inactives…

EN accélérant la procédure d’adoption d’une nouvelle réglementation relative à la lutte contre le blanchiment d’argent, le gouvernement semble prendre conscience des risques qu’encourt le Maroc en cas de non-conformité avec les normes internationales. En effet, le risque d’être placé sur la liste noire du Gafi peut nuire à l’image du Maroc et faire fuir les investisseurs étrangers. C’est pour cela qu’outre le volet législatif et réglementaire, Rabat redouble d’efforts pour faire face au phénomène de blanchiment d’argent qui prend des proportions de plus en plus considérables. Surtout que «la position stratégique du Maroc le place au cœur des réseaux de blanchiment lié au trafic de drogue et aux activités terroristes», comme l’ont souligné plusieurs députés lors de l’examen du nouveau projet de loi. Surtout que les trafiquants ne manquent pas d’ingéniosité et utilisent plusieurs circuits pour assurer le transfert de flux financiers douteux vers les mécanismes légaux.
Le rapport de l’Unité de traitement des informations financières a mis en avant les différentes techniques utilisées par ces trafiquants. A commencer par «l’escroquerie via le schéma Ponzi avant le transfert de l’argent vers le Maroc». Ce schéma de Ponzi (célèbre depuis le scandale Madoff) est un montage financier frauduleux qui permet la rémunération des investissements effectués par les fonds des nouveaux entrants, à savoir les trafiquants. Cette opération passe par les banques et les entreprises de conseil juridique, à travers des comptes bancaires de transit, des versements en espèces ou à travers des intermédiaires. Autre technique utilisée, le placement immobilier par les trafiquants de drogue. Dans ce cas, ils procèdent à travers des investissements immobiliers avec la participation des proches de la famille, et avec une sous-évaluation des prix. Ces trafiquants de drogue procèdent aussi par le biais d’opérations et montages financiers complexes, via des placements financiers diversifiés et des investissements dans des sociétés fictives. La réalisation de ces opérations requiert souvent l’intervention de conseillers juridiques et d’intermédiaires financiers. Les cas de blanchiment s’étendent également au détournement des fonds par des employés des sociétés de transfert d’argent. Cela passe par le remplacement des numéros de comptes des bénéficiaires effectifs par celui de l’employé chargé de l’exécution de l’opération ou celui d’une autre personne. Pour faire face à ces opérations, l’Unité de traitement des informations financières a renforcé ses moyens de coopérations avec les différents intervenants au niveau national et international. Surtout que ces opérations ont en général un caractère transnational. Au niveau local, l’Unité dispose d’un système protégé permettant la collecte des données via un canal sécurisé et crypté qui alimente la base de données de cet organisme. Pour les correspondances avec les cellules étrangères, les informations sont échangées via le système UTRFNet. Ce circuit crypté est protégé contre toutes les formes d’infiltration.

Gel des biens

Outre le constat des infractions financières et le transfert des dossiers à la justice, l’Unité de traitement des informations financières procède au traitement des demandes de gel des biens pour infraction de terrorisme, notamment en vertu des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, et de la loi 43-05. Ainsi, des listes des personnes impliquées dans des activités terroristes sont adressées aux banques marocaines pour s’assurer qu’elles ne détiennent pas des avoirs auprès de ces établissements, ou pour appliquer le gel conformément à la loi.

M. A. M.

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