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Le Maroc moderne initié par le Sultan Mohammed V

Par L'Economiste | Edition N°:3977 Le 27/02/2013 | Partager
Son règne, une période fondamentale qui a orienté le Maroc vers la modernité
Le Sultan qui était l’objet de rivalité entre deux protagonistes a su choisir le bon camp
Un rappel de l’histoire pour permettre aux jeunes d’avoir un ancrage identitaire

L’ensemble des intervenants ont mis en relief le combat de Mohammed V contre le colonialisme pour permettre au Maroc de recouvrer sa souveraineté et son indépendance

LE Maroc moderne tient ses préceptes de la première partie du règne du Sultan Mohammed V qui a su orienter le Maroc vers cette voie.
Un thème sur lequel se sont penchés une douzaine d’historiens lors de la première Conférence scientifique de la 17e session de l’Université d’automne de Moulay Ali Chérif organisée à Oujda le week-end dernier. Initiée par le ministère de la Culture, sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, cette rencontre intitulée «Le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef, de la Baiâ à l’appel du Sultan en 1939» a abordé quatre thématiques: les ressources et les documents, la réalité politique au Maroc, la nouvelle économie marocaine et les aspects socioculturels sous le règne du sultan Mohammed Ben Youssef de 1917 à 1939. La finalité étant d’analyser les circonstances et les contextes de ces évènements, ainsi que leur impact sur la formation de l’identité marocaine, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale.
«L’apport de l’Université d’automne Moulay Ali chérif est considérable vu la qualité des contributions scientifiques. Les éclairages portés sur cette époque consacrent le combat de feu S.M. Mohammed V contre le colonialisme et ses sacrifices pour permettre au Maroc de recouvrer sa souveraineté et son indépendance», a précisé Mohamed Amine Sbihi, ministre de la Culture, lors de la séance augurale. Quant à Abdelhak Lamrini, historiographe du Royaume et porte-parole du Palais royal, il a déclaré à L’Économiste que de tels événements ciblent les nouvelles générations qui sont appelées à bien connaître leur histoire qui est jalonnée de fiertés et de prouesses.
A une époque où les mutations sont profondes, les jeunes doivent absolument avoir un ancrage. A retenir de ces riches interventions que la période à Oujda (1927/1939) était décisive. Elle a permis d’asseoir les événements politiques que connaîtra le Maroc par la suite et la genèse du mouvement national. La période où le Sultan faisait l’objet de rivalité entre le mouvement national et la résidence française est aussi passée au peigne fin. Chacun des deux clans tenait à ce que le Sultan corrobore ses ambitions.
Le mouvement de «pacification» prôné par l’occupant n’était pas encore achevé au Maroc. Il ne s’est installé définitivement qu’en 1936. De même, le mouvement nationaliste naissant était peu connu, à part dans des villes comme Fès, Salé et Tétouan. Une position qui ne lui permettait pas de toucher l’ensemble du peuple marocain. Une élite connue dans la bourgeoisie sans pour autant toucher la masse rurale. Les leaders du mouvement national avaient besoin de cette légitimité pour l’utiliser contre l’occupant. «Même dans les contrées les plus lointaines où l’on ne connaissait pas le Sultan, on priait en son nom le vendredi. C’est dire qu’il était une pièce maîtresse dans la généralisation de l’insurrection contre la résidence française», ont précisé plusieurs intervenants.
Ali KHARROUBI

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